Petit retour en arrière : pourquoi la retraite fait-elle si peur ?
En 1945, un retraité français avait une espérance de vie après 60 ans de 12 ans. Aujourd'hui, c'est plus de 25 ans. Autant le dire clairement : on n'a jamais autant vécu après l'âge légal de départ.
Or, pendant ce temps, les règles du jeu ont changé. Le système par répartition, qui reposait sur une population active nombreuse pour financer les pensions, montre des signes de fatigue. Les projections de l'INSEE sont sans appel : d'ici 2050, le ratio cotisants/retraités passera de 1,7 à 1,2. Autrement dit, deux actifs financeront un retraité au lieu de presque deux aujourd'hui. Là où ça coince, c'est que personne ne semble s'en émouvoir, sauf ceux qui commencent à préparer leur complément de revenus.
PER individuel, PER entreprise, assurance-vie : le trio infernal (ou pas) des solutions retraite
Le PER individuel : l'outsider qui monte, mais pas pour tout le monde
Le PER individuel, lancé en 2019, a séduit 2,3 millions de Français en quatre ans. Son atout majeur ? Une fiscalité avantageuse à l'entrée, avec des versements déductibles du revenu imposable jusqu'à 10% des revenus professionnels (dans la limite de 34 492 € en 2024).
Mais attention, ce n'est pas un produit magique. Les frais de gestion, souvent autour de 0,6% par an (contre 0,3% pour une assurance-vie en fonds euros), grignotent une partie des gains. Et puis, il y a la question de la sortie : en rente viagère obligatoire, vous perdez le contrôle de votre capital. Alors, est-ce vraiment adapté si vous envisagez de transmettre un patrimoine ?
Le PER entreprise : le cadeau empoisonné des grandes structures
Dans les entreprises du CAC 40, le PER d'entreprise est devenu un argument massif pour attirer les talents. Chez TotalEnergies, par exemple, l'entreprise verse jusqu'à 3% du salaire brut en abondement, avec un plafond à 1 200 € par an. Le problème, c'est que ces dispositifs sont souvent réservés aux cadres supérieurs. Les employés en CDI dans les PME n'ont souvent droit qu'à des dispositifs moins généreux, avec des frais de gestion bien plus élevés.
Et puis, il y a l'obligation de blocage jusqu'à la retraite, sauf exceptions (achat de résidence principale, invalidité). Autant dire que si vous changez de travail avant 55 ans, votre PER entreprise risque de se transformer en boulet.
L'assurance-vie : le couteau suisse de l'épargne, mais pas la retraite idéale
L'assurance-vie, c'est un peu comme un couteau suisse : ça peut tout faire, mais ça excelle rarement. En 2023, les Français y ont placé 187 milliards d'euros, dont une partie pour préparer leur retraite. Le hic ? La fiscalité à la sortie est moins avantageuse que celle du PER : après 8 ans, les gains sont taxés à 7,5% (après abattement de 4 600 € par an).
Pourtant, l'assurance-vie reste imbattable pour sa flexibilité. Vous pouvez retirer des fonds à tout moment, sans pénalité, et transmettre un capital à vos héritiers sans droits de succession (dans la limite de 152 500 € par enfant). Le truc c'est que, contrairement au PER, vous ne bénéficiez pas de déduction fiscale à l'entrée. Alors, comment arbitrer ?
Les 5 critères qui font ou défont un bon plan d'épargne retraite (et qu'on ignore trop souvent)
1. La fiscalité à l'entrée : le diable se cache dans les détails
Tous les PER ne se valent pas sur ce point. Certains permettent de déduire jusqu'à 10% du revenu professionnel, d'autres seulement 4% (pour les TNS, par exemple). Pire : certains contrats limitent les versements déductibles à 10% du PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale), soit 4 399 € en 2024. Autant dire que si vous gagnez plus de 60 000 € par an, vous serez rapidement limité.
Et puis, il y a la question du taux marginal d'imposition. Si vous êtes dans la tranche à 30%, chaque euro déduit vous fera économiser 0,3 € d'impôt. Mais si vous êtes à 11%, l'avantage est bien moindre. Résultat : le PER n'est pas toujours rentable pour les petits revenus. Je trouve ça surestimé.
2. Les frais de gestion : le cancer invisible de votre épargne
En 2023, l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) a pointé du doigt les frais excessifs de certains PER. Chez certains assureurs, les frais annuels peuvent atteindre 1,2% pour les supports en unités de compte. À long terme, cela représente des dizaines de milliers d'euros perdus. Prenons un exemple : si vous placez 100 000 € sur 20 ans avec un rendement moyen de 4%, une différence de 0,5% de frais vous coûtera 15 000 €. C'est ça, le vrai piège.
Comment l'éviter ? Privilégiez les contrats en ligne (comme Linxea, Suravenir ou Generali Vie) qui affichent des frais autour de 0,5% pour les UC. Et méfiez-vous des "frais cachés" comme les droits d'entrée (jusqu'à 5% chez certains assureurs traditionnels).
3. La disponibilité des fonds : l'illusion de la liberté
Le PER est un produit bloqué, sauf exceptions. Si vous avez besoin de liquidités avant 55 ans (voire 62 ans pour les versements volontaires), vous serez contraint de liquider une partie de votre contrat, avec une fiscalité punitive. Les assureurs le savent : c'est pour ça qu'ils vendent des PER avec des fonds euros, bien moins rentables que les UC, mais garantis. Le problème, c'est que sur 20 ans, un fonds euros à 2% vous fera perdre du pouvoir d'achat face à l'inflation.
À l'inverse, l'assurance-vie permet de retirer des fonds à tout moment, même si c'est moins intéressant fiscalement après 8 ans. Alors, que choisir ? Tout dépend de votre horizon de placement. Si vous avez moins de 50 ans et que vous voulez garder une marge de manœuvre, l'assurance-vie reste plus flexible.
4. La sortie en capital vs sortie en rente : un choix qui change tout
En 2022, seulement 12% des épargnants ont opté pour une sortie en rente viagère à la retraite. Pourtant, c'est l'option par défaut du PER. Le hic ? Une fois converti en rente, vous perdez le contrôle de votre capital. Et si les taux d'intérêt montent (ce qui est probable dans les années à venir), votre rente pourrait être bien inférieure à ce que vous espériez.
Heureusement, depuis 2023, vous pouvez opter pour un **mix sortie capital + rente partielle**. Mais attention : si vous retirez plus de 20% de votre capital en une fois, vous perdrez le bénéfice de la fiscalité avantageuse sur les gains. Autant dire que la stratégie de sortie doit être anticipée dès l'ouverture du contrat.
5. La transmission du capital : un sujet qui fâche (et qui coûte cher)
Contrairement à l'assurance-vie, le PER ne bénéficie pas d'une transmission optimisée. En cas de décès avant 70 ans, les sommes versées reviennent à vos héritiers, mais après abattement de 152 500 € par enfant et taxation à 20% (au-delà). Si vous avez des enfants, autant le dire clairement : l'assurance-vie reste bien plus avantageuse pour transmettre un patrimoine.
Pourtant, certains PER proposent des options de transmission améliorées, comme le "PER transmissible" chez certains assureurs. Le problème, c'est que ces dispositifs sont souvent réservés aux gros contrats (plus de 100 000 €). Si vous avez une famille nombreuse, mieux vaut donc diversifier entre PER et assurance-vie.
PER vs assurance-vie : le match qui divise les experts (et pourquoi vous devriez vous en foutre)
Le PER, ou l'art de se tirer une balle dans le pied fiscalement
Le PER a un avantage indéniable : la déduction fiscale à l'entrée. Si vous êtes dans une tranche marginale d'imposition élevée (41% ou 45%), chaque euro versé vous fera économiser jusqu'à 0,45 € d'impôt. Le problème, c'est que la sortie est taxée comme un revenu du travail. Autrement dit, si vous touchez 2 000 € de rente par mois à la retraite, vous serez imposé sur ces 24 000 € annuels, comme si vous travailliez encore.
Et puis, il y a la question de la conversion en rente. Si les taux d'intérêt sont bas au moment de votre retraite, votre rente sera faible. Si les taux montent, vous serez perdant. Car les assureurs calculent la rente en fonction des taux en vigueur au moment du rachat. Bref, c'est un peu comme jouer à la roulette russe avec votre future pension.
L'assurance-vie, ou la liberté (presque) sans contraintes
Avec l'assurance-vie, pas de blocage, pas de fiscalité punitive à la sortie (après 8 ans), et une transmission optimisée. Le hic ? Vous ne bénéficiez pas de déduction fiscale à l'entrée. Autrement dit, vous payez l'impôt aujourd'hui plutôt que demain. Si vous êtes déjà dans une tranche marginale élevée, cela peut représenter un désavantage.
Mais là où l'assurance-vie brille, c'est sur la flexibilité. Vous pouvez retirer des fonds à tout moment, investir dans des supports variés (fonds euros, SCPI, private equity), et transmettre un capital sans droits de succession (dans la limite de 152 500 € par enfant). Le truc c'est que, contrairement au PER, vous n'avez pas de plafond de versement. Vous pouvez y placer autant que vous voulez, sans limite.
Alors, qui gagne le match ?
Tout dépend de votre situation. Si vous êtes dans une tranche marginale d'imposition élevée (41% ou 45%) et que vous avez plus de 50 ans, le PER peut être intéressant. Mais si vous êtes plus jeune, que vous voulez garder une marge de manœuvre, ou que vous avez des enfants à qui transmettre un patrimoine, l'assurance-vie reste bien plus adaptée. Je reste convaincu que pour la majorité des épargnants, l'assurance-vie est le meilleur compromis entre rendement, flexibilité et transmission.
Comment choisir son PER (sans se faire arnaquer) : le guide pratique
Étape 1 : Vérifiez les frais, et doublez la mise
En 2024, les frais moyens d'un PER s'élèvent à 0,7% pour les fonds euros et 1,5% pour les unités de compte. Mais certains contrats affichent des frais bien plus élevés : jusqu'à 2,5% chez certains assureurs traditionnels. Pour éviter les mauvaises surprises, privilégiez les contrats en ligne (Linxea, Suravenir, Generali Vie) qui affichent des frais autour de 0,5% pour les UC et 0,2% pour les fonds euros.
Et puis, méfiez-vous des "frais cachés" comme les droits d'entrée (jusqu'à 5% chez certains assureurs). Certains contrats proposent des frais réduits les premières années, puis les augmentent brutalement après 5 ans. Le truc c'est que, une fois votre argent placé, vous ne pourrez plus le récupérer sans pénalités.
Étape 2 : Diversifiez, mais pas n'importe comment
La plupart des épargnants placés en PER optent pour un mix fonds euros / unités de compte (UC). Le hic ? Les fonds euros, bien que garantis, rapportent de moins en moins (1,8% en 2023, contre 4% en 2000). Pour dynamiser votre épargne, il faut donc investir dans des UC, mais sans prendre trop de risques. Car, rappelons-le, votre PER est bloqué jusqu'à la retraite.
Les options ? Les ETF monde (comme le MSCI World), les SCPI (pour un rendement locatif sans gestion), ou des fonds sectoriels (technologie, santé). Mais attention : si vous avez moins de 10 ans avant la retraite, mieux vaut limiter les UC à 30% de votre épargne. Car, en cas de krach boursier, vous n'aurez pas le temps de rebondir.
Étape 3 : Anticipez la sortie, car c'est là que ça se joue
En 2023, seulement 8% des épargnants ont anticipé leur stratégie de sortie au moment de l'ouverture de leur PER. Résultat : beaucoup se retrouvent coincés avec une rente insuffisante ou un capital mal optimisé fiscalement. Pour éviter ça, posez-vous les bonnes questions dès maintenant :
- Souhaitez-vous une sortie en capital, en rente, ou les deux ?
- À quel âge envisagez-vous de partir à la retraite ?
- Quel sera votre niveau de revenus à la retraite (pension de base + complémentaire) ?
- Souhaitez-vous transmettre une partie de votre épargne à vos héritiers ?
Car une fois converti en rente, il sera trop tard pour changer d'avis. Et si vous optez pour une sortie en capital, attention à la fiscalité : plus de 20% de retrait en une fois, et vous perdez le bénéfice de la fiscalité avantageuse sur les gains.
Étape 4 : Comparez les offres, mais pas seulement sur le rendement
En 2024, il existe plus de 150 contrats PER en France. Comment s'y retrouver ? Commencez par vérifier les frais, puis la qualité des supports proposés (diversification, rendement des fonds euros). Ensuite, regardez les options de gestion : pilotage automatique, arbitrages gratuits, options de transmission.
Les meilleurs contrats en 2024 ? Linxea Spirit 2 (frais réduits, large choix d'UC), Suravenir Opportunités (bon rendement fonds euros), Generali Vie PER (flexibilité). Mais attention : un contrat peut être excellent sur le papier, mais inadapté à votre profil. Alors, prenez le temps de comparer.
Les 3 erreurs qui vous feront perdre des milliers d'euros (et comment les éviter)
Erreur n°1 : Ne pas diversifier son PER
Beaucoup d'épargnants ouvrent un PER et y placent tout leur argent dans le fonds euros par défaut. Le hic ? Sur 20 ans, un fonds euros à 2% vous fera perdre du pouvoir d'achat face à l'inflation (qui dépasse souvent 2%). Résultat : votre retraite sera moins confortable que prévu.
Pour éviter ça, diversifiez ! Même si vous n'avez que 50 000 € à placer, répartissez-les entre fonds euros, ETF monde, et SCPI. Et puis, n'hésitez pas à ajuster votre allocation en fonction de votre âge. Plus vous êtes jeune, plus vous pouvez prendre de risques. Plus vous approchez de la retraite, plus vous devez sécuriser votre épargne.
Erreur n°2 : Oublier de vérifier la fiscalité à la sortie
Le PER est souvent présenté comme un produit fiscalement avantageux. Le hic ? La fiscalité à la sortie est bien moins clémente que ce que beaucoup imaginent. Si vous optez pour une rente viagère, vous serez imposé comme un revenu du travail. Si vous sortez en capital, les gains seront taxés à 30% (prélèvement forfaitaire unique) après abattement.
Pour limiter l'impact, plusieurs stratégies existent : étaler les retraits sur plusieurs années, mixer sortie capital et rente, ou convertir une partie en assurance-vie avant 70 ans. Mais attention : ces stratégies nécessitent une planification rigoureuse. Sinon, vous risquez de payer bien plus d'impôts que prévu.
Erreur n°3 : Négliger les frais de gestion
En 2023, l'ACPR a pointé du doigt les frais excessifs de certains PER. Chez certains assureurs, les frais annuels peuvent atteindre 2% pour les UC. À long terme, cela représente des dizaines de milliers d'euros perdus. Prenons un exemple : si vous placez 200 000 € sur 20 ans avec un rendement moyen de 4%, une différence de 0,5% de frais vous coûtera 30 000 €. C'est ça, le vrai piège.
Comment l'éviter ? Privilégiez les contrats en ligne (comme Linxea, Suravenir ou Generali Vie) qui affichent des frais autour de 0,5% pour les UC. Et méfiez-vous des "frais cachés" comme les droits d'entrée (jusqu'à 5% chez certains assureurs traditionnels).
Questions fréquentes : les réponses que personne ne vous donne (mais que vous devriez connaître)
Faut-il ouvrir un PER si on a déjà une assurance-vie ?
Tout dépend de votre situation. Si vous avez déjà une assurance-vie bien diversifiée et que vous êtes dans une tranche marginale d'imposition élevée (41% ou 45%), le PER peut être un bon complément. Mais si vous avez moins de 50 ans ou que vous voulez garder une marge de manœuvre, l'assurance-vie reste plus flexible.
Le truc c'est que le PER et l'assurance-vie ne sont pas incompatibles. Vous pouvez très bien avoir les deux, en les utilisant pour des objectifs différents. Le PER pour la retraite, l'assurance-vie pour la transmission ou les projets intermédiaires.
Peut-on transférer son PER d'un assureur à un autre ?
Oui, depuis 2020, il est possible de transférer son PER d'un assureur à un autre sans perdre l'avantage fiscal. Mais attention : certains contrats appliquent des frais de transfert (jusqu'à 1% du capital). Et puis, il faut vérifier que le nouveau contrat propose des supports aussi performants que l'ancien.
Le hic ? Les assureurs ne sont pas toujours transparents sur les frais de transfert. Alors, avant de sauter le pas, demandez un devis écrit et comparez les rendements nets après frais.
Que se passe-t-il si je décède avant 70 ans avec un PER ?
En cas de décès avant 70 ans, les sommes versées sur un PER reviennent à vos héritiers, mais après abattement de 152 500 € par enfant et taxation à 20% (au-delà). À comparer avec l'assurance-vie, où les sommes sont transmises hors succession (dans la limite de 152 500 € par enfant) et sans droits de succession.
Le truc c'est que si vous avez des enfants, l'assurance-vie reste bien plus avantageuse pour transmettre un patrimoine. Le PER est donc un mauvais outil de transmission, sauf si vous avez des petits-enfants ou que vous souhaitez léguer à des associations.
Comment déclarer son PER dans sa déclaration d'impôts ?
Les versements sur un PER sont déductibles du revenu imposable, mais il faut les déclarer. Pour un PER individuel, cochez la case 6QS de votre déclaration d'impôts. Pour un PER entreprise, les montants sont généralement pré-remplis par votre employeur.
Le hic ? Si vous dépassez le plafond de déduction (10% du revenu professionnel dans la limite de 34 492 € en 2024), vous ne pourrez pas déduire la totalité de vos versements. Dans ce cas, mieux vaut reporter la déduction sur l'année suivante.
Verdict : quel est le meilleur plan d'épargne retraite en 2024 ?
Alors, quel est le plan d'épargne retraite le plus intéressant en 2024 ? La réponse n'est pas binaire. Tout dépend de votre situation, de votre âge, de vos revenus et de vos projets. Mais si je devais résumer en une phrase, voici ce que je dirais :
Pour les cadres supérieurs et les hauts revenus (tranche marginale > 41%), le PER individuel est un incontournable, à condition de choisir un contrat à frais réduits et de diversifier son épargne.
Pour les autres (salariés, indépendants, jeunes actifs), l'assurance-vie reste le meilleur compromis entre rendement, flexibilité et transmission.
Et puis, il ne faut pas oublier une chose : la retraite ne se prépare pas en un jour. Il faut diversifier, anticiper, et surtout, ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Que ce soit en PER, en assurance-vie, en immobilier ou en épargne salariale, l'important est de construire un patrimoine progressif et adapté à ses besoins.
Alors, prêt à vous lancer ? Le plus dur n'est pas de choisir le bon produit, mais de commencer. Et c'est précisément là que la plupart des gens échouent.
