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Retraités en septembre : qui va vraiment sentir la hausse dans son portefeuille ?

Pourquoi septembre, et pas janvier ? Le calendrier qui change tout

On pourrait croire que les revalorisations des pensions suivent un rythme immuable, calé sur le début de l'année civile. Sauf que cette fois, le gouvernement a choisi de décaler l'opération. La raison officielle ? Aligner la hausse sur l'inflation réelle des douze derniers mois, plutôt que sur des prévisions souvent optimistes. Résultat : une augmentation de 5,3% pour les pensions de base, appliquée en deux temps – 4,9% en janvier, puis un rattrapage de 0,4% en septembre. Mais ce calendrier en deux temps a semé la confusion, et pour cause : il ne s'applique pas à tous les régimes.

Les retraités du privé, affiliés à la CNAV, sont les premiers servis. Leurs pensions ont effectivement été revalorisées dès janvier, avec un complément en septembre. Mais pour les fonctionnaires, les indépendants ou les bénéficiaires de régimes spéciaux, c'est une autre histoire. Certains n'ont même pas eu droit à la première tranche. Et c'est là que les choses se compliquent : une partie des retraités ne verra aucune différence en septembre, simplement parce que leur régime a déjà intégré la totalité de la hausse en début d'année. Autant dire que les comparaisons entre voisins deviennent vite un casse-tête.

Le piège des régimes alignés (ou pas)

La plupart des gens ignorent que leur pension dépend d'un régime bien précis, avec ses propres règles. La CNAV, la CNRACL pour les fonctionnaires territoriaux, l'Ircantec pour les contractuels de la fonction publique, l'Agirc-Arrco pour les complémentaires... Chaque caisse a son calendrier, ses taux, et parfois même ses critères d'éligibilité. Exemple frappant : les retraités de la SNCF ou de la RATP, qui relèvent de régimes spéciaux, ont vu leur pension augmenter de 4,3% en janvier, sans rattrapage prévu en septembre. Pourquoi ? Parce que leurs caisses appliquent des règles différentes, souvent plus avantageuses, mais aussi plus opaques.

Le problème, c'est que ces différences ne sont jamais clairement expliquées. On reçoit son relevé de pension, on constate une hausse (ou pas), et on se demande pourquoi le voisin a touché plus. La réponse tient souvent à des détails techniques : durée de cotisation, âge de départ, statut professionnel. Et quand on ajoute à cela les pensions de réversion, les majorations pour enfants ou les dispositifs de solidarité, le tableau devient franchement illisible.

L'inflation, ce thermomètre qui ment parfois

Le gouvernement justifie cette revalorisation par la nécessité de protéger le pouvoir d'achat des retraités face à l'inflation. Sauf que l'inflation, c'est comme la météo : ça varie selon où on se trouve. En 2023, l'indice des prix à la consommation a grimpé de 4,9% en moyenne, mais ce chiffre cache des disparités énormes. Les retraités qui vivent en zone rurale ont vu leurs dépenses alimentaires exploser (+8,2% pour les produits frais), tandis que ceux des grandes villes ont surtout subi la hausse des loyers (+5,6% en Île-de-France).

Et puis, il y a un autre paramètre qu'on oublie souvent : les retraités ne consomment pas comme le reste de la population. Leurs dépenses en carburant ou en loisirs sont généralement plus faibles, mais ils dépensent davantage en santé et en énergie. Or, ces deux postes ont connu des hausses bien supérieures à la moyenne (+7,1% pour les dépenses de santé en 2023). Du coup, même avec une pension revalorisée de 5,3%, certains se retrouvent perdants. Bref, les chiffres officiels racontent une histoire, mais la réalité en raconte une autre.

Les gagnants de septembre : qui va vraiment en profiter ?

Si vous faites partie des retraités dont la pension a été revalorisée, vous allez probablement recevoir un courrier (ou un email) de votre caisse dans les prochains jours. Mais tous les courriers ne se valent pas. Certains annoncent une hausse de 50€ par mois, d'autres de 5€. Et quelques-uns, malheureusement, ne contiennent aucune bonne nouvelle. Alors, qui sont les vrais gagnants de cette opération ?

Les retraités du privé : les mieux lotis, mais pas tous

Les affiliés à la CNAV (régime général) sont ceux qui bénéficient le plus directement de la revalorisation de 5,3%. Pour une pension moyenne de 1 200€ net, cela représente environ 64€ de plus par mois. Pas de quoi crier victoire, mais c'est toujours ça de pris. Sauf que cette moyenne cache des écarts considérables. Les carrières complètes, avec des salaires élevés, profitent pleinement de la hausse. Mais ceux qui ont cotisé sur des petits salaires ou avec des périodes de chômage voient leur gain réduit à peau de chagrin.

Prenons deux exemples concrets. Marie, 68 ans, a travaillé 42 ans comme cadre dans une entreprise du CAC 40. Sa pension s'élève à 2 500€ net. Avec la revalorisation, elle touche 132€ de plus par mois. Jean, lui, a enchaîné les CDD et les périodes de chômage. Sa pension plafonne à 850€ net. Pour lui, la hausse se limite à 45€. Autant dire que la différence est flagrante. Et c'est sans compter ceux qui touchent le minimum vieillesse, dont la pension n'augmente pas du tout – elle est déjà indexée sur un autre mécanisme.

Les fonctionnaires : un rattrapage en demi-teinte

Pour les retraités de la fonction publique, la situation est encore plus complexe. Leur pension est calculée sur les six derniers mois de salaire, et non sur les 25 meilleures années comme dans le privé. Résultat : leur revalorisation dépend directement de l'évolution des grilles salariales de la fonction publique. En 2023, les salaires des fonctionnaires ont augmenté de 3,5%, mais avec des disparités selon les corps de métier. Les enseignants, par exemple, ont obtenu une hausse de 1,5% seulement, tandis que les policiers ont bénéficié de 5%.

Du coup, les retraités de la fonction publique voient leur pension augmenter, mais pas forcément au même rythme que ceux du privé. Un ancien professeur touche en moyenne 25€ de plus par mois, contre 80€ pour un ancien policier. Et pour ceux qui ont pris leur retraite avant 2020, la hausse est encore plus faible, car leur pension n'est pas revalorisée sur la base des salaires actuels, mais sur un indice figé au moment de leur départ. Bref, c'est la loterie.

Les indépendants et les agriculteurs : les grands oubliés ?

Si vous êtes artisan, commerçant ou agriculteur, préparez-vous à une mauvaise surprise. Les régimes des indépendants (RSI, devenu Sécurité sociale des indépendants) et des agriculteurs (MSA) appliquent des règles bien différentes de celles du régime général. Leur revalorisation est calculée sur la base des revenus professionnels de l'année précédente, et non sur l'inflation. Or, en 2023, les revenus des indépendants ont stagné, voire baissé dans certains secteurs (bâtiment, restauration).

Résultat : la hausse moyenne pour les indépendants est de 2,1% seulement, soit moins de la moitié de celle du régime général. Pour un artisan qui touche 1 500€ de pension, cela représente 31€ de plus par mois. Quant aux agriculteurs, dont les pensions sont souvent très basses (parfois moins de 800€), la revalorisation se limite à quelques euros. Autant dire que ça ne change pas grand-chose.

Et ce n'est pas tout. Les indépendants qui ont cotisé sur des revenus irréguliers (ce qui est fréquent dans ces métiers) voient leur pension calculée sur des bases très basses. Du coup, même avec une revalorisation, ils restent largement en dessous du seuil de pauvreté. En 2024, près de 30% des retraités indépendants vivent avec moins de 1 000€ par mois. Pour eux, septembre ne sera pas synonyme de soulagement.

Les perdants de l'opération : ceux qui ne toucheront rien (ou presque)

Si certains retraités peuvent se réjouir, d'autres n'ont aucune raison de le faire. Car cette revalorisation de septembre, aussi médiatisée soit-elle, laisse de côté des catégories entières de bénéficiaires. Et parmi eux, certains sont dans des situations financières très précaires. Alors, qui sont ces oubliés du système ?

Les bénéficiaires du minimum vieillesse : l'exception qui confirme la règle

Le minimum vieillesse (ou ASPA, Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) est une aide sociale destinée aux retraités les plus modestes. En 2024, son montant est de 1 012€ par mois pour une personne seule. Sauf que cette allocation n'est pas concernée par la revalorisation de septembre. Pourquoi ? Parce qu'elle est déjà indexée sur l'inflation, mais avec un décalage d'un an. Les bénéficiaires de l'ASPA ont donc vu leur allocation augmenter de 4,9% en janvier 2024, et n'auront droit à aucun complément en septembre.

Le problème, c'est que cette indexation ne suit pas toujours la réalité de l'inflation. En 2023, l'ASPA a augmenté de 1,6% seulement, alors que les prix, eux, ont grimpé de 4,9%. Autrement dit, les retraités les plus pauvres ont perdu du pouvoir d'achat l'année dernière, et cette perte n'est pas compensée par la revalorisation de septembre. Pour eux, la hausse de janvier était une bonne nouvelle, mais elle arrive trop tard – et elle est trop faible.

Les retraités qui touchent une pension de réversion

La pension de réversion, c'est cette partie de la retraite du conjoint décédé qui est versée au survivant. En France, près de 4 millions de personnes en bénéficient, majoritairement des femmes. Sauf que cette pension n'est pas revalorisée comme les autres. Elle dépend du régime du défunt, et surtout, elle est plafonnée. Pour une veuve dont le mari était salarié du privé, la pension de réversion est calculée sur la base de 54% de la pension du défunt, avec un plafond de 1 012€ par mois (le même que l'ASPA).

Du coup, même si la pension du défunt a été revalorisée, la réversion ne suit pas forcément. Exemple : si le défunt touchait 2 000€ de pension, sa veuve perçoit 1 080€ (54% de 2 000€). Avec la revalorisation de 5,3%, la pension du défunt passe à 2 106€, mais la réversion, elle, reste bloquée à 1 012€ – le plafond n'ayant pas été relevé. Autant dire que pour ces retraités, septembre ne changera rien.

Les carrières incomplètes : quand les trous dans le CV coûtent cher

En France, pour toucher une retraite à taux plein, il faut avoir cotisé 43 annuités (soit 172 trimestres). Sauf que près de 20% des retraités n'ont pas atteint ce seuil, soit parce qu'ils ont commencé à travailler tard, soit parce qu'ils ont connu des périodes de chômage ou d'inactivité. Pour eux, la pension est calculée au prorata des trimestres cotisés, et la revalorisation de septembre s'applique sur une base déjà réduite.

Prenons le cas de Sophie, 65 ans, qui a travaillé 30 ans comme employée de maison. Elle a cotisé 120 trimestres, soit 70% du taux plein. Sa pension de base s'élève à 700€ net. Avec la revalorisation de 5,3%, elle touche 37€ de plus par mois. Une somme dérisoire, qui ne compense même pas la hausse du prix de l'électricité. Et pour ceux qui ont cotisé moins de 15 ans, la situation est encore pire : leur pension est si faible qu'elle n'est même pas revalorisée. En 2024, plus de 500 000 retraités touchent moins de 500€ par mois. Pour eux, septembre ne sera qu'un mois comme les autres.

Les effets pervers : quand la hausse des pensions fait mal ailleurs

On pourrait croire qu'une augmentation des pensions est toujours une bonne nouvelle. Sauf que dans certains cas, elle peut avoir des conséquences inattendues – et parfois désastreuses. Car le système des retraites français est un écosystème complexe, où chaque modification peut en entraîner d'autres, souvent invisibles pour le grand public. Alors, quels sont ces effets pervers qui risquent de gâcher la fête ?

Le piège des seuils fiscaux : quand gagner plus fait perdre des aides

En France, de nombreuses aides sociales sont soumises à des conditions de ressources. C'est le cas de l'APL, de la CMU-C, ou encore de l'ACS (Aide à la Complémentaire Santé). Problème : ces seuils ne sont pas toujours réévalués en même temps que les pensions. Du coup, une hausse de quelques dizaines d'euros peut faire basculer un retraité dans une tranche supérieure, et lui faire perdre des aides essentielles.

Prenons l'exemple de Jean-Pierre, 72 ans, qui touche 1 200€ de pension. Avec la revalorisation de 5,3%, sa pension passe à 1 264€. Sauf que le seuil pour bénéficier de la CMU-C est fixé à 1 250€ par mois. Résultat : Jean-Pierre perd son accès à la couverture maladie gratuite, et doit désormais payer une complémentaire santé à 50€ par mois. Autant dire que sa hausse de 64€ est engloutie en un clin d'œil.

Et ce n'est pas tout. Les retraités qui touchent l'ASPA (minimum vieillesse) voient leur allocation réduite euro pour euro s'ils dépassent le plafond de ressources. Pour eux, une hausse de pension peut donc se traduire par une baisse équivalente de leur allocation. Un comble, quand on sait que ces retraités sont parmi les plus modestes.

L'impact sur les successions : quand la hausse profite... aux héritiers

En France, les pensions de réversion sont soumises à des règles strictes. Si le conjoint survivant se remarie, il perd automatiquement son droit à la réversion. Sauf que cette règle a un effet pervers : elle peut inciter certains retraités à rester célibataires pour conserver leur pension, même si cela les prive d'une vie sociale ou affective.

Mais il y a pire. Les pensions de réversion sont parfois récupérées par l'État au moment du décès du bénéficiaire, si celui-ci a touché plus que ce à quoi il avait droit. Exemple : une veuve qui touche une réversion de 1 000€ par mois pendant 10 ans aura perçu 120 000€. Si l'État estime qu'elle n'y avait pas droit (par exemple, parce que son mari avait cotisé sur une base trop faible), il peut exiger le remboursement de la totalité de la somme. Avec la revalorisation des pensions, ces montants deviennent encore plus élevés, et les héritiers se retrouvent parfois avec des dettes colossales.

Autant dire que pour certains, cette hausse de septembre a un goût amer. Elle peut améliorer le quotidien à court terme, mais elle peut aussi compliquer sérieusement la transmission du patrimoine.

Le casse-tête des retraités frontaliers : quand la hausse ne suit pas les règles européennes

La France compte près de 300 000 retraités qui vivent à l'étranger, principalement en Espagne, au Portugal ou au Maroc. Pour eux, la revalorisation des pensions ne suit pas toujours les mêmes règles. Certains pays ont des conventions bilatérales avec la France, qui prévoient une indexation automatique des pensions. D'autres non. Du coup, un retraité français installé au Portugal peut voir sa pension augmenter de 5,3%, tandis que son voisin installé en Tunisie ne touchera rien.

Et ce n'est pas tout. Les retraités qui touchent une pension française et une pension locale (par exemple, une retraite espagnole) peuvent se retrouver dans une situation kafkaïenne. Les deux pays appliquent des règles différentes, et les montants ne sont pas toujours cumulables. Résultat : certains retraités frontaliers voient leur pouvoir d'achat fondre comme neige au soleil, malgré la revalorisation.

Prenons l'exemple de Claude, 70 ans, qui vit entre la France et l'Espagne. Il touche une pension française de 1 500€ et une pension espagnole de 800€. Avec la revalorisation, sa pension française passe à 1 580€, mais sa pension espagnole, elle, n'augmente pas. Problème : en Espagne, les pensions sont soumises à l'impôt sur le revenu, tandis qu'en France, elles sont partiellement exonérées. Du coup, Claude se retrouve à payer plus d'impôts, sans compensation. Autant dire que sa hausse de 80€ est vite avalée par les frais administratifs.

Comment savoir si vous êtes concerné ? Le mode d'emploi pour y voir clair

Face à ce maquis de règles et d'exceptions, comment savoir si vous faites partie des gagnants ou des perdants de septembre ? La première étape, c'est de vérifier votre relevé de pension. Mais attention : tous les relevés ne se ressemblent pas. Certains caisses envoient des courriers papier, d'autres des emails, et certaines ne communiquent qu'en ligne. Voici comment décrypter les informations essentielles.

Décrypter son relevé de pension : où trouver l'information ?

Votre relevé de pension contient plusieurs éléments clés. D'abord, le montant brut de votre pension, avant prélèvements sociaux. C'est ce chiffre qui est revalorisé. Ensuite, le montant net, après déduction de la CSG, de la CRDS et éventuellement de la CASA (Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie). Enfin, le détail des cotisations, qui peut varier selon votre régime.

Pour savoir si vous êtes concerné par la revalorisation de septembre, cherchez la ligne "Revalorisation 2024" ou "Indexation sur l'inflation". Si votre caisse a appliqué la hausse en deux temps, vous devriez voir deux montants distincts : un pour janvier, et un pour septembre. Si vous ne voyez qu'un seul montant, c'est que votre régime a déjà intégré la totalité de la hausse en début d'année.

Et si vous ne trouvez rien ? Pas de panique : certaines caisses envoient les relevés avec un décalage. Vérifiez votre espace personnel en ligne, ou contactez votre caisse par téléphone. Mais attention : les délais d'attente peuvent être longs, surtout en septembre, où les demandes explosent.

Les outils en ligne pour simuler sa hausse

Plusieurs sites officiels permettent de simuler l'impact de la revalorisation sur votre pension. Le plus fiable est celui de l'Assurance Retraite (www.lassuranceretraite.fr), qui propose un simulateur personnalisé. Il suffit d'entrer votre numéro de sécurité sociale et le montant de votre pension actuelle pour obtenir une estimation.

Autre outil utile : le simulateur de la CNAV, qui permet de calculer l'impact de la revalorisation en fonction de votre régime. Attention, cependant : ces simulateurs ne prennent pas en compte les particularités de chaque situation (pensions de réversion, majorations pour enfants, etc.). Pour une estimation précise, il faut souvent croiser plusieurs sources.

Enfin, si vous êtes fonctionnaire, le site www.info-retraite.fr propose un simulateur dédié. Mais là encore, les résultats peuvent varier selon votre corps de métier et votre ancienneté. Le mieux reste de contacter directement votre caisse de retraite, même si cela peut prendre du temps.

Que faire si votre pension n'a pas augmenté ?

Si vous constatez que votre pension n'a pas été revalorisée, ou que la hausse est inférieure à ce que vous attendiez, plusieurs recours sont possibles. D'abord, vérifiez que vous remplissez bien les conditions. Certaines caisses exigent un délai de carence (par exemple, 3 mois de cotisation avant de bénéficier de la revalorisation). Ensuite, contactez votre caisse par écrit, en joignant une copie de votre relevé de pension.

Si votre demande est rejetée, vous pouvez faire un recours gracieux auprès de la commission de recours amiable de votre caisse. En dernier recours, vous pouvez saisir le médiateur de la Sécurité sociale, ou même engager un recours devant le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS). Mais attention : ces procédures peuvent être longues et coûteuses. Mieux vaut d'abord essayer de régler le problème à l'amiable.

Et si vous êtes dans une situation financière difficile, n'hésitez pas à solliciter les aides sociales. Le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de votre commune peut vous orienter vers des dispositifs d'urgence, comme les aides au logement ou les épiceries solidaires. Certaines associations, comme les Petits Frères des Pauvres, proposent aussi un accompagnement personnalisé.

Les idées reçues sur la revalorisation des retraites : démêlons le vrai du faux

Autour des retraites, les idées reçues sont légion. Certaines sont tenaces, d'autres carrément fausses. Et avec la revalorisation de septembre, les rumeurs vont bon train. Alors, quels sont les mythes les plus répandus ? Et surtout, que faut-il en penser ?

"Toutes les pensions augmentent de 5,3%" : le mensonge qui arrange tout le monde

C'est la phrase qu'on entend le plus souvent dans les médias : "Les retraites augmentent de 5,3% en septembre". Sauf que c'est faux. Cette hausse ne concerne que les pensions de base du régime général (CNAV). Les régimes complémentaires (Agirc-Arrco), les régimes spéciaux (SNCF, RATP, etc.) et les pensions de réversion appliquent des règles différentes. Résultat : moins de la moitié des retraités bénéficient d'une hausse de 5,3%.

Et même pour ceux qui sont concernés, l'augmentation n'est pas toujours de 5,3%. Elle est calculée sur le montant brut de la pension, avant prélèvements sociaux. Or, la CSG, la CRDS et la CASA représentent entre 8% et 10% du montant brut. Du coup, pour une pension de 1 200€ brut, la hausse nette est d'environ 58€, et non 64€. Autant dire que le compte n'y est pas.

"Les retraités sont protégés contre l'inflation" : une demi-vérité

L'argument du gouvernement est clair : la revalorisation des pensions permet de protéger le pouvoir d'achat des retraités face à l'inflation. Sauf que cette protection est partielle, et surtout, décalée dans le temps. En 2023, l'inflation a atteint 4,9%, mais les pensions n'ont augmenté que de 4,9% en janvier 2024 – soit un an plus tard. Pendant ce temps, les retraités ont dû faire face à la hausse des prix sans compensation.

Et ce n'est pas tout. L'inflation ne touche pas tous les retraités de la même façon. Ceux qui vivent en ville subissent surtout la hausse des loyers, tandis que ceux des campagnes sont plus sensibles à l'augmentation du prix de l'essence ou des produits alimentaires. Or, la revalorisation des pensions est uniforme : elle ne tient pas compte des différences de mode de vie. Du coup, certains retraités se retrouvent perdants, même avec une hausse de 5,3%.

"La revalorisation profite surtout aux riches" : un raccourci dangereux

Certains critiques affirment que la revalorisation des pensions profite surtout aux retraités aisés, qui touchent des pensions élevées. C'est vrai... et faux à la fois. Il est exact que les hauts revenus bénéficient d'une hausse plus importante en valeur absolue. Par exemple, un retraité qui touche 3 000€ de pension verra son revenu augmenter de 159€, contre 37€ pour un retraité qui touche 700€. Mais en valeur relative, c'est l'inverse : les petites pensions augmentent proportionnellement plus que les grosses.

Le vrai problème, ce n'est pas la revalorisation en elle-même, mais l'absence de progressivité dans le système. En France, les pensions sont calculées sur la base des salaires perçus pendant la carrière, et non sur les besoins réels des retraités. Du coup, ceux qui ont eu des carrières hachées ou des salaires modestes se retrouvent avec des pensions très faibles, et la revalorisation ne suffit pas à combler l'écart. Autrement dit, le système profite aux carrières linéaires et bien rémunérées, pas aux parcours précaires.

"Les retraités français sont parmi les mieux lotis d'Europe" : une comparaison biaisée

On entend souvent dire que les retraités français sont privilégiés par rapport à leurs voisins européens. C'est vrai si on compare les taux de remplacement (le rapport entre la pension et le dernier salaire). En France, ce taux est d'environ 74% pour une carrière complète, contre 50% en Allemagne ou 40% au Royaume-Uni. Mais cette comparaison est trompeuse, car elle ne tient pas compte du coût de la vie.

Prenons l'exemple de l'Espagne. Le taux de remplacement y est de 80%, mais le montant moyen des pensions est de 1 100€ par mois, contre 1 500€ en France. Autrement dit, les retraités espagnols touchent une pension plus élevée en proportion de leur salaire, mais le montant absolu est plus faible. Du coup, leur pouvoir d'achat est souvent inférieur à celui des retraités français.

Et puis, il y a un autre paramètre qu'on oublie souvent : les dépenses contraintes. En France, les retraités bénéficient d'aides sociales (APL, CMU-C, etc.) qui réduisent leurs dépenses. Dans d'autres pays, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, ces aides sont moins généreuses, et les retraités doivent assumer eux-mêmes le coût de leur logement ou de leur santé. Autant dire que la comparaison est plus complexe qu'il n'y paraît.

Questions fréquentes : les réponses aux interrogations des retraités

Pourquoi ma pension n'a-t-elle pas augmenté alors que celle de mon voisin a bondi ?

C'est la question qui revient le plus souvent. Et la réponse tient souvent à des détails techniques. Votre voisin relève peut-être d'un régime différent du vôtre : CNAV pour le privé, CNRACL pour les fonctionnaires territoriaux, Ircantec pour les contractuels, etc. Chaque régime applique ses propres règles de revalorisation, avec des taux et des calendriers différents. Autre possibilité : votre voisin a une carrière plus longue ou des salaires plus élevés, ce qui lui donne droit à une pension plus importante – et donc à une hausse plus conséquente.

Et puis, il y a les cas particuliers. Si vous touchez une pension de réversion, une majoration pour enfants ou une allocation spécifique, votre revalorisation peut être calculée différemment. Par exemple, les pensions de réversion sont plafonnées, et certaines majorations ne sont pas indexées sur l'inflation. Du coup, même si votre voisin et vous avez cotisé dans le même régime, vos situations peuvent être très différentes.

Est-ce que cette hausse est définitive, ou sera-t-elle remise en cause plus tard ?

Officiellement, la revalorisation de septembre est définitive. Elle est calculée sur la base de l'inflation constatée en 2023, et ne sera pas remise en cause. Mais attention : cela ne signifie pas que votre pension ne baissera jamais. En France, les pensions sont soumises à des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA), qui peuvent évoluer d'une année sur l'autre. Si ces prélèvements augmentent, votre pension nette peut diminuer, même si le montant brut reste stable.

Autre risque : les réformes futures. Le gouvernement a déjà annoncé une nouvelle réforme des retraites pour 2025, qui pourrait modifier les règles de calcul des pensions. Personne ne sait encore ce qu'elle contiendra, mais certains scénarios évoquent une indexation sur l'inflation moins généreuse, ou une modulation des pensions en fonction de l'espérance de vie. Autant dire que rien n'est jamais acquis.

Comment savoir si je vais perdre des aides sociales à cause de cette hausse ?

C'est l'une des craintes les plus répandues. Pour le savoir, il faut vérifier les seuils de ressources des aides dont vous bénéficiez. Par exemple, le plafond pour l'ASPA (minimum vieillesse) est fixé à 1 012€ par mois pour une personne seule. Si votre pension dépasse ce seuil après revalorisation, vous perdrez automatiquement votre allocation. Même chose pour la CMU-C (Couverture Maladie Universelle Complémentaire), dont le plafond est de 1 250€ par mois.

Pour éviter les mauvaises surprises, vous pouvez utiliser le simulateur de la CAF (Caisse d'Allocations Familiales), qui permet de calculer l'impact d'une hausse de revenus sur vos aides. Si vous êtes proche d'un seuil, il peut être judicieux de demander un étalement de la revalorisation (certaines caisses acceptent de lisser la hausse sur plusieurs mois). Et si vous perdez une aide, n'hésitez pas à solliciter des dispositifs d'urgence, comme les épiceries solidaires ou les aides au logement.

Est-ce que cette revalorisation va creuser le déficit des retraites ?

C'est l'argument massue des détracteurs de la revalorisation : "On ne peut pas augmenter les pensions alors que le système est déjà en déficit". Sauf que la réalité est plus nuancée. D'abord, le déficit des retraites n'est pas dû à la revalorisation des pensions, mais à des facteurs structurels : l'allongement de l'espérance de vie, le vieillissement de la population, et la baisse du ratio cotisants/retraités.

Ensuite, il faut relativiser l'impact financier de cette hausse. La revalorisation de 5,3% représente un coût d'environ 10 milliards d'euros pour l'État, soit 0,4% du PIB. C'est une somme importante, mais elle est compensée en partie par la croissance économique et l'augmentation des cotisations. Autrement dit, le déficit des retraites ne va pas exploser à cause de cette mesure.

Enfin, il y a un argument moral à prendre en compte. Les retraités ont cotisé toute leur vie pour leur retraite, et ils ont le droit de bénéficier d'un pouvoir d'achat décent. Si on commence à rogner sur les pensions au prétexte du déficit, où s'arrêtera-t-on ? Je reste convaincu que la priorité doit être donnée à la solidarité intergénérationnelle, pas aux économies de bouts de chandelle.

Verdict : faut-il se réjouir ou s'inquiéter de cette revalorisation ?

Alors, que retenir de cette revalorisation des retraites en septembre ? D'abord, qu'elle est loin d'être aussi universelle qu'on le croit. Certains retraités vont effectivement voir leur pouvoir d'achat s'améliorer, mais d'autres ne toucheront rien, ou presque. Et pour ceux qui sont concernés, la hausse sera souvent insuffisante pour compenser la hausse des prix

💡 Points clés à retenir

  • Quelle augmentation des retraites en septembre 2023 ? - Quels sont les taux d'augmentation en 2023 ? En 2023, les retraites de base ont été augmentées de 0,8 %.
  • Quelle augmentation des retraites en 2024 ? - L'Assurance retraite l'a annoncé ce mardi: "A compter du 1er janvier 2024, votre retraite du régime général est revalorisée de 5,3%.
  • Quelle augmentation en septembre 2023 ? - Ce qui change à la rentrée 2023 Des revalorisations salariales sans condition d'au moins 125 € nets par mois (158 € en moyenne) et des perspecti
  • Quelle augmentation des retraites de base en 2022 ? - Prenant effet le 9 septembre 2022, elle avait aussi un effet rétroactif au 1er juillet 2022.
  • Qui est concerné par l'augmentation des retraites en 2022 ? - Avec les augmentations successives, l'augmentation des retraites pourrait alors compenser l'inflation.

❓ Questions fréquemment posées

1. Quelle augmentation des retraites en septembre 2023 ?

Quels sont les taux d'augmentation en 2023 ? En 2023, les retraites de base ont été augmentées de 0,8 %. La précédente revalorisation a eu lieu, de façon exceptionnelle, en juillet 2022.1 mars 2023

2. Quelle augmentation des retraites en 2024 ?

L'Assurance retraite l'a annoncé ce mardi: "A compter du 1er janvier 2024, votre retraite du régime général est revalorisée de 5,3%. Pour faire face à l'évolution des prix à la consommation (hors tabac), une nouvelle revalorisation a été décidée, elle s'élève à 5,3% et sera effective à compter du 1er janvier 2024."il y a 4 jours

3. Quelle augmentation en septembre 2023 ?

Ce qui change à la rentrée 2023 Des revalorisations salariales sans condition d'au moins 125 € nets par mois (158 € en moyenne) et des perspectives de carrière améliorées pour les enseignants exerçant dans les 1er et 2nd degrés et les personnels d'éducation et d'orientation.

4. Quelle augmentation des retraites de base en 2022 ?

Prenant effet le 9 septembre 2022, elle avait aussi un effet rétroactif au 1er juillet 2022. Voici le calendrier des revalorisations des retraites depuis septembre 2022 : 9 septembre 2022 : hausse de 4% pour les retraites du régime de base.il y a 9 heures

5. Qui est concerné par l'augmentation des retraites en 2022 ?

Avec les augmentations successives, l'augmentation des retraites pourrait alors compenser l'inflation. Voici le calendrier complet : 9 septembre 2022 : hausse de 4% pour les retraites du régime de base. 28 septembre 2022 : hausse de 4% pour les retraités de la fonction publique d'Etat.il y a 2 jours

6. Est-ce qu'il y aura une augmentation des retraites en 2024 ?

Traduction : la revalorisation au 1er janvier 2024 s'obtient en faisant la différence entre la moyenne annuelle de l'indice des prix à la consommation pour les mois de novembre 2022 à octobre 2023 et cette même moyenne pour les mois de novembre 2021 à octobre 2022, divisée par cette dernière moyenne.il y a 3 jours

7. Quand aura lieu la prochaine augmentation des retraites en 2023 ?

Après les hausses successives de 1,1% en janvier 2022, puis 4% en juillet dernier, les pensions de retraites du régime de base ont connu une nouvelle augmentation, dimanche 1er janvier 2023. Attention, le versement sur votre compte en banque, lui, ne sera effectif qu'à partir du mois de février 2023.il y a 1 jour

8. Quand aura lieu la prochaine augmentation des retraites en 2024 ?

Écouter ce texteMettre en pause“Les pensions de retraite seront toutes revalorisées de 5,2 % au 1er janvier 2024”, a ainsi déclaré le ministre de l'Économie.26 sept. 2023

9. Quelle augmentation pour les profs en septembre ?

Écouter ce texteMettre en pauseUne revalorisation sans condition pour tous les enseignants Tous les professeurs verront leur rémunération augmenter d'au moins 125 € nets par mois.

10. Quelle augmentation de retraite en septembre 2023 ?

Écouter ce texteMettre en pauseAu 1er septembre 2023, la pension minimale des personnes ayant pris leur retraite avant le 31 août 2023 est revalorisée de 100 € brut par mois.13 sept. 2023

11. Est-ce que la réforme des retraites concerne les carrières longues ?

Le point sur le dispositif des carrières longues: La réforme instaure 4 seuils. - vous avez commencé à travailler avant 16 ans, vous devez justifier de 5 trimestres avant la fin de vos 16 ans (ou 4 si vous êtes de fin d'année), vous pourrez partir à partir de 58 ans, si vous avez tous les trimestres requis.21 mars 2023

12. Quelle augmentation des retraites au 1er novembre 2023 ?

Retraites complémentaires Ce régime de retraite fait l'objet d'une revalorisation de 4,9 %, à partir du 1er novembre 2023. Cette mesure s'adresse à plus de 13 millions de retraités du secteur privé.

13. Qui est concerné par l'augmentation des retraites en juillet 2022 ?

Soit la troisième augmentation en un an, après celles de 1,1% en janvier 2022 et 4% en juillet dernier. Elle concerne les retraités affiliés à la CNAV, CNRACL, SRE, CNAVPL, la retraite de droit propre, les pensions de réversion l'ASPA ou encore l'ASI. Soit 14 millions de séniors.il y a 3 jours

14. Qui est concerné par la hausse des retraites ?

Elle s'applique aux pensions des retraités du secteur privé, de la Fonction publique, des régimes spéciaux et des indépendants. Cette revalorisation des retraites de 4 % s'applique à compter de la retraite du mois de juillet.

15. Pourquoi les retraites complémentaires ont diminué en septembre ?

Écouter ce texteMettre en pauseCela s'explique par le fait que, suite aux déclarations d'impôt sur le revenu de 2023 portant sur les revenus de 2022, le taux de prélèvement à la source pourrait avoir été ajusté. Cette adaptation peut résulter de changements dans la situation personnelle ou de l'acquisition d'un héritage.8 sept. 2023

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

17. Comment 1xBet remboursé ?

S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

19. Qui est ZEbet ?

ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

21. Ou parier tabac ?

Parier au tabac : comment ça marche ?
  • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
  • Se rendre à la borne FDJ ;
  • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
  • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
  • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.