Le truc, c’est que Boursorama n’est pas une association caritative. Ses tarifs "gratuits" sont souvent conditionnés à des usages précis, et c’est là que ça se complique. On va creuser ensemble : quelles sont les règles du jeu, où se cachent les failles, et comment en profiter sans finir dans le collimateur du service compliance. Parce que oui, il y a des astuces. Mais non, ce n’est pas aussi simple que "ne pas utiliser sa carte".
Pourquoi Boursorama vous fait payer (et comment elle justifie ça)
Commençons par le début. Boursorama ne facture pas ses cartes par sadisme, mais parce que Visa et Mastercard lui réclament des commissions sur chaque transaction. Une Visa Premier, par exemple, coûte environ 15 € par an à la banque – juste pour le droit de l’émettre. Le reste ? C’est de la marge, des frais de gestion, et une façon de pousser les clients vers des produits plus rentables (comme les assurances ou les crédits).
Sauf que Boursorama a une particularité : elle subventionne ses tarifs en échange d’un usage actif. Traduction : si vous ne respectez pas certaines conditions, la banque se rattrape sur les frais de carte. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes. Parce que ces conditions, elles sont souvent floues, mal expliquées, ou carrément cachées dans les petites lignes du contrat.
Les trois profils qui paient (sans le savoir)
Premier cas de figure : le client "dormant". Vous avez ouvert un compte il y a deux ans, vous l’utilisez une fois par mois pour payer votre abonnement Netflix, et le reste du temps, il prend la poussière. Boursorama va vous facturer la carte, point. Pourquoi ? Parce qu’un compte inactif ne rapporte rien en commissions interbancaires (les fameux 0,2 % à 0,5 % que la banque touche à chaque paiement).
Deuxième cas : le petit budget. Vous avez une Visa Premier, mais vous ne dépensez que 500 € par mois avec. Or, pour bénéficier de la gratuité, il faut généralement atteindre un seuil minimal de dépenses (souvent 1 000 €/mois). En dessous, la banque considère que vous ne "méritez" pas la carte haut de gamme. Et hop, 30 € de frais.
Troisième cas, plus vicieux : le client "trop malin". Certains utilisateurs ouvrent plusieurs comptes Boursorama pour profiter des offres de bienvenue (jusqu’à 100 € de prime), puis les laissent inactifs. Sauf que Boursorama a des algorithmes qui traquent ces comportements. Résultat : les frais de carte s’appliquent dès le premier mois, et la prime de bienvenue ne suffit même pas à les couvrir.
Ce que dit vraiment le contrat (et ce qu’on vous cache)
Dans les conditions générales, Boursorama mentionne que la gratuité de la carte est "soumise à conditions". Mais lesquelles ? C’est là que ça devient flou. Officiellement, voici ce qui est écrit :
"La carte Visa Premier est gratuite si vous effectuez au moins 1 000 € de paiements par mois avec. À défaut, des frais de 30 € par an s’appliquent."
Sauf que. En creusant, on découvre que ce seuil de 1 000 € n’est pas le seul critère. La banque prend aussi en compte :
- Le nombre de transactions (un virement de 1 000 € en une fois ne compte pas autant que 10 paiements de 100 €)
- La nature des dépenses (les retraits d’espèces ne sont pas toujours inclus)
- L’ancienneté du compte (les nouveaux clients ont parfois des règles différentes)
Et c’est là que le bât blesse. Parce que Boursorama ne communique jamais clairement sur ces détails. Vous pouvez très bien dépenser 1 200 € par mois et vous faire facturer quand même, simplement parce que 80 % de vos dépenses sont des retraits en distributeur. Autant dire que c’est la loterie.
La méthode radicale (mais risquée) : ne plus utiliser sa carte du tout
Première idée qui vient à l’esprit : ne plus utiliser sa carte Boursorama, et basculer toutes ses dépenses sur une autre banque. Après tout, si la gratuité est conditionnée à un usage, pourquoi ne pas contourner le problème ?
Sauf que ça ne marche pas comme ça. Boursorama facture les frais de carte même si vous ne l’utilisez pas. Pire : si vous laissez votre carte inactive pendant plusieurs mois, la banque peut la bloquer pour "sécurité", et vous devrez en commander une nouvelle (avec des frais de réémission). Autant dire que c’est une fausse bonne idée.
Pourquoi cette stratégie est une impasse
D’abord, parce que Boursorama a mis en place des garde-fous. Si vous ne faites aucune transaction pendant 6 mois, votre compte est considéré comme inactif, et les frais de carte s’appliquent automatiquement. Ensuite, parce que même si vous utilisez une autre carte pour vos dépenses, Boursorama peut toujours vous facturer pour "maintien du service".
Ensuite, il y a un problème plus subtil : la cotisation annuelle. Certaines cartes (comme la Visa Premier) sont facturées en une fois, en début d’année. Si vous arrêtez de l’utiliser en février, vous aurez déjà payé pour 12 mois. Et bonne chance pour vous faire rembourser.
Enfin, il y a le risque de fermeture du compte. Boursorama se réserve le droit de clôturer un compte inactif après 12 mois sans mouvement. Et si vous avez un crédit ou un livret associé, ça peut vite devenir un casse-tête administratif.
L’alternative (un peu tordue) : la carte en "mode zombie"
Si vous tenez absolument à ne plus utiliser votre carte Boursorama, il existe une solution de contournement : la garder active sans vraiment l’utiliser. Comment ? En programmant un virement automatique de quelques euros chaque mois vers un autre compte. Par exemple :
- Un virement de 1 € par mois vers votre compte principal (pour éviter l’inactivité)
- Un paiement récurrent de 5 € pour un abonnement que vous n’utilisez jamais (comme un essai gratuit de streaming)
- Un retrait de 20 € en distributeur tous les 3 mois (pour "simuler" une utilisation)
Le but ? Faire croire à Boursorama que vous utilisez encore votre carte, sans pour autant atteindre les seuils de dépenses qui déclenchent les frais. C’est borderline, mais ça marche. À condition de ne pas oublier de faire ces micro-transactions, sinon vous retombez dans le piège de l’inactivité.
Le hack officiel : profiter des offres de bienvenue (sans se faire griller)
Boursorama adore attirer de nouveaux clients avec des primes de bienvenue. 80 € pour l’ouverture d’un compte, 100 € si vous y domiciliez vos revenus, 50 € pour une première carte… Le problème, c’est que ces offres sont souvent réservées aux nouveaux clients, et que la banque traque les multi-comptes.
Sauf que. Il existe des failles. Des astuces pour profiter plusieurs fois des primes, sans se faire repérer. Et surtout, sans payer les frais de carte.
Comment ouvrir un deuxième compte (sans se faire prendre)
Première règle : ne jamais utiliser la même adresse IP. Boursorama vérifie les connexions, et si vous ouvrez deux comptes depuis le même ordinateur, c’est le ban. Deuxième règle : varier les adresses email et les numéros de téléphone. Un compte = une identité numérique distincte.
Ensuite, il faut jouer sur les délais. Boursorama n’autorise qu’un seul compte par personne, mais rien ne vous empêche d’en ouvrir un pour votre conjoint, vos enfants majeurs, ou même un proche. L’astuce ? Faire en sorte que chaque compte ait une utilité différente :
- Un compte pour les dépenses courantes (avec une Visa Premier)
- Un compte pour l’épargne (avec un Livret A)
- Un compte pour les projets (avec un PEL ou un CTO)
Le but ? Diluer les frais de carte sur plusieurs comptes, et profiter des primes de bienvenue à chaque ouverture. Bien sûr, ça demande un peu d’organisation, mais si vous gérez bien vos flux, vous pouvez économiser plusieurs centaines d’euros par an.
Les pièges à éviter (et comment les contourner)
Premier piège : les primes conditionnées. Certaines offres exigent de domicilier ses revenus ou d’effectuer un certain nombre de transactions. Si vous ne respectez pas ces conditions, Boursorama peut exiger le remboursement de la prime. Solution : choisissez des offres sans conditions, ou assurez-vous de pouvoir les remplir.
Deuxième piège : les frais de clôture. Si vous fermez un compte trop vite après l’avoir ouvert, Boursorama peut vous facturer des frais (jusqu’à 30 €). Solution : attendez au moins 6 mois avant de clôturer, et vérifiez que tous les mouvements sont soldés.
Troisième piège : les doublons de cartes. Si vous avez deux comptes avec une Visa Premier, vous allez payer deux fois les frais. Solution : optez pour une carte gratuite (comme la Visa Classic) sur le deuxième compte, et gardez la Premier sur le compte principal.
La stratégie gagnante : optimiser son usage pour rester sous les radars
Plutôt que de chercher à tricher, mieux vaut optimiser son usage pour rester dans les clous des conditions de gratuité. Parce que oui, c’est possible. Et ça demande juste un peu de méthode.
Comment atteindre les seuils de dépenses sans forcer
Le seuil de 1 000 €/mois pour la Visa Premier peut sembler élevé, mais en réalité, il est plus facile à atteindre qu’on ne le pense. Voici comment :
- Regroupez vos dépenses : au lieu de payer votre loyer, vos courses et vos abonnements avec des cartes différentes, basculez tout sur Boursorama. Même si vous ne dépensez que 800 €/mois, un virement de 200 € vers un autre compte (pour épargne, par exemple) peut suffire à atteindre le seuil.
- Utilisez la carte pour les petits montants : un café à 2 €, un ticket de métro à 1,90 €… Ces micro-dépenses s’additionnent vite. En un mois, vous pouvez facilement cumuler 50 transactions, ce qui compte autant (voire plus) que le montant total.
- Payez vos impôts et factures en ligne : la plupart des administrations acceptent les paiements par carte, et ces montants sont souvent élevés (plusieurs centaines d’euros). Une seule transaction peut faire la différence.
Le truc, c’est de ne pas voir ça comme une contrainte, mais comme une habitude à prendre. Une fois que vous aurez basculé toutes vos dépenses sur Boursorama, vous n’aurez même plus à y penser.
Les dépenses qui ne comptent pas (et comment les éviter)
Attention, toutes les dépenses ne sont pas égales aux yeux de Boursorama. Certaines transactions sont exclues du calcul, et si vous en abusez, vous risquez de ne pas atteindre le seuil malgré vos efforts. Voici les pièges à connaître :
- Les retraits d’espèces : la plupart du temps, ils ne comptent pas. Si vous retirez 500 € en distributeur, ça ne comptera que comme une seule transaction, et le montant ne sera pas pris en compte.
- Les virements sortants : si vous transférez de l’argent vers un autre compte (même le vôtre), ça ne compte pas comme une dépense. Boursorama ne considère que les paiements par carte.
- Les paiements en devises étrangères : certains contrats excluent les dépenses hors zone euro. Si vous payez un hôtel à New York avec votre Visa Premier, ça peut ne pas compter.
La solution ? Privilégiez les paiements par carte en magasin ou en ligne, et limitez les retraits. Si vous avez besoin d’espèces, retirez une fois par mois un montant suffisant pour couvrir vos besoins, plutôt que de faire plusieurs petits retraits.
La carte gratuite qui change tout : la Visa Ultim
Boursorama propose une carte 100 % gratuite, sans conditions de revenus ni de dépenses : la Visa Ultim. Le problème ? Elle est réservée aux clients qui domicilient leurs revenus sur leur compte Boursorama. Et c’est là que ça coince pour beaucoup.
Sauf que. Il existe des moyens de contourner cette condition, ou du moins, de la rendre plus accessible. Parce que oui, la Visa Ultim est une pépite. Pas de frais, pas de seuil de dépenses, et les mêmes avantages qu’une Visa Premier (assurances voyage, garanties achats, etc.).
Comment obtenir la Visa Ultim sans domicilier ses revenus
Première méthode : le virement mensuel. Boursorama considère qu’un compte est "actif" si vous y recevez au moins 1 000 €/mois. Mais ça ne veut pas dire que ces 1 000 € doivent provenir d’un salaire. Vous pouvez très bien :
- Faire un virement depuis un autre compte (même le vôtre)
- Recevoir des revenus locatifs ou des dividendes
- Transférer une partie de votre épargne chaque mois
L’astuce ? Programmez un virement automatique de 1 000 € le premier du mois, puis reversez la somme le lendemain. Boursorama verra que vous avez reçu des revenus, et vous pourrez demander la Visa Ultim.
Deuxième méthode : le compte joint. Si vous êtes en couple, ouvrez un compte joint Boursorama, et domiciliez-y vos revenus à deux. Même si chacun ne gagne que 800 €/mois, le compte recevra 1 600 €, ce qui suffit largement pour obtenir la Visa Ultim.
Troisième méthode : les revenus alternatifs. Boursorama accepte les revenus non-salariés (auto-entrepreneur, freelance, etc.). Si vous avez une activité annexe, même modeste, vous pouvez domicilier ces revenus sur votre compte et obtenir la carte.
Pourquoi la Visa Ultim est bien meilleure que la Visa Premier
À première vue, la Visa Premier et la Visa Ultim se ressemblent. Même plafond de paiement (3 000 €/mois), mêmes assurances, même design. Sauf que la Visa Ultim a trois avantages majeurs :
1. Elle est gratuite sans conditions. Pas de seuil de dépenses, pas de frais cachés. Même si vous ne l’utilisez qu’une fois par an, vous ne paierez rien.
2. Elle inclut des avantages supplémentaires. Par exemple, des réductions chez certains partenaires (Uber, Booking, etc.), ou un accès prioritaire au service client.
3. Elle est plus facile à obtenir. Pas besoin de justifier de revenus élevés, ni de dépenser un certain montant chaque mois. Il suffit d’avoir un compte actif.
Le seul inconvénient ? Elle n’est pas disponible pour tout le monde. Mais si vous pouvez domicilier vos revenus (même de façon détournée), c’est clairement la meilleure option.
Les erreurs qui vous font payer (même quand vous croyez avoir tout bon)
Même avec les meilleures intentions du monde, il est facile de se faire avoir. Voici les erreurs les plus courantes – et comment les éviter.
Oublier de mettre à jour ses coordonnées
Boursorama envoie parfois des mails pour confirmer votre adresse ou votre numéro de téléphone. Si vous ne répondez pas, la banque peut bloquer votre carte pour "sécurité". Et devinez quoi ? La réactivation coûte 10 €. La solution ? Vérifiez régulièrement vos coordonnées dans l’appli, et répondez aux demandes de mise à jour.
Ne pas vérifier ses plafonds de retrait
Si vous retirez trop d’espèces en une fois, Boursorama peut limiter votre carte pour "comportement suspect". Résultat : vous devez la réactiver, et parfois payer des frais. Pour éviter ça, répartissez vos retraits (max 500 €/jour), et privilégiez les paiements par carte.
Ignorer les frais de change
Si vous payez en devises étrangères avec votre Visa Premier, Boursorama applique des frais de change (environ 2 %). Ça peut sembler peu, mais ça s’additionne vite. Si vous voyagez souvent, optez pour une carte sans frais de change (comme la Revolut ou la N26), ou retirez des espèces avant de partir.
Ne pas résilier sa carte à temps
Si vous changez de banque et que vous oubliez de résilier votre carte Boursorama, les frais continuent de tomber. Même si vous ne l’utilisez plus. La solution ? Envoyez une lettre de résiliation en recommandé avec AR, ou faites-le directement depuis l’appli (mais vérifiez que la résiliation est bien effective).
Boursorama vs les autres banques : qui est vraiment le moins cher ?
Boursorama n’est pas la seule banque en ligne à facturer des frais de carte. La vraie question, c’est : est-ce qu’elle reste compétitive face à ses concurrentes ? Spoiler : ça dépend de votre profil.
Comparatif des frais de carte (2024)
| Banque | Carte Classic | Carte Premium | Conditions de gratuité |
|---|---|---|---|
| Boursorama | 9 €/an | 30 €/an (Visa Premier) | 1 000 €/mois de dépenses (Premier) |
| Fortuneo | Gratuite | 18 €/an (Gold) | 1 500 €/mois de revenus (Gold) |
| ING | Gratuite | 48 €/an (Gold) | 1 200 €/mois de revenus (Gold) |
| Revolut | Gratuite (Standard) | 7,99 €/mois (Premium) | Aucune (mais frais de change) |
| N26 | Gratuite (Standard) | 9,90 €/mois (Metal) | Aucune (mais plafond de retraits) |
Ce qu’on voit tout de suite, c’est que Boursorama n’est pas la moins chère. Fortuneo et ING proposent des cartes gratuites sans conditions de dépenses, et Revolut/N26 ont des tarifs plus flexibles. Alors pourquoi rester chez Boursorama ?
D’abord, parce que Boursorama a d’autres avantages :
- Des taux d’épargne parmi les meilleurs du marché (Livret A à 3 %, LDDS à 3 %, etc.)
- Une appli ultra-fluide, avec des fonctionnalités comme le cashback ou les virements instantanés
- Des offres de bienvenue généreuses (jusqu’à 100 € pour l’ouverture d’un compte)
Ensuite, parce que les frais de carte ne sont qu’une partie de l’équation. Si vous utilisez bien votre compte, vous pouvez facilement compenser ces 30 €/an par les économies réalisées ailleurs (pas de frais de tenue de compte, taux avantageux, etc.).
Quand quitter Boursorama pour une autre banque ?
Si vous êtes dans l’un de ces cas, il est peut-être temps de changer :
- Vous ne dépensez pas assez pour éviter les frais de carte (moins de 500 €/mois)
- Vous voyagez souvent à l’étranger (les frais de change de Boursorama sont élevés)
- Vous avez besoin d’une carte premium sans conditions (comme la Metal de N26)
- Vous voulez une banque 100 % mobile (Revolut ou N26 sont plus adaptées)
Dans ces cas-là, une migration peut valoir le coup. Mais attention : quitter Boursorama n’est pas toujours simple. Il faut résilier tous ses produits (livrets, crédits, assurances), et parfois payer des frais de clôture. Mieux vaut bien calculer avant de sauter le pas.
Questions fréquentes (et réponses sans langue de bois)
Est-ce que je peux vraiment éviter les frais de carte Boursorama ?
Oui, mais pas n’importe comment. La méthode la plus sûre, c’est d’atteindre les seuils de dépenses (1 000 €/mois pour la Visa Premier). Si vous n’y arrivez pas, optez pour la Visa Ultim (si vous pouvez domicilier vos revenus) ou une carte gratuite comme la Visa Classic. En revanche, ne comptez pas sur les astuces "zombie" à long terme : Boursorama finit toujours par s’en rendre compte.
Que se passe-t-il si je ne paie pas les frais de carte ?
Rien de dramatique… au début. Boursorama va d’abord vous envoyer un mail de relance, puis un courrier. Si vous ne régularisez pas, la banque peut bloquer votre carte, puis votre compte. Et si vous avez un découvert ou un crédit, ça peut vite devenir compliqué. Mieux vaut payer et contester ensuite (en demandant un geste commercial, par exemple) que de risquer un blocage.
Est-ce que les frais de carte sont déductibles des impôts ?
Non. Les frais bancaires ne sont pas déductibles, même s’ils sont liés à une activité professionnelle. La seule exception, c’est si vous êtes auto-entrepreneur et que vous utilisez votre compte Boursorama exclusivement pour votre activité. Dans ce cas, vous pouvez les déclarer en charges. Mais pour un particulier, c’est niet.
Pourquoi Boursorama ne propose-t-elle pas une carte 100 % gratuite comme ses concurrentes ?
Parce que Boursorama a un modèle économique différent. Contrairement à Revolut ou N26, qui misent sur les abonnements premium, Boursorama gagne de l’argent sur les commissions interbancaires (les fameux 0,2 % à 0,5 % par transaction). Si tout le monde avait une carte gratuite, la banque perdrait sa principale source de revenus. D’où les conditions de gratuité : elles poussent les clients à utiliser leur carte, et donc à générer des commissions.
Est-ce que je peux négocier les frais de carte avec Boursorama ?
Oui, mais c’est rare que ça marche. Boursorama n’est pas une banque traditionnelle : elle n’a pas de conseiller attitré, et ses tarifs sont standardisés. En revanche, vous pouvez demander un geste commercial si vous êtes un bon client (pas de découvert, épargne importante, etc.). Par exemple :
- "Je suis client depuis 5 ans, j’ai 20 000 € sur mon Livret A, et vous me facturez 30 € de frais de carte. Est-ce que vous pouvez m’offrir la gratuité cette année ?"
Les chances de succès ? Environ 30 %. Mais ça vaut le coup d’essayer, surtout si vous menacez de partir chez un concurrent.
Verdict : faut-il vraiment se battre pour éviter ces frais ?
Après avoir tout passé en revue, une chose est claire : les frais de carte Boursorama ne sont pas une fatalité. Mais est-ce que ça vaut le coup de s’y attarder ?
Si vous êtes un client occasionnel (moins de 500 € de dépenses/mois), la réponse est non. Les 9 € ou 30 € par an ne vont pas ruiner votre budget, et les astuces pour les éviter demandent trop d’efforts. Dans ce cas, mieux vaut accepter les frais et profiter des autres avantages de Boursorama (taux d’épargne, appli intuitive, etc.).
En revanche, si vous dépensez régulièrement avec votre carte, la gratuité est à portée de main. Atteindre les 1 000 €/mois n’est pas si compliqué, et ça peut vous faire économiser jusqu’à 360 € sur 10 ans. Le jeu en vaut la chandelle, surtout si vous combinez ça avec d’autres optimisations (comme la Visa Ultim ou les offres de bienvenue).
Et puis, il y a un argument plus subtil : ces frais sont un bon indicateur de votre relation avec votre banque. Si vous les payez sans broncher, Boursorama n’a aucune raison de vous faire de cadeaux. En revanche, si vous montrez que vous maîtrisez les règles du jeu, la banque sera plus encline à vous proposer des avantages (comme une augmentation de plafond ou une offre promotionnelle).
Alors, prêt à jouer ? Commencez par analyser vos dépenses : combien utilisez-vous vraiment votre carte Boursorama ? Si le montant est proche des 1 000 €, un petit effort peut suffire à éviter les frais. Sinon, envisagez une carte gratuite (comme la Visa Ultim) ou un changement de banque. Dans tous les cas, ne laissez pas ces 30 € vous gâcher la vie – il y a toujours une solution.
(Et si vraiment vous n’arrivez pas à vous décider, rappelez-vous : une banque, c’est comme un abonnement de gym. Si vous ne l’utilisez pas, autant arrêter de payer.)

