Personne n’aime y penser. Pourtant, depuis février 2022 et l’invasion de l’Ukraine, les questions affluent : où mettre son argent quand les frontières se ferment ? Faut-il tout convertir en or, en cryptos, ou enterrer des billets dans son jardin ? Le problème, c’est que la plupart des conseils qu’on trouve en ligne datent de la Guerre froide. Or, aujourd’hui, les menaces ont changé – et les parades aussi.
Pourquoi votre compte en banque est le premier à sauter en cas de crise
Imaginez : un matin, votre gouvernement annonce l’état d’urgence. Les retraits sont limités à 100 euros par semaine. Votre salaire est toujours versé, mais impossible d’accéder à vos économies. C’est exactement ce qui s’est passé en Grèce en 2015, quand les banques ont fermé pendant trois semaines. Et en 2022, les Russes ont découvert que leurs cartes Visa et Mastercard ne fonctionnaient plus du jour au lendemain. Le truc, c’est que ces mesures ne sont pas réservées aux pays en guerre – une simple crise politique suffit.
Les États ont un arsenal de moyens pour bloquer votre argent :
Le gel des avoirs : quand votre argent devient virtuel
En 2020, le Liban a imposé un contrôle des capitaux après l’effondrement de sa monnaie. Résultat : les épargnants ne pouvaient plus retirer que 200 dollars par mois, alors que l’inflation dépassait 200 %. Même scénario en Argentine en 2001, où les comptes ont été gelés pendant un an. Le pire ? Ces restrictions sont souvent rétroactives. Autrement dit, même si vous aviez 50 000 euros sur votre livret A hier, demain, vous n’en verrez peut-être plus la couleur.
L’hyperinflation : quand votre salaire ne paie plus le loyer
En 1994, le Zaïre (aujourd’hui RDC) a connu une inflation de 23 000 %. Un pain coûtait 10 000 zaïres le matin, 20 000 le soir. Plus récemment, le Venezuela a vu sa monnaie perdre 99 % de sa valeur en dix ans. Et en 2022, la livre turque a chuté de 44 % en un an. Le problème avec l’inflation, c’est qu’elle frappe sans prévenir. Un jour, vous êtes à l’aise. Le lendemain, votre épargne ne vaut plus rien. Or, les livrets réglementés (comme le LDDS) sont indexés sur l’inflation… mais avec un décalage de plusieurs mois. Autant dire que vous êtes toujours en retard d’une guerre.
La confiscation pure et simple
En 1933, Roosevelt a ordonné la confiscation de l’or des Américains sous peine de prison. Plus proche de nous, Chypre a ponctionné jusqu’à 60 % des comptes bancaires en 2013 pour sauver son système financier. Et en 2022, le Canada a gelé les comptes de manifestants sans même passer par un tribunal. Moralité : si votre argent est dans une banque, il n’est pas vraiment à vous. Il est à la merci d’un décret, d’une loi d’exception, ou d’un algorithme qui décide que vous êtes un "risque".
Les actifs qui résistent (et ceux qui s’effondrent) quand tout s’écroule
Tous les placements ne se valent pas en temps de guerre. Certains deviennent des bouées de sauvetage. D’autres, des pièges à éviter absolument. Voici ce que disent les chiffres – et ce que les banquiers ne vous avoueront jamais.
L’or : le refuge qui a ses limites
En théorie, l’or est la valeur refuge ultime. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les familles européennes qui en possédaient ont pu fuir ou survivre. En 2022, son cours a bondi de 15 % en quelques semaines après l’invasion de l’Ukraine. Mais attention : l’or physique a un gros défaut. Où le stocker ? Dans un coffre à la banque ? Sauf que les coffres aussi peuvent être gelés. Chez vous ? Risqué en cas de perquisition. À l’étranger ? Compliqué si les frontières ferment.
Et puis, il y a le problème de la liquidité. En 1940, les Juifs allemands qui fuyaient avec des pièces d’or se les faisaient confisquer aux frontières. Aujourd’hui, les douanes surveillent les mouvements de métaux précieux. Sans compter que vendre de l’or en urgence, c’est souvent le brader. En 2011, les Grecs qui voulaient quitter le pays avec leur or ont dû l’échanger contre des euros à 30 % en dessous du cours. Bref, l’or protège, mais il ne nourrit pas.
Les cryptomonnaies : liberté ou mirage ?
En 2022, les Ukrainiens ont reçu plus de 100 millions de dollars en dons en cryptos. Pendant ce temps, les Russes utilisaient le Bitcoin pour contourner les sanctions. Le message est clair : quand les banques centrales perdent le contrôle, les cryptos deviennent une monnaie parallèle. Mais là encore, tout n’est pas rose.
D’abord, la volatilité. En mars 2020, le Bitcoin a chuté de 50 % en deux semaines. En temps de guerre, une telle baisse peut tout faire s’effondrer. Ensuite, l’accès. Si Internet est coupé (comme en Iran en 2019 ou au Kazakhstan en 2022), vos cryptos sont inaccessibles. Enfin, les gouvernements commencent à réguler. En 2023, l’UE a interdit les portefeuilles anonymes. Et aux États-Unis, le Trésor peut geler des adresses Bitcoin suspectes. Résultat : les cryptos sont une solution partielle, pas une panacée.
Reste une option souvent oubliée : les cryptos "privacy" comme Monero. Elles permettent des transactions intraçables. Mais là, vous entrez dans une zone grise. Car si un État vous soupçonne de financer l’ennemi, vous risquez gros. (Et non, je ne vous encourage pas à enfreindre la loi – juste à savoir que ces outils existent.)
L’immobilier : un piège à liquidités
En temps normal, l’immobilier est un placement sûr. En temps de guerre, c’est une prison. En 1992, pendant la guerre de Bosnie, des maisons valant 200 000 marks avant le conflit se vendaient 5 000 marks après. Pourquoi ? Parce que personne ne veut acheter dans une zone de guerre. Et si vous devez fuir, vous ne pouvez pas emporter votre appartement.
Pire : les gouvernements peuvent réquisitionner les logements. En 2022, l’Ukraine a saisi les biens des oligarques pro-russes. Et en France, en cas de conflit, l’État peut réquisitionner des logements pour loger des réfugiés ou des soldats. Autant dire que votre investissement locatif pourrait se transformer en dortoir militaire du jour au lendemain.
Le seul cas où l’immobilier peut sauver, c’est si vous possédez un bien à l’étranger, dans un pays neutre. Mais là, vous entrez dans des montages fiscaux complexes – et coûteux.
Les devises étrangères : lesquelles choisir ?
En 1940, les Français qui avaient des francs suisses ou des dollars ont pu fuir. Aujourd’hui, le dollar et le franc suisse restent des valeurs sûres. Mais attention : les États-Unis peuvent geler les comptes en dollars (comme ils l’ont fait pour l’Iran ou la Russie). Et la Suisse, malgré sa neutralité, applique les sanctions internationales. En 2022, elle a bloqué 8 milliards de francs suisses d’avoirs russes.
Alors, quelle devise choisir ? Le yen japonais est stable, mais le Japon est vulnérable aux tensions en Asie. La couronne norvégienne est solide, mais la Norvège dépend du pétrole – et des marchés. Reste une option méconnue : les devises des pays neutres comme la Suède ou Singapour. Mais là encore, tout dépend de l’ampleur du conflit. Si la Troisième Guerre mondiale éclate, même le franc suisse ne vaudra plus grand-chose.
Ce que personne ne vous dit : les solutions low-tech qui sauvent
Les banquiers et les conseillers en gestion de patrimoine ont un point commun : ils adorent les solutions high-tech. Sauf que quand les réseaux s’effondrent, le high-tech devient inutile. Voici ce qui marche vraiment, même quand plus rien ne fonctionne.
Les bons au porteur : l’arme secrète des épargnants malins
Les bons au porteur, c’est l’argent liquide version papier officiel. En France, ils ont été supprimés en 2016… mais ils existent toujours dans certains pays comme la Suisse ou le Luxembourg. L’avantage ? Ils sont anonymes et ne dépendent d’aucune banque. En 1944, les résistants français en utilisaient pour financer leurs opérations. Aujourd’hui, ils sont toujours acceptés dans les banques suisses – à condition de les déclarer aux douanes.
Le problème, c’est qu’ils sont difficiles à obtenir. Et si vous les perdez, c’est comme perdre des billets. Mais en cas de crise, ils valent de l’or. (Enfin, presque.)
Le troc : quand l’argent n’a plus de valeur
En 1993, pendant la guerre en Bosnie, les cigarettes valaient plus que les dinars. En 2008, au Zimbabwe, les gens troquaient des œufs contre des médicaments. Le troc, c’est la solution ultime quand la monnaie ne vaut plus rien. Mais pour en profiter, il faut avoir des biens échangeables :
- Des denrées non périssables (riz, pâtes, conserves)
- Des médicaments de base (paracétamol, antibiotiques)
- Des outils (couteaux, briquets, piles)
- Des compétences (médecine, mécanique, couture)
Le truc, c’est que le troc ne s’improvise pas. Il faut anticiper. Stocker des réserves, oui, mais aussi apprendre à négocier. Car en temps de guerre, la loi du plus fort reprend ses droits. Et un sac de riz peut vous sauver… ou vous faire tuer.
Les métaux industriels : l’or du pauvre
L’or coûte cher. Mais d’autres métaux gardent leur valeur : le cuivre, l’argent, le platine. En 2022, le cours du palladium a bondi de 30 % à cause des sanctions contre la Russie. Pourquoi ? Parce que c’est un métal rare, utilisé dans les pots catalytiques et l’électronique. Le problème, c’est qu’il est difficile à stocker et à revendre. Sauf si vous avez un réseau.
Une solution plus simple : les pièces d’argent. En 1980, pendant la crise des otages en Iran, les Américains achetaient des "Silver Eagles" par palettes. Aujourd’hui, ces pièces valent 30 fois leur prix d’achat. Et contrairement à l’or, l’argent a une utilité industrielle. Donc même en cas d’effondrement, il gardera une valeur.
Les erreurs qui vous ruineront (et que tout le monde commet)
Quand la peur s’installe, le cerveau reptilien prend le dessus. Résultat : on fait des choix stupides. Voici les pièges à éviter absolument.
Tout vendre pour acheter de l’or (ou des cryptos)
En 2011, les Grecs ont massivement acheté de l’or. Sauf que l’or a chuté de 30 % dans les mois qui ont suivi. Pourquoi ? Parce que tout le monde vendait en même temps. Même chose pour le Bitcoin en 2022 : il a atteint 69 000 dollars en novembre, puis est redescendu à 16 000 dollars en un an. Le problème, c’est que les marchés anticipent les crises. Si tout le monde achète de l’or, son prix monte… puis s’effondre quand la panique retombe.
La solution ? Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Et surtout, ne pas vendre ses actifs liquides (comme ses actions) pour acheter des actifs illiquides (comme l’or physique). Car si vous avez besoin d’argent rapidement, vous serez coincé.
Garder tout son argent dans une seule devise
En 2014, les Ukrainiens qui avaient tout en hryvnia ont tout perdu quand la monnaie a chuté de 70 %. Même chose pour les Vénézuéliens en 2018. Le piège, c’est de croire que sa monnaie nationale est stable. Or, en cas de guerre, les banques centrales impriment de l’argent pour financer l’effort de guerre. Résultat : l’inflation explose.
La parade ? Diversifier en devises étrangères. Mais pas n’importe lesquelles. Évitez les monnaies des pays en conflit (comme le rouble russe en 2022). Privilégiez les devises des pays neutres (franc suisse, couronne suédoise) ou des pays avec des réserves d’or solides (dollar américain, yen japonais).
Négliger les frais de conversion
En 2020, les Libanais qui voulaient convertir leurs livres en dollars perdaient jusqu’à 50 % de leur argent en frais de change. Pourquoi ? Parce que les banques et les bureaux de change profitent des crises pour gonfler leurs marges. Le problème, c’est que ces frais s’additionnent. Si vous convertissez 10 000 euros en francs suisses avec 5 % de frais, vous perdez 500 euros. Et si vous reconvertissez plus tard, vous perdez encore 5 %. Autant dire que vous partez avec un handicap.
La solution ? Passer par des plateformes comme Wise ou Revolut, qui offrent des taux proches du marché. Ou, mieux encore, garder une partie de son argent en devises étrangères dès le départ.
Comment préparer son épargne AVANT que la crise n’éclate
La clé, c’est l’anticipation. Une fois que les bombes tombent, il est trop tard. Voici un plan en trois étapes pour sécuriser votre argent avant qu’il ne soit trop tard.
Étape 1 : Sortir une partie de son argent du système bancaire
Les banques sont des châteaux de cartes. En 2008, Lehman Brothers a fait faillite en 48 heures. En 2023, la Silicon Valley Bank a coulé en deux jours. Le problème, c’est que les dépôts ne sont garantis qu’à hauteur de 100 000 euros par compte. Au-delà, vous perdez tout. (Oui, même en France.)
La solution ? Répartir son argent dans plusieurs banques. Et surtout, garder une partie en liquide. Combien ? Assez pour tenir trois à six mois. Mais pas trop, car le cash peut être volé ou confisqué. L’idéal : 10 à 20 % de son épargne en billets, dans un endroit sûr (un coffre à domicile, un coffre en banque à l’étranger).
Étape 2 : Investir dans des actifs tangibles
L’argent sur un compte, c’est virtuel. En cas de crise, il peut disparaître. Les actifs tangibles, eux, existent. Voici une liste classée par liquidité :
Les plus liquides (faciles à vendre)
• Pièces d’or et d’argent (1 once = environ 2 000 euros pour l’or, 30 euros pour l’argent)
• Bons au porteur (si vous en trouvez)
• Métaux industriels (cuivre, palladium)
Les moins liquides (difficiles à vendre en urgence)
• Immobilier (sauf si vous avez un acheteur sous la main)
• Œuvres d’art (marché très volatile)
• Bijoux (perte de 30 à 50 % à la revente)
Le conseil : garder 30 % de son épargne en actifs tangibles, avec une préférence pour l’or et l’argent. Pourquoi ? Parce qu’ils sont reconnus partout dans le monde. Et parce qu’en cas d’hyperinflation, ils gardent leur valeur.
Étape 3 : Préparer un plan B (et un plan C)
En 1940, les Français qui avaient un passeport suisse ou américain ont pu fuir. Aujourd’hui, c’est la même logique. Si vous avez la double nationalité, vous avez une porte de sortie. Si vous n’en avez pas, envisagez un visa de résidence à l’étranger (Portugal, Espagne, Canada).
Mais attention : un passeport ne suffit pas. Il faut aussi :
• Un compte bancaire à l’étranger (en Suisse, à Singapour, ou dans un paradis fiscal comme les Îles Caïmans)
• Des actifs hors de votre pays de résidence (immobilier, or, cryptos)
• Un réseau de confiance (famille, amis, associés) dans un pays stable
Le problème, c’est que ces préparatifs prennent du temps. Et qu’ils coûtent cher. Mais si la guerre éclate, vous serez content d’avoir anticipé.
Questions fréquentes (et réponses sans langue de bois)
Faut-il tout retirer en cash et enterrer son argent dans le jardin ?
Non. D’abord, parce que si les banques ferment, les distributeurs aussi. Ensuite, parce que le cash peut être volé, perdu, ou détruit (inondation, incendie). Enfin, parce que si l’État déclare l’état d’urgence, il peut interdire les retraits en liquide. (C’est déjà arrivé en Grèce et à Chypre.)
La bonne approche : garder assez de cash pour tenir trois mois (loyer, nourriture, essence), mais pas plus. Le reste, placez-le dans des actifs tangibles ou des comptes à l’étranger.
Les cryptomonnaies sont-elles vraiment une solution ?
Oui et non. Oui, parce qu’elles permettent de contourner les contrôles des capitaux. Non, parce qu’elles sont volatiles et dépendent d’Internet. Le Bitcoin a perdu 75 % de sa valeur en 2022. Si vous en achetez, limitez-vous à 5-10 % de votre épargne. Et privilégiez les cryptos "privacy" comme Monero pour les transactions discrètes.
Un conseil : si vous investissez dans les cryptos, gardez vos clés privées hors ligne (sur un hardware wallet comme Ledger). Car si votre ordinateur est piraté, vous perdez tout.
Peut-on faire confiance aux banques suisses ?
La Suisse a une réputation de stabilité. Mais depuis 2018, elle applique l’échange automatique d’informations fiscales. Autrement dit, si vous êtes français et que vous avez un compte en Suisse, Bercy le saura. Et en cas de guerre, la Suisse appliquera les sanctions internationales. (Comme elle l’a fait pour la Russie en 2022.)
Cela dit, les banques suisses restent plus sûres que les banques françaises. Pourquoi ? Parce qu’elles ont des réserves d’or importantes. Et parce qu’en cas de crise, elles seront moins tentées de ponctionner les comptes. Mais ne comptez pas sur le secret bancaire : il a disparu.
Que faire si mon pays entre en guerre demain ?
Si les sirènes retentissent, voici la check-list à suivre :
1. Retirez 1 000 à 2 000 euros en cash (assez pour tenir un mois, pas assez pour attirer les voleurs)
2. Convertissez une partie de votre épargne en or ou en devises étrangères (dollar, franc suisse)
3. Transférez une partie de votre argent sur un compte à l’étranger (via Wise ou une banque en ligne)
4. Préparez un sac d’urgence (passeport, médicaments, copies de vos documents)
5. Contactez votre réseau à l’étranger pour organiser une fuite si nécessaire
Et surtout : ne paniquez pas. Les guerres ne durent pas éternellement. Et ceux qui ont préparé leur épargne s’en sortent toujours mieux que les autres.
Verdict : où placer son argent en cas de guerre ?
Il n’y a pas de solution parfaite. Mais il y a des solutions intelligentes. Voici ce que je ferais à votre place :
• 30 % en or et argent physique (pièces et lingots, pas des ETF)
• 20 % en devises étrangères (dollar, franc suisse, yen)
• 20 % en cryptomonnaies (Bitcoin et Monero, avec un hardware wallet)
• 10 % en cash (en euros et en dollars, dans un coffre à domicile)
• 10 % en bons au porteur (si vous en trouvez)
• 10 % en actifs tangibles (outils, médicaments, denrées non périssables)
Pourquoi cette répartition ? Parce qu’elle couvre tous les scénarios :
• Si l’inflation explose, l’or et les cryptos protègent.
• Si les banques ferment, le cash et les bons au porteur sauvent.
• Si vous devez fuir, les devises étrangères et les cryptos facilitent l’exil.
• Si tout s’effondre, le troc prend le relais.
Le plus important, c’est de ne pas attendre. Les crises arrivent sans prévenir. Et ceux qui s’y préparent sont ceux qui s’en sortent. Alors, commencez dès aujourd’hui. Même si ce n’est qu’avec 100 euros par mois. Car en temps de guerre, l’argent ne fait pas le bonheur… mais il évite la misère.
Et si vous ne deviez retenir qu’une chose, ce serait ceci : votre banque n’est pas votre amie. Elle est un partenaire de circonstance, qui disparaîtra au premier coup de feu. Alors, diversifiez. Anticipez. Et surtout, ne comptez sur personne d’autre que vous-même pour protéger ce que vous avez bâti.
