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La Chine est-elle vraiment la deuxième économie mondiale ? Le vrai débat derrière les chiffres

Le truc, c'est que ces chiffres bruts ne racontent qu'une partie de l'histoire. Derrière les milliards de dollars affichés se cachent des déséquilibres structurels, des choix politiques qui faussent les comparaisons, et une dépendance aux exportations qui rappelle étrangement le modèle japonais des années 1980. Alors, la Chine mérite-t-elle vraiment son statut de numéro deux ? Et surtout, que se passera-t-il quand les limites de ce modèle apparaîtront au grand jour ?

Comment on mesure une économie : le piège du PIB nominal

Commençons par le commencement. Quand on parle de "deuxième économie mondiale", on fait référence au PIB nominal, c'est-à-dire la valeur totale des biens et services produits dans un pays, convertie en dollars américains. En 2023, le FMI estimait ce PIB à 18 000 milliards pour la Chine, contre 4 200 milliards pour le Japon. Sauf que cette méthode de calcul pose trois problèmes majeurs.

Le biais du taux de change

Le PIB chinois est converti en dollars au taux de change officiel. Or, ce taux ne reflète pas la réalité du pouvoir d'achat sur place. Un dollar ne permet pas d'acheter la même quantité de biens à Pékin qu'à New York. Résultat : quand le yuan s'affaiblit face au dollar (comme en 2022-2023), le PIB chinois en dollars fond comme neige au soleil, alors que l'économie réelle ne change pas. En 2022, la Chine a ainsi perdu 1 000 milliards de dollars de PIB en une seule année – sans qu'aucun Chinois ne ressente la moindre différence dans son portefeuille.

Et c'est précisément là que le bât blesse. Les États-Unis, eux, n'ont pas ce problème : leur PIB est déjà en dollars. Du coup, les comparaisons annuelles deviennent un jeu de dupes. En 2021, la Chine représentait 18,4 % du PIB mondial. En 2023, seulement 17 %. Une chute de 1,4 point en deux ans – alors que son économie a continué de croître, mais moins vite que le dollar ne s'est apprécié.

Le PIB par habitant : l'éléphant dans la pièce

Voilà un indicateur que les médias citent rarement. Pourtant, il change tout. Avec 1,4 milliard d'habitants, la Chine produit certes beaucoup en valeur absolue, mais par tête, le résultat est moins impressionnant. En 2023, le PIB par habitant chinois atteignait 12 700 dollars – contre 40 000 dollars pour le Japon et 80 000 dollars pour les États-Unis.

Autrement dit, un Chinois moyen produit trois fois moins de richesse qu'un Japonais. Et six fois moins qu'un Américain. La Chine reste donc un pays à revenu intermédiaire, avec des poches de richesse extrême (Shanghai, Shenzhen) et des régions entières qui vivent encore dans une pauvreté relative. On est loin de l'image d'une superpuissance économique homogène.

(D'ailleurs, si on classait les pays par PIB par habitant, la Chine arriverait autour de la 70e place – entre le Mexique et la Turquie.)

Le modèle chinois : une croissance à crédit

La vraie question n'est pas de savoir si la Chine est la deuxième économie mondiale, mais comment elle l'est devenue. Et là, les chiffres deviennent franchement inquiétants.

La dette, ce monstre invisible

Depuis 2008, la Chine a connu une croissance fulgurante... financée par une dette qui explose. En 2023, la dette totale du pays (État, entreprises, ménages) représentait 300 % du PIB. Pour donner un ordre de grandeur, c'est plus que les États-Unis (280 %) et bien au-dessus de la moyenne des pays développés (250 %).

Le problème, c'est que cette dette sert surtout à financer des projets peu rentables : des villes fantômes, des infrastructures surdimensionnées, des entreprises d'État zombies qui survivent grâce aux subventions. En 2022, le secteur immobilier chinois – qui pesait 30 % du PIB – a commencé à s'effondrer, entraînant dans sa chute des promoteurs comme Evergrande, endettés à hauteur de 300 milliards de dollars.

Et le pire, c'est que personne ne sait vraiment combien de dettes cachées traînent dans les bilans des gouvernements locaux. Les estimations varient entre 7 000 et 10 000 milliards de dollars. Autant dire que le jour où ces créances devront être remboursées, ça va faire mal.

Une économie déséquilibrée : trop d'exportations, pas assez de consommation

La Chine a bâti sa croissance sur un modèle simple : produire à bas coût pour exporter vers le reste du monde. En 2022, les exportations représentaient 18 % de son PIB – contre seulement 8 % pour les États-Unis. Sauf que ce modèle atteint ses limites.

D'abord, parce que le monde n'a plus besoin de produits chinois bon marché comme avant. Les salaires ont augmenté en Chine, et des pays comme le Vietnam ou l'Inde prennent le relais sur les segments low-cost. Ensuite, parce que les tensions géopolitiques (guerre commerciale avec les États-Unis, sanctions technologiques) rendent les exportations plus difficiles.

Le vrai défi pour la Chine, c'est de rééquilibrer son économie vers la consommation intérieure. Mais là encore, les chiffres sont décevants. En 2023, la consommation des ménages ne représentait que 38 % du PIB – contre 68 % aux États-Unis et 55 % en moyenne dans les pays développés. Tant que les Chinois continueront d'épargner massivement (par peur de l'avenir ou par manque de protection sociale), ce déséquilibre persistera.

La Chine vs les États-Unis : une comparaison qui n'a pas de sens

Comparer la Chine aux États-Unis, c'est un peu comme comparer une locomotive à vapeur et un TGV. Les deux avancent, mais pas à la même vitesse, et surtout pas avec la même technologie.

Le PIB ajusté en parité de pouvoir d'achat : un autre classement

Si on utilise la parité de pouvoir d'achat (PPA), qui corrige les différences de coût de la vie, la Chine dépasse déjà les États-Unis depuis 2014. En 2023, son PIB PPA atteignait 30 000 milliards de dollars – contre 26 000 milliards pour les États-Unis. Mais ce chiffre est trompeur.

D'abord, parce que la PPA est une estimation théorique. Personne ne peut vérifier si un dollar dépensé à Pékin équivaut vraiment à un dollar dépensé à New York. Ensuite, parce que ce classement ne reflète pas la réalité du pouvoir économique. Les États-Unis restent de loin le pays le plus influent sur les marchés financiers, la technologie, et la culture. Un Chinois peut bien produire plus de richesse en valeur absolue, il n'a pas accès aux mêmes opportunités qu'un Américain.

Et puis, il y a un détail qui change tout : les États-Unis créent de la richesse avec des services (70 % de leur PIB), tandis que la Chine reste dépendante de l'industrie (40 % de son PIB). Or, les services – surtout les services haut de gamme comme la finance ou la tech – génèrent des marges bien plus élevées que la production de biens manufacturés.

L'innovation : le vrai fossé entre les deux pays

La Chine dépense des fortunes en R&D (2,5 % de son PIB en 2023, contre 3,5 % aux États-Unis), mais les résultats ne sont pas à la hauteur. En 2022, les États-Unis détenaient 60 % des brevets mondiaux dans les technologies de pointe (IA, biotech, semi-conducteurs). La Chine, seulement 15 %.

Le problème, c'est que l'innovation chinoise reste très encadrée par l'État. Les géants comme Huawei ou TikTok doivent leur succès à des subventions massives et à un accès privilégié au marché intérieur. Mais dès qu'ils sortent de Chine, ils se heurtent à des barrières réglementaires (comme l'interdiction de Huawei aux États-Unis) ou à des problèmes de propriété intellectuelle.

Et puis, il y a un facteur culturel. Aux États-Unis, l'échec est toléré, voire encouragé (on pense à Elon Musk, qui a frôlé la faillite plusieurs fois avant de réussir). En Chine, l'échec est mal vu, et les entrepreneurs prennent moins de risques. Résultat : les start-up chinoises innovent surtout en copiant des modèles occidentaux (comme WeChat, qui a repris les fonctionnalités de WhatsApp et Facebook).

Le Japon : le vrai numéro deux qui ne dit pas son nom

Si on oublie un instant les chiffres bruts, le Japon reste la deuxième économie mondiale à bien des égards. Et ce, malgré une stagnation qui dure depuis 30 ans.

Une économie mature, mais ultra-compétitive

Le Japon a beau avoir un PIB nominal trois fois inférieur à celui de la Chine, il reste un géant dans des secteurs clés :

  • L'automobile : Toyota, Honda et Nissan vendent plus de voitures que tous les constructeurs chinois réunis.
  • La robotique : le Japon produit 50 % des robots industriels mondiaux.
  • L'électronique grand public : Sony, Panasonic et Canon dominent encore des niches haut de gamme.
  • La finance : la Bourse de Tokyo est la troisième plus importante au monde, derrière New York et Shanghai.

Surtout, le Japon a une avance technologique que la Chine mettra des décennies à rattraper. En 2023, le pays détenait 20 % des brevets mondiaux dans les technologies propres (batteries, hydrogène, solaire). La Chine, seulement 10 %.

Le piège de la stagnation : une leçon pour la Chine

Le Japon est entré dans une période de stagnation économique dans les années 1990, après l'éclatement d'une bulle immobilière et financière. Depuis, sa croissance annuelle dépasse rarement 1 %. Pourtant, le pays reste riche : son PIB par habitant est trois fois supérieur à celui de la Chine.

La leçon pour la Chine ? Une économie peut stagner pendant des décennies sans s'effondrer. Mais elle perd peu à peu son influence. Le Japon, autrefois considéré comme une menace pour les États-Unis, est aujourd'hui un partenaire secondaire. La Chine risque de connaître le même sort si elle ne parvient pas à passer d'une économie basée sur l'investissement et les exportations à une économie tirée par l'innovation et la consommation.

Les autres prétendants : Inde, Allemagne, Russie... qui peut détrôner la Chine ?

La Chine n'est pas à l'abri d'un rattrapage. Plusieurs pays pourraient, à moyen terme, contester sa deuxième place.

L'Inde : le futur géant ?

Avec 1,4 milliard d'habitants et une croissance annuelle de 6-7 %, l'Inde est souvent présentée comme le prochain miracle économique. En 2023, son PIB atteignait 3 700 milliards de dollars – soit seulement 20 % de celui de la Chine. Mais plusieurs facteurs jouent en sa faveur :

- Une population jeune (l'âge médian est de 28 ans, contre 38 ans en Chine).
- Une main-d'œuvre bon marché et anglophone, idéale pour les services externalisés.
- Un marché intérieur en croissance, avec une classe moyenne qui devrait atteindre 500 millions de personnes d'ici 2030.
- Une démocratie qui, malgré ses défauts, attire les investisseurs étrangers (contrairement à la Chine, où les risques politiques sont élevés).

Le problème, c'est que l'Inde part de très bas. Son PIB par habitant n'est que de 2 600 dollars – six fois moins que celui de la Chine. Et son infrastructure est encore très en retard : en 2023, seulement 5 % des routes indiennes étaient des autoroutes, contre 60 % en Chine. Sans compter les tensions sociales et religieuses qui freinent les réformes.

Bref, l'Inde a le potentiel pour devenir la deuxième économie mondiale... mais pas avant 2050.

L'Allemagne : le colosse aux pieds d'argile

L'Allemagne est la première économie européenne et la quatrième mondiale (4 500 milliards de dollars de PIB en 2023). Mais son modèle est en crise :

- Une dépendance excessive à l'industrie (25 % du PIB, contre 15 % en France).
- Une énergie devenue trop chère après la guerre en Ukraine.
- Une démographie en déclin (la population vieillit et diminue).
- Une bureaucratie qui étouffe l'innovation.

En 2023, l'Allemagne a connu sa première récession depuis 2020. Et les prévisions pour 2024 ne sont pas meilleures. Le pays reste un géant industriel (avec des champions comme Siemens, Volkswagen ou BASF), mais il perd du terrain face à la Chine et aux États-Unis dans les technologies vertes et le numérique.

Reste que l'Allemagne a un atout majeur : l'euro. Une monnaie forte qui lui permet d'importer des matières premières à moindre coût. Et une intégration européenne qui lui donne accès à un marché de 450 millions de consommateurs. Difficile, dans ces conditions, de voir l'Allemagne dépasser la Chine dans les 20 prochaines années.

Les idées reçues sur la deuxième économie mondiale

Autour de la Chine et de son statut de numéro deux, les clichés pullulent. En voici quelques-uns, démontés un par un.

"La Chine va bientôt dépasser les États-Unis"

C'est le fantasme (ou la peur) de beaucoup d'observateurs. Pourtant, les obstacles sont immenses :

- Le PIB chinois devrait croître de 4-5 % par an dans les années à venir, contre 2-3 % pour les États-Unis. À ce rythme, la Chine ne rattrapera pas les États-Unis avant 2050... si tout va bien.
- Mais ces projections ne tiennent pas compte des risques : effondrement du secteur immobilier, crise de la dette, tensions géopolitiques, vieillissement de la population.
- Surtout, les États-Unis gardent une avance technologique et financière écrasante. Le dollar reste la monnaie de réserve mondiale, et les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) dominent l'économie numérique.

Autant dire que le dépassement n'est pas pour demain. Et même si la Chine y parvenait, elle resterait un pays pauvre par habitant, avec des déséquilibres structurels qui limiteraient son influence.

"La Chine est une économie de marché"

Officiellement, oui. En réalité, l'État chinois contrôle encore une grande partie de l'économie :

- Les entreprises d'État représentent 30 % du PIB et 40 % de l'emploi urbain.
- Le Parti communiste nomme les dirigeants des grandes entreprises (même privées).
- Les investissements étrangers sont strictement encadrés (surtout dans les secteurs stratégiques).
- La monnaie, le yuan, n'est pas librement convertible.

Résultat : la Chine est classée comme "économie de marché" par l'OMC, mais les États-Unis et l'UE refusent de lui accorder ce statut. Pourquoi ? Parce que ses entreprises bénéficient de subventions massives, de prêts à taux zéro, et d'un accès privilégié aux marchés publics. Difficile, dans ces conditions, de parler de concurrence loyale.

"La Chine est le premier partenaire commercial du monde"

C'est vrai... mais seulement si on additionne toutes ses relations commerciales. En réalité :

- Les États-Unis restent le premier partenaire commercial de 57 pays (contre 32 pour la Chine).
- L'UE commerce davantage avec les États-Unis qu'avec la Chine.
- La Chine dépend encore des exportations vers les pays développés (États-Unis, UE, Japon) pour 40 % de ses ventes.
- Surtout, la Chine importe massivement des matières premières (pétrole, gaz, minerais) et des technologies (semi-conducteurs, machines-outils), ce qui la rend vulnérable aux chocs externes.

Autrement dit, la Chine est un géant commercial, mais pas un hub incontournable. Et sa dépendance aux exportations la rend fragile en cas de crise mondiale.

Questions fréquentes sur la deuxième économie mondiale

Pourquoi la Chine est-elle considérée comme la deuxième économie mondiale alors que son PIB par habitant est faible ?

Parce que le classement se fait sur le PIB nominal, c'est-à-dire la valeur totale de la production, sans tenir compte de la population. La Chine produit énormément en valeur absolue, mais cette richesse est mal répartie. C'est comme si on comparait un éléphant et une souris : l'éléphant pèse plus lourd, mais la souris est plus agile.

Le PIB par habitant, lui, mesure la richesse moyenne. Et là, la Chine est encore loin derrière les pays développés. En 2023, un Chinois moyen gagnait 12 700 dollars par an – contre 40 000 dollars pour un Japonais et 80 000 dollars pour un Américain. Autant dire que la Chine reste un pays en développement, malgré son statut de deuxième économie mondiale.

La Chine peut-elle maintenir sa croissance à long terme ?

C'est la grande inconnue. Plusieurs facteurs jouent contre elle :

- Le vieillissement de la population : en 2050, 35 % des Chinois auront plus de 60 ans (contre 18 % aujourd'hui).
- La dette : à 300 % du PIB, elle limite les marges de manœuvre du gouvernement.
- Les tensions géopolitiques : la guerre commerciale avec les États-Unis et les sanctions technologiques freinent l'innovation.
- La dépendance aux exportations : si la demande mondiale ralentit, la Chine souffrira.

Pour maintenir sa croissance, la Chine devrait :

- Rééquilibrer son économie vers la consommation intérieure.
- Investir massivement dans l'éducation et la R&D.
- Réformer son système financier pour éviter une crise de la dette.
- Apaiser les tensions avec l'Occident pour attirer les investissements étrangers.

Problème : ces réformes vont à l'encontre du modèle actuel, basé sur le contrôle de l'État et la stabilité politique. Autant dire que le chemin sera long et semé d'embûches.

Quel pays pourrait remplacer la Chine comme deuxième économie mondiale ?

Aucun dans l'immédiat. L'Inde a le potentiel, mais elle part de trop bas. Le Japon est trop petit et vieillissant. L'Allemagne est en crise. Les États-Unis restent hors de portée.

La seule menace crédible pour la Chine viendrait... de la Chine elle-même. Si son modèle économique s'effondre (crise immobilière, effondrement de la dette, tensions sociales), elle pourrait perdre sa deuxième place. Mais même dans ce scénario, aucun autre pays n'est prêt à prendre le relais avant 2040-2050.

Pourquoi les médias parlent-ils autant de la Chine et si peu du Japon ?

Parce que la Chine fait peur. Son ascension rapide, son régime autoritaire, ses ambitions géopolitiques en font un sujet médiatique parfait. Le Japon, lui, est perçu comme un pays en déclin, sans surprise.

Pourtant, le Japon reste un géant économique :

- Il est le troisième exportateur mondial de biens manufacturés.
- Il détient 1 300 milliards de dollars de réserves de change (contre 3 000 milliards pour la Chine).
- Ses entreprises dominent des secteurs clés (automobile, robotique, électronique).
- Il a une monnaie stable (le yen) et une économie résiliente.

Mais le Japon souffre d'un manque de croissance et d'une démographie en déclin. Résultat : les médias préfèrent parler de la Chine, plus "sexy" et plus menaçante. C'est dommage, car le Japon a encore beaucoup à nous apprendre – notamment sur la manière de gérer une économie mature dans un monde en crise.

Verdict : la Chine est-elle vraiment la deuxième économie mondiale ?

Oui, mais avec des nuances qui changent tout.

Oui, parce que son PIB nominal la place devant tous les autres pays, à l'exception des États-Unis. Oui, parce qu'elle produit plus de richesse que le Japon, l'Allemagne ou l'Inde. Oui, parce qu'elle est devenue un acteur incontournable dans le commerce mondial, les technologies vertes et les infrastructures.

Mais non, parce que ce classement ne reflète pas la réalité de son économie :

- Son PIB par habitant reste faible (70e mondial).
- Son modèle de croissance est déséquilibré (trop d'exportations, pas assez de consommation).
- Sa dette est insoutenable à long terme.
- Son innovation dépend encore trop des transferts de technologie occidentaux.
- Son régime politique freine les réformes nécessaires.

Le vrai débat n'est pas de savoir si la Chine est la deuxième économie mondiale, mais pour combien de temps. Car son modèle actuel, basé sur l'investissement à crédit et les exportations, montre des signes d'essoufflement. Et si la Chine ne parvient pas à se réinventer, elle pourrait bien connaître le même sort que le Japon : une stagnation prolongée, malgré son statut de géant économique.

En attendant, une chose est sûre : la Chine restera un acteur majeur de l'économie mondiale. Mais son influence sera limitée par ses déséquilibres internes et ses tensions avec l'Occident. Et surtout, elle ne dépassera pas les États-Unis avant plusieurs décennies – si tant est qu'elle y parvienne un jour.

Alors, la Chine est-elle vraiment la deuxième économie mondiale ? La réponse est oui... mais c'est une victoire à la Pyrrhus. Car derrière les chiffres flatteurs se cache une réalité bien plus fragile. Et c'est précisément cette fragilité qui devrait nous inquiéter – bien plus que sa puissance affichée.

💡 Points clés à retenir

  • Quelle Economie avec 3kwc ? - Les économies sur la facture d'énergie Ces 3 000 kWh d'énergie solaire consommés par les habitants du logement ne seront donc pas facturés par le
  • Quelle Economie avec 3 kWc ? - Un système de panneaux solaires de 3 kW peut vous faire économiser jusqu'à 600 € par an de facture d'électricité.
  • Quelle Economie en coupant le Wifi ? - Écouter ce texteMettre en pauseÉteindre les veilles peut faire économiser jusqu'à 15% de la facture élec' (hors chauffage et eau chaude), soit pl
  • Quelle est la Banque mondiale ? - 1818, H Street, Washington, D.C.
  • Quel pays a la meilleur Economie ? - Les pays les plus riches du mondeÉtats-Unis. PIB nominal : 22,66 trillions de dollars. ... Chine. PIB nominal : 16,64 trillions de dollars. ...

❓ Questions fréquemment posées

1. Quelle Economie avec 3kwc ?

Les économies sur la facture d'énergie Ces 3 000 kWh d'énergie solaire consommés par les habitants du logement ne seront donc pas facturés par le fournisseur d'énergie. Sachant que le prix du kilowatt-heure pour le Tarif Bleu EDF option Base est de 0,2062 € au 1er février 2023, cela équivaut à une économie de 618,6 €.19 juil. 2023

2. Quelle Economie avec 3 kWc ?

Un système de panneaux solaires de 3 kW peut vous faire économiser jusqu'à 600 € par an de facture d'électricité. Cependant, les économies ont tendance à se situer en moyenne entre 320 et 600 € par an de facturation, soit environ les deux tiers de l'électricité utilisée dans un ménage modeste.Combien de panneau solaire pour 3 kwid-solaire.frhttps://www.id-solaire.fr › conseils-et-installation › tablea...id-solaire.frhttps://www.id-solaire.fr › conseils-et-installation › tablea... Un système de panneaux solaires de 3 kW peut vous faire économiser jusqu'à 600 € par an de facture d'électricité. Cependant, les économies ont tendance à se situer en moyenne entre 320 et 600 € par an de facturation, soit environ les deux tiers de l'électricité utilisée dans un ménage modeste.

3. Quelle Economie en coupant le Wifi ?

Écouter ce texteMettre en pauseÉteindre les veilles peut faire économiser jusqu'à 15% de la facture élec' (hors chauffage et eau chaude), soit plus de 100 € / an.30 août 2023

4. Quelle est la Banque mondiale ?

1818, H Street, Washington, D.C. La Banque mondiale, parfois abrégée BM (en anglais : World Bank), est une institution financière internationale qui accorde des prêts et autres appuis financiers à des pays en développement pour des projets d'investissement.

5. Quel pays a la meilleur Economie ?

Les pays les plus riches du monde
  • États-Unis. PIB nominal : 22,66 trillions de dollars. ...
  • Chine. PIB nominal : 16,64 trillions de dollars. ...
  • Japon. PIB nominal : 5,38 trillions de dollars. ...
  • Allemagne. PIB nominal : 4,32 trillions de dollars. ...
  • Royaume-Uni. PIB nominal : 3,12 trillions de dollars. ...
  • Inde. ...
  • France. ...
  • Italie.
  • Plus…

    6. Quelle Economie en coupant le Wi-Fi ?

    Écouter ce texteMettre en pauseÉteindre les veilles peut faire économiser jusqu'à 15% de la facture élec' (hors chauffage et eau chaude), soit plus de 100 € / an.30 août 2023

    7. Quelle est la pire guerre mondiale ?

    Seconde Guerre mondiale (1939-1945) : le conflit le plus meurtrier de l'histoire.

    8. Quelle est la 5 puissance mondiale ?

    Le classement des pays par PIB en 2023
    RangPaysCroissance
    5Inde7,00%
    6Royaume-Uni4,10%
    7France2,60%
    8Russie-2,10%
    6 autres lignes•1 août 2023

    9. Quelle est la journée mondiale d'aujourd'hui ?

    Journée Mondiale du lavage des mains.

    10. Quelle est la 1re langue mondiale ?

    1. LE CHINOIS MANDARIN, AVEC PLUS DE 955 MILLIONS DE LOCUTEURS NATIFS.29 juin 2016

    11. Quelle est la deuxième langue mondiale ?

    N°2 : l'espagnol Deuxième langue la plus parlée au monde, c'est la langue officielle de la plupart des pays d'Amérique latine, de l'Espagne et d'une partie de la population nord-américaine.6 mai 2021

    12. Quelle est la troisième langue mondiale ?

    anglais L'anglais comme langue maternelle est la troisième langue la plus parlée dans le monde (environ 380 millions de personnes). En seconde langue, 1 milliard de personnes parle l'anglais, langue dans les affaires, les voyages et les relations internationales.6 mai 2021

    13. Quelle est la première banque mondiale ?

    Écouter ce texteMettre en pause1818, H Street, Washington, D.C. La Banque mondiale, parfois abrégée BM (en anglais : World Bank), est une institution financière internationale qui accorde des prêts et autres appuis financiers à des pays en développement pour des projets d'investissement.

    14. Quelle est la quatrième puissance mondiale ?

    La France est la 4e puissance économique mondiale malgré un déclin certain au niveau international. Sa place, importante dans l'Union européenne qui se construit, peut être une chance pour développer sa puissance et son rayonnement mondial.

    15. Quelle est la deuxième gastronomie mondiale ?

    La cuisine italienne a captivé les papilles du monde entier pendant des siècles. Pâtes en sauce, risottos, pizzas, charcuterie, viandes croustillantes... la cuisine italienne est un condensé de plats réconfortants qui plaisent à tous. Sur la deuxième marche du podium, on retrouve la cuisine chinoise.3 mai 2023

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