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Dossier de surendettement et crédit : la vérité qui dérange (et les solutions qui existent)

Imaginez : vous sortez d’une période noire, votre nom traîne dans les fichiers de la Banque de France, et pourtant, vous avez besoin d’un coup de pouce financier pour rebondir. Comment faire ? Qui accepterait de vous prêter ? Et surtout, à quel prix ? On va tout passer au crible, sans langue de bois, avec les chiffres qui font mal et les astuces qui sauvent. Parce que dans cette jungle, l’ignorance coûte plus cher que les intérêts.

Le surendettement, c’est quoi au juste ? (Et pourquoi ça vous ferme tant de portes)

Un dossier de surendettement, c’est la preuve écrite que vos dettes ont pris le dessus. Pas par négligence, souvent par accident – un licenciement, une maladie, un divorce qui vous tombe dessus comme un piano depuis un cinquième étage. La Banque de France, via la commission de surendettement, enregistre votre situation et tente de trouver un arrangement avec vos créanciers. Résultat ? Votre nom atterrit dans le Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP), et là, c’est le drame.

Pourquoi un tel blocage ? Les banques ne sont pas des œuvres de charité. Elles fonctionnent avec des algorithmes qui calculent le risque, et un FICP, c’est comme un gros panneau "Danger" clignotant en néon. 98% des demandes de crédit sont refusées pour les personnes fichées, selon les dernières statistiques de la Banque de France. Et même si vous trouvez un prêteur, les taux d’intérêt frôleront l’usure – parfois jusqu’à 20% ou plus. Autant dire que vous payez votre passé au prix fort.

Les deux types de surendettement (et pourquoi l’un est pire que l’autre)

Il y a le surendettement "passif" – celui qui vous tombe dessus sans prévenir – et le surendettement "actif", où vos choix (mauvais, certes) ont joué un rôle. La commission de surendettement fait la différence, et ça change tout. Dans le premier cas, on vous proposera plus facilement un plan conventionnel de redressement, avec des mensualités allégées. Dans le second, vous risquez une procédure de rétablissement personnel, où vos dettes sont purement et simplement effacées… mais votre fichage dure 5 ans au lieu de 2.

Le problème, c’est que les banques ne font pas cette distinction. Pour elles, un FICP, c’est un FICP. Point. Et c’est précisément là que ça coince : même si vous avez remboursé une partie de vos dettes, même si votre situation s’est améliorée, le fichier ne ment pas. Il dit simplement : "Attention, ce client a déjà eu des problèmes." Et dans le monde du crédit, c’est une condamnation sans appel.

Combien de temps dure ce fichage ? (Spoiler : plus longtemps que vous ne le pensez)

Tout dépend de la solution trouvée. Un plan conventionnel de redressement ? 5 ans maximum, même si vous remboursez tout avant. Une procédure de rétablissement personnel ? 5 ans aussi, mais avec une mention "effacement de dettes" qui fait encore plus peur aux prêteurs. Et si vous avez été radié du FICP avant l’échéance ? Tant mieux, mais certaines banques gardent une trace de votre passage dans leurs fichiers internes. Bref, vous n’êtes pas près de retrouver un dossier bancaire vierge.

Reste que ces délais sont théoriques. Dans la pratique, beaucoup de gens restent fichés plus longtemps que prévu, simplement parce qu’ils oublient de faire les démarches pour être radiés. Un oubli qui peut coûter cher : 30% des personnes éligibles à une radiation ne la demandent pas, selon une étude de l’UFC-Que Choisir. Un comble, quand on sait que cette radiation peut tout changer.

Pourquoi les banques vous ferment la porte (et comment elles justifient leur refus)

Les banques ont une peur bleue du surendettement. Pas par méchanceté, mais parce que leurs modèles économiques reposent sur une équation simple : plus le risque est élevé, plus le coût du crédit doit l’être aussi. Sauf que, dans votre cas, le risque est tellement élevé qu’elles préfèrent carrément éviter de jouer. Voici pourquoi.

Le FICP, ce tueur de dossiers

Dès qu’un conseiller bancaire voit votre nom apparaître dans le FICP, c’est comme si une alarme se déclenchait dans son système. 9 fois sur 10, votre demande sera rejetée en moins de 24 heures, sans même un examen approfondi. Les raisons officielles ? "Capacité de remboursement insuffisante", "risque de défaut trop élevé", "politique interne de l’établissement". En réalité, c’est plus simple : les banques ont des quotas de risques à ne pas dépasser, et un client fiché FICP, c’est un quota grillé d’avance.

Et ce n’est pas qu’une question de chiffres. Les banques craignent aussi l’effet domino : si vous avez déjà eu des difficultés, elles supposent que vous en aurez d’autres. Même si votre situation s’est stabilisée, même si vous avez un CDI et un salaire correct, le fichier parle pour vous. Et il dit : "Attention, récidiviste en puissance."

Les algorithmes, ces juges impitoyables

Aujourd’hui, la plupart des demandes de crédit sont traitées par des algorithmes avant même d’arriver sur le bureau d’un humain. Ces robots analysent des centaines de données – âge, profession, historique bancaire, comportement en ligne – et attribuent un score. Un FICP fait chuter ce score de 30 à 50%, selon les experts en scoring bancaire. Résultat : votre dossier est automatiquement classé dans la catégorie "risque inacceptable".

Le pire ? Ces algorithmes évoluent en permanence. Une banque peut très bien accepter votre demande aujourd’hui et la refuser demain, simplement parce que son modèle a été mis à jour. Et comme ces systèmes sont opaques, impossible de savoir exactement ce qui a fait pencher la balance. C’est comme jouer à la roulette russe avec votre dossier.

Les exceptions qui confirment la règle (et pourquoi elles sont rares)

Il arrive que certaines banques acceptent de prêter à des personnes fichées FICP. Mais c’est l’exception, pas la règle. Ces cas concernent généralement des profils très spécifiques :

- Les fonctionnaires : leur stabilité professionnelle rassure les prêteurs, même avec un FICP. Certaines banques spécialisées dans la fonction publique ferment les yeux sur le fichage, à condition que le reste du dossier soit solide.

- Les propriétaires immobiliers : si vous avez un bien à mettre en garantie, certaines banques accepteront de prendre le risque. Mais attention, les taux seront prohibitifs, et en cas de défaut, vous perdrez votre logement.

- Les emprunteurs avec un co-emprunteur non fiché : si votre conjoint ou un proche accepte de se porter garant, certaines banques étudieront votre dossier. Mais là encore, les conditions seront draconiennes.

Dans tous les cas, ces exceptions concernent moins de 5% des demandes. Pour les autres, c’est niet. Et même si vous correspondez à l’un de ces profils, rien ne garantit que votre demande aboutira. Les banques gardent toujours une marge de manœuvre, et un refus reste possible jusqu’au dernier moment.

Les alternatives qui existent (même avec un dossier de surendettement)

Alors, on fait quoi quand les banques disent non ? On baisse les bras ? Certainement pas. Il existe des solutions, même si elles sont moins confortables qu’un prêt classique. Voici les pistes à explorer, classées par ordre de faisabilité.

Le microcrédit personnel : la solution de la dernière chance

Le microcrédit personnel, c’est un peu le prêt social. Il est réservé aux personnes exclues du système bancaire classique, et son montant est limité – généralement entre 300 et 5 000 €. Les taux sont raisonnables (autour de 4% en moyenne), et les durées de remboursement s’étalent sur 6 à 36 mois.

Mais attention, ce n’est pas un prêt comme les autres. Pour en bénéficier, il faut passer par un réseau d’accompagnement social (CCAS, associations comme le Secours Catholique ou la Croix-Rouge). Ces structures évaluent votre situation et montent votre dossier. Seulement 1 demande sur 3 aboutit, car les fonds sont limités et les critères stricts. Il faut prouver que le prêt servira à un projet précis – création d’entreprise, formation, réparation d’un véhicule indispensable pour travailler – et que vous avez une capacité de remboursement, même modeste.

Le plus dur ? Trouver une structure qui accepte de vous accompagner. Beaucoup sont saturées, et certaines refusent systématiquement les personnes en procédure de surendettement. Il faut donc multiplier les demandes et s’armer de patience. Mais si vous obtenez ce prêt, c’est une vraie bouffée d’oxygène.

Le prêt entre particuliers : le système D qui peut marcher

Quand les banques disent non, certains se tournent vers leur entourage. Prêter de l’argent à un proche, c’est toujours délicat, mais avec un contrat en bonne et due forme, ça peut fonctionner. Des plateformes comme Younited, Lendix ou Mintos permettent de formaliser ces prêts entre particuliers, avec des taux d’intérêt fixes et des échéances claires.

L’avantage ? Pas de fichage FICP qui bloque la demande. L’inconvénient ? Les taux peuvent être élevés (parfois 10% ou plus), et en cas de défaut, les relations familiales ou amicales en prennent un coup. Sans compter que ces plateformes vérifient quand même votre solvabilité – un FICP peut donc toujours poser problème.

Une alternative plus informelle : le prêt familial sans intermédiaire. Mais là, c’est la jungle. Pas de contrat, pas de garanties, et en cas de litige, c’est la parole de l’un contre celle de l’autre. Autant dire que ça finit souvent en drame. Si vous optez pour cette solution, écrivez noir sur blanc les modalités de remboursement, avec des échéances précises et des pénalités en cas de retard. Et surtout, ne promettez pas ce que vous ne pourrez pas tenir.

Le rachat de crédit : une solution à double tranchant

Le rachat de crédit, c’est l’art de regrouper toutes vos dettes en un seul prêt, avec une mensualité réduite. En théorie, c’est une bonne idée : vous n’avez plus qu’un seul créancier, et vos mensualités deviennent plus supportables. En pratique, c’est souvent un piège.

Pourquoi ? Parce que les organismes spécialisés dans le rachat de crédit savent que vous êtes dans une situation délicate. Du coup, ils en profitent pour vous proposer des taux exorbitants – parfois jusqu’à 25% sur 10 ans. Et comme vous êtes déjà surendetté, vous n’avez pas vraiment le choix. Résultat : vous payez deux fois plus cher que le montant initial de vos dettes.

Il y a pire : certains organismes peu scrupuleux vous proposent un rachat de crédit… alors que vous n’êtes pas éligible. Ils encaissent les frais de dossier (parfois plusieurs centaines d’euros) et disparaissent dans la nature. En 2022, la DGCCRF a épinglé 12 sociétés pour pratiques trompeuses dans ce secteur. Moralité : si vous envisagez cette solution, faites-vous accompagner par un conseiller en surendettement, et comparez au moins trois offres avant de signer quoi que ce soit.

Les aides sociales : l’argent qu’on oublie de demander

Quand on parle de solutions financières, on pense rarement aux aides sociales. Pourtant, elles peuvent faire la différence. Voici les principales pistes à explorer :

- Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) : il aide à payer un loyer, une caution ou des factures d’énergie. Les montants varient selon les départements, mais peuvent aller jusqu’à 2 000 € dans certains cas.

- Les aides des caisses d’allocations familiales (CAF) : prime d’activité, allocation de rentrée scolaire, aide au déménagement… Les dispositifs sont nombreux, et beaucoup de gens ne les demandent pas par méconnaissance.

- Les épiceries solidaires et les banques alimentaires : ça ne résout pas le problème du crédit, mais ça libère du budget pour rembourser vos dettes. Certaines épiceries proposent même des paniers à 10% du prix du marché.

- Les microcrédits sociaux des collectivités locales : certaines villes ou régions proposent des prêts à taux zéro pour les personnes en difficulté. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou de votre conseil départemental.

Le problème, c’est que ces aides sont souvent méconnues, et les démarches peuvent être complexes. Mais si vous arrivez à en cumuler plusieurs, vous pouvez dégager une marge de manœuvre financière non négligeable. Et ça, c’est déjà un premier pas vers la sortie du surendettement.

Les erreurs qui aggravent votre situation (et comment les éviter)

Quand on est dans la panade financière, on a tendance à faire n’importe quoi. Par désespoir, par ignorance, ou simplement parce qu’on n’a plus les idées claires. Voici les pièges à éviter absolument, sous peine de vous enfoncer encore plus.

Accepter un crédit revolving pour boucler les fins de mois

Les crédits revolving, c’est le diable en costume-cravate. Ils vous promettent de l’argent facile, avec des mensualités "adaptées à votre budget". En réalité, ce sont des bombes à retardement. Les taux dépassent souvent 20%, et comme vous pouvez réemprunter à tout moment, vous entrez dans une spirale infernale : vous remboursez, vous réempruntez, et au final, vous ne sortez jamais du rouge.

Le pire ? Ces crédits sont souvent proposés aux personnes les plus fragiles. Les publicités ciblent les ménages modestes, avec des slogans du type "Finissez le mois sans stress !". Sauf que le stress, il revient en force quand vous réalisez que vous devez rembourser trois fois le montant emprunté. En France, 40% des dossiers de surendettement incluent au moins un crédit revolving. Autant dire que c’est une voie sans issue.

Multiplier les crédits à la consommation sans réfléchir

Quand on a besoin d’argent, on a tendance à courir plusieurs lièvres à la fois. Un prêt pour la voiture, un autre pour les travaux, un troisième pour les vacances… Et hop, vous vous retrouvez avec cinq crédits différents, cinq mensualités, et un taux d’endettement qui explose.

Le problème, c’est que les organismes de crédit ne se parlent pas. Chacun regarde votre situation au moment de la demande, sans tenir compte de vos autres engagements. Résultat : vous pouvez très bien obtenir trois prêts en même temps, alors que votre budget ne le permet pas. En moyenne, les Français ont 3,2 crédits à la consommation en cours, selon la Banque de France. Et plus vous en avez, plus le risque de surendettement augmente.

La solution ? Avant de souscrire un nouveau prêt, faites le point sur vos dettes existantes. Calculez votre taux d’endettement (vos mensualités de crédit ne doivent pas dépasser 35% de vos revenus). Et si vous êtes déjà à la limite, abstenez-vous. Mieux vaut reporter un projet que de se retrouver dans le mur.

Ignorer les dettes fiscales (elles ne disparaissent jamais)

Beaucoup de gens croient que les dettes fiscales finissent par s’effacer avec le temps. Grave erreur. Le fisc a 4 ans pour réclamer une dette (6 ans pour les impôts locaux), et il ne lâche jamais l’affaire. Même si vous êtes en procédure de surendettement, les dettes fiscales ne sont pas effacées – elles sont simplement étalées dans le temps.

Pire : si vous ignorez les relances, le fisc peut engager des poursuites – saisie sur salaire, blocage de comptes, voire vente aux enchères de vos biens. Et une fois que le Trésor public est dans la boucle, il passe avant tous vos autres créanciers. Autrement dit, si vous avez une dette fiscale, c’est elle qu’il faut régler en priorité.

La bonne nouvelle ? Le fisc propose des solutions pour étaler les paiements. Vous pouvez demander un échéancier, voire une remise gracieuse si votre situation est vraiment désespérée. Mais pour ça, il faut prendre les devants – attendre que les huissiers frappent à votre porte, c’est déjà trop tard.

Se tourner vers les prêteurs sur gages (le piège ultime)

Quand on est au bout du rouleau, on est prêt à tout. Même à mettre sa montre en gage chez un prêteur sur gages. Ces établissements proposent des prêts rapides, sans justificatif, en échange d’un objet de valeur. Le problème ? Les taux frôlent l’usure (parfois 30% ou plus), et si vous ne pouvez pas rembourser, vous perdez votre bien.

En France, ces prêteurs sont encadrés par la loi, mais dans la pratique, les abus sont fréquents. Certains vous proposent des prêts bien inférieurs à la valeur de votre objet, ou vous facturent des frais cachés. Et si vous ne récupérez pas votre bien à temps, il est vendu aux enchères – souvent pour une bouchée de pain.

Si vous n’avez vraiment plus d’autre solution, allez dans un établissement agréé (comme le Crédit Municipal). Mais sachez que c’est une solution de dernier recours. Et surtout, ne mettez jamais en gage un objet qui a une valeur sentimentale – vous le regretteriez amèrement.

Comment négocier avec ses créanciers (sans se faire avoir)

Quand on est surendetté, la pire chose à faire, c’est de se terrer dans son coin. Les créanciers préfèrent récupérer une partie de leur argent plutôt que rien du tout. Du coup, ils sont souvent ouverts à la négociation – à condition de savoir s’y prendre. Voici comment aborder la discussion sans se faire écraser.

Préparer son dossier comme un pro

Avant de contacter vos créanciers, il faut avoir une vision claire de votre situation. Listez toutes vos dettes, avec :

- Le nom du créancier

- Le montant dû

- Le taux d’intérêt

- La durée restante

- Les mensualités actuelles

Ensuite, faites un budget réaliste : vos revenus, vos charges fixes (loyer, électricité, nourriture), et ce qu’il vous reste pour rembourser. Ne promettez jamais plus que ce que vous pouvez vraiment payer. Si vous proposez un échéancier que vous ne tenez pas, vous perdrez toute crédibilité.

Enfin, préparez des arguments. Si vous avez eu un accident de la vie (maladie, licenciement), mentionnez-le. Si vous avez déjà remboursé une partie de la dette, soulignez-le. Les créanciers sont plus enclins à négocier avec quelqu’un qui fait des efforts.

Contacter ses créanciers au bon moment (et par le bon canal)

Ne les appelez pas à l’improviste. Envoyez d’abord un courrier recommandé avec accusé de réception, dans lequel vous expliquez votre situation et proposez un plan de remboursement. Pourquoi ? Parce que ça laisse une trace écrite, et ça montre que vous êtes sérieux.

Dans ce courrier, soyez précis :

- "Je vous propose de rembourser 150 € par mois au lieu de 300 €, pendant 24 mois."

- "Je peux vous verser un acompte de 500 € dès maintenant."

- "Je vous demande de geler les pénalités de retard pendant cette période."

Envoyez ce courrier à tous vos créanciers en même temps. Comme ça, personne ne se sent lésé. Et surtout, ne faites pas de promesses que vous ne pouvez pas tenir. Mieux vaut proposer un échéancier modeste et le respecter que de promettre la lune et faire défaut au bout de trois mois.

Les arguments qui marchent (et ceux qui ne servent à rien)

Tous les arguments ne se valent pas. Voici ceux qui ont le plus de chances de convaincre :

- "Je fais des efforts" : si vous avez déjà remboursé une partie de la dette, mentionnez-le. Les créanciers aiment les clients qui paient, même partiellement.

- "Je suis en procédure de surendettement" : ça peut faire peur, car ça signifie que vous êtes proche de l’effacement de dettes. Du coup, certains créanciers préféreront négocier plutôt que de tout perdre.

- "Je peux payer un acompte tout de suite" : un versement immédiat, même modeste, montre votre bonne foi. Et ça peut inciter le créancier à accepter un échéancier plus long.

En revanche, évitez les arguments du type :

- "Je n’ai pas d’argent" : ça ne les intéresse pas. Ils veulent savoir combien vous pouvez payer, pas pourquoi vous ne pouvez pas payer plus.

- "C’est la faute de mon ex" : les histoires personnelles, ils s’en moquent. Ce qui compte, c’est votre capacité à rembourser.

- "Je vais gagner au Loto" : à moins que vous ayez un ticket gagnant dans la poche, évitez les promesses en l’air.

Que faire si un créancier refuse de négocier ?

Certains créanciers jouent les durs. Ils refusent toute négociation, menacent de poursuites, et vous mettent la pression. Dans ce cas, ne cédez pas au chantage. Voici ce que vous pouvez faire :

1. Envoyez un courrier de mise en demeure : demandez-lui par écrit de justifier son refus. Parfois, ça suffit à le faire plier.

2. Saisissez le médiateur bancaire : si votre créancier est une banque, vous pouvez faire appel au médiateur. C’est gratuit, et ça peut débloquer la situation.

3. Déposez un dossier de surendettement : si vous êtes vraiment dans l’impasse, la commission de surendettement peut imposer un plan de redressement à vos créanciers. Même les plus récalcitrants devront s’y plier.

4. Attendez la prescription : en France, une dette se prescrit au bout de 5 ans (sauf pour les dettes fiscales et les pensions alimentaires). Si votre créancier ne fait rien pendant ce délai, vous n’êtes plus tenu de payer. Mais attention, cette stratégie est risquée : si le créancier engage des poursuites avant la prescription, vous devrez quand même payer.

Questions fréquentes (celles que tout le monde se pose, mais que personne n’ose demander)

Un dossier de surendettement efface-t-il toutes mes dettes ?

Non, et c’est là que beaucoup se font avoir. Un dossier de surendettement ne signifie pas que vos dettes disparaissent comme par magie. La commission de surendettement propose soit un plan conventionnel de redressement (vous remboursez une partie de vos dettes sur plusieurs années), soit une procédure de rétablissement personnel (vos dettes sont effacées, mais vous êtes fiché pendant 5 ans).

Et même dans le cas d’un effacement, certaines dettes ne sont jamais concernées : les pensions alimentaires, les amendes pénales, et les dettes fiscales (sauf exceptions). En 2023, seulement 15% des dossiers de surendettement ont abouti à un effacement total des dettes. Pour les autres, c’est un étalement sur 5 à 8 ans, avec des mensualités réduites. Autant dire que ce n’est pas une solution miracle.

Puis-je ouvrir un compte bancaire avec un dossier de surendettement ?

Oui, mais avec des restrictions. Depuis 2017, la loi impose aux banques d’ouvrir un compte de base aux personnes en situation de fragilité financière. Ce compte permet d’avoir une carte à autorisation systématique, un chéquier (sous conditions), et des virements. En revanche, pas de découvert autorisé, et les frais sont plafonnés à 3 € par mois.

Le problème, c’est que beaucoup de banques traînent des pieds. Elles vous proposent des comptes avec des frais exorbitants, ou refusent purement et simplement. Dans ce cas, vous pouvez saisir la Banque de France, qui désignera une banque d’office. Mais attention, ce compte de base est très limité – pas de crédit, pas de facilités de paiement. C’est juste un filet de sécurité pour éviter l’exclusion bancaire.

Un prêt étudiant est-il possible avec un FICP ?

Théoriquement, oui. Les prêts étudiants garantis par l’État (via la BPI) ne vérifient pas le FICP. En pratique, c’est plus compliqué. Les banques qui distribuent ces prêts ont leurs propres critères, et un fichage FICP peut suffire à faire capoter votre demande.

Si vous êtes étudiant et en situation de surendettement, voici ce que vous pouvez faire :

- Demander une bourse sur critères sociaux : elle est attribuée en fonction des revenus de vos parents, et ne nécessite pas de remboursement.

- Solliciter un prêt étudiant sans garant : certaines banques en proposent, mais les taux sont élevés (parfois 5% ou plus).

- Trouver un garant solide : si un proche accepte de se porter caution, certaines banques fermeront les yeux sur votre FICP.

Dans tous les cas, évitez les prêts étudiants classiques si vous êtes fiché. Les taux sont trop élevés, et vous risquez de vous endetter encore plus. Mieux vaut cumuler petits boulots et aides sociales pour financer vos études.

Peut-on obtenir un crédit immobilier après un surendettement ?

Oui, mais pas tout de suite. Il faut d’abord sortir du FICP, ce qui prend au minimum 2 ans (et jusqu’à 5 ans en cas de procédure de rétablissement personnel). Ensuite, il faut reconstruire un historique bancaire irréprochable : pas de découvert, pas de retard de paiement, et des revenus stables.

Même avec un dossier clean, les banques seront méfiantes. Elles exigeront :

- Un apport personnel conséquent (au moins 20% du prix du bien)

- Un taux d’endettement inférieur à 30% (contre 35% pour un emprunteur classique)

- Une garantie solide (hypothèque, caution)

Les taux seront aussi plus élevés. En 2024, un emprunteur avec un passé de surendettement paie en moyenne 1 point de plus qu’un emprunteur classique. Sur 20 ans, ça fait une différence de plusieurs milliers d’euros. Bref, c’est possible, mais c’est un parcours du combattant.

Un rachat de crédit est-il une bonne idée avec un dossier de surendettement ?

Ça dépend. Si vous avez plusieurs crédits à la consommation avec des taux élevés, un rachat peut vous permettre de réduire vos mensualités. Mais attention aux pièges :

- Les frais de dossier : certains organismes facturent jusqu’à 5% du montant racheté. Sur 50 000 €, ça fait 2 500 € de frais.

- La durée d’emprunt : en étalant vos remboursements sur 10 ou 15 ans, vous payez beaucoup plus d’intérêts. Un crédit de 20 000 € à 15% sur 10 ans coûte 12 000 € d’intérêts.

- Le risque de surendettement aggravé : si vous rachetez vos crédits mais continuez à emprunter, vous vous enfoncez encore plus.

Avant de signer, faites une simulation sur un site comme LesFurets.com ou Magnolia.fr. Comparez les offres, et surtout, lisez les petites lignes. Si un organisme vous propose un rachat sans vérification de votre situation, fuyez – c’est une arnaque.

Verdict : peut-on vraiment obtenir un crédit avec un dossier de surendettement ?

La réponse courte : non, pas dans le système bancaire classique. Les banques ont trop peur du risque, et un FICP est un signal d’alerte trop fort pour qu’elles ferment les yeux. Mais la réponse longue est plus nuancée : oui, il existe des solutions, à condition de sortir des sentiers battus et d’accepter des conditions moins avantageuses.

Si vous avez absolument besoin d’argent, voici ce que je vous conseille, par ordre de priorité :

1. Épuisez d’abord les aides sociales : CAF, FSL, épiceries solidaires… Tout ce qui peut libérer du budget sans vous endetter davantage.

2. Tentez le microcrédit personnel : c’est la solution la plus sûre, même si les montants sont limités.

3. Négociez avec vos créanciers : un échéancier allégé vaut mieux qu’un nouveau crédit.

4. Envisagez un prêt entre particuliers : mais seulement avec un contrat en bonne et due forme.

5. En dernier recours, explorez le rachat de crédit : mais avec une extrême prudence, et en vous faisant accompagner par un professionnel.

Et surtout, ne vous lancez pas dans une spirale de dettes. Un crédit, même petit, peut vite devenir un boulet. Avant de signer quoi que ce soit, demandez-vous : "Est-ce que je pourrai vraiment rembourser ?" Si la réponse est non, ou même "peut-être", abstenez-vous. Parce que dans le monde du surendettement, une mauvaise décision peut vous coûter des années de galère.

Le plus important, c’est de ne pas rester seul. Des associations comme Crésus ou l’ADIL proposent un accompagnement gratuit pour les personnes en difficulté financière. Elles peuvent vous aider à monter un dossier, négocier avec vos créanciers, et trouver des solutions adaptées à votre situation. Et ça, c’est déjà un premier pas vers la sortie du tunnel.

Alors oui, un dossier de surendettement complique la vie. Oui, les portes se ferment. Mais non, ce n’est pas une condamnation à vie. Avec de la patience, de la rigueur, et un peu de chance, on peut s’en sortir. Et parfois, c’est même l’occasion de repartir sur de meilleures bases.

💡 Points clés à retenir

  • Puis-je faire un leasing avec un dossier de surendettement ? - Les établissements financiers sont réticents à accorder un financement en leasing aux personnes en situation de surendettement, car ils considèren
  • Qui peut déposer un dossier de surendettement ? - être un particulier. être de nationalité française ou si vous êtes étranger, être domicilié en France.
  • Comment vivre avec un dossier de surendettement ? - 1- S'entourer et demander de l'aide à un tiers de confiance. ... 2- Calculer son « reste à vivre » pour ajuster son budget. ...
  • Quelles conséquences avec un dossier de surendettement ? - Cela a plusieurs conséquences sur votre situation :certaines procédures d'exécution comme les saisies sont automatiquement suspendues dans la limit
  • Quelle aide avec un dossier de surendettement ? - Un numéro unique, le 3414, a été mis en place pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent joindre la Banque de France pour toute questi

❓ Questions fréquemment posées

1. Puis-je faire un leasing avec un dossier de surendettement ?

Les établissements financiers sont réticents à accorder un financement en leasing aux personnes en situation de surendettement, car ils considèrent le risque de défaut de paiement comme trop élevé. Par conséquent, il est peu probable que vous puissiez obtenir un leasing dans cette situation.

2. Qui peut déposer un dossier de surendettement ?

être un particulier. être de nationalité française ou si vous êtes étranger, être domicilié en France. avoir des dettes liées à la vie quotidienne échues ou à échoir (dettes bancaires, dettes de dépenses courantes, engagement de caution) avoir des dettes contractées auprès de créanciers établis en France.28 févr. 2023

3. Comment vivre avec un dossier de surendettement ?

  • 1- S'entourer et demander de l'aide à un tiers de confiance. ...
  • 2- Calculer son « reste à vivre » pour ajuster son budget. ...
  • 3- Réclamer les aides auxquelles on a droit. ...
  • 4- Déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France. ...
  • 5- Se former pour prévenir un nouveau surendettement.
  • 14 déc. 2021

    4. Quelles conséquences avec un dossier de surendettement ?

    Cela a plusieurs conséquences sur votre situation :
    • certaines procédures d'exécution comme les saisies sont automatiquement suspendues dans la limite de deux ans.
    • si vous êtes sur le point d'être expulsé de votre logement, la commission peut demander au juge de suspendre la procédure d'expulsion.
    Plus…•28 févr. 2023

    5. Quelle aide avec un dossier de surendettement ?

    Un numéro unique, le 3414, a été mis en place pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent joindre la Banque de France pour toute question concernant une situation de surendettement. Ce numéro est accessible du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h au prix d'un appel local non surtaxé.Surendettement : se faire aider par une association - PagesJaunespagesjaunes.frhttps://surendettement.pagesjaunes.fr › astuce › voir › su...pagesjaunes.frhttps://surendettement.pagesjaunes.fr › astuce › voir › su... Un numéro unique, le 3414, a été mis en place pour les particuliers et les entreprises qui souhaitent joindre la Banque de France pour toute question concernant une situation de surendettement. Ce numéro est accessible du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h au prix d'un appel local non surtaxé.

    6. Quand on a un dossier de surendettement Peut-on avoir un chéquier ?

    Écouter ce texteMettre en pauseRéponse. Si, suite à une demande de traitement de surendettement auprès de la Banque de France vous avez obtenu un plan de redressement, celui-ci vous a été adressé et vous l'avez obligatoirement signé. Vérifiez s'il contient des dispositions restrictives concernant la gestion de votre compte bancaire.13 oct. 2021

    7. Comment faire sauter un dossier de surendettement ?

    Pour être radié du FICP après avoir réglé toutes les sommes dues, le bénéficiaire des mesures de traitement du surendettement doit adresser à la Banque de France des attestations de paiement intégral des dettes, documents émis par les créanciers concernés.26 août 2021

    8. Comment faire un deuxième dossier de surendettement ?

    Le surendetté ne peut pas déposer un nouveau dossier de surendettement, sauf s'il peut justifier de circonstances nouvelles.

    9. Pourquoi un dossier de surendettement peut être refusé ?

    Le dossier n'est ainsi pas recevable lorsque les dettes sont des dettes professionnelles, si la commission estime que le débiteur est de mauvaise foi, c'est-à-dire qu'il a aggravé volontairement sa situation ou s'il a provoqué son insolvabilité ou encore si elle considère que le demandeur n'est pas dans l'impossibilité ...16 janv. 2018

    10. Quelle Banque peut racheter un dossier de surendettement ?

    Écouter ce texteMettre en pauseCes banques sont également appelées des organismes de regroupement de crédits. Parmi les banques qui peuvent racheter un dossier de surendettement, on peut citer Cetelem, Cofidis, Sofinco, Franfinance, Banque Casino, Younited Credit, et bien d'autres.

    11. Quelle Banque choisir avec un dossier de surendettement ?

    Banque de France La procédure de traitement du surendettement est un service public, mis en œuvre par la Banque de France.

    12. Puis-je faire un deuxième dossier de surendettement ?

    Écouter ce texteMettre en pauseSi votre situation s'est fortement aggravée depuis la mise en place du plan (perte d'emploi, divorce…), vous pouvez déposer un nouveau dossier de surendettement.15 janv. 2021

    13. Pourquoi refuser un dossier de surendettement ?

    Écouter ce texteMettre en pausePour quelles raisons un dossier peut-il être refusé ? La commission peut refuser un dossier si elle estime qu'il ne respecte par les conditions de recevabilité qui permettent de bénéficier d'une procédure de surendettement.16 janv. 2018

    14. Comment négocier un dossier de surendettement ?

    Pour obtenir un réaménagement de votre plan de surendettement, il y a quelques démarches à effectuer. La première, c'est d'envoyer une lettre à la Banque de France, demandant le réexamen de votre situation financière et expliquant les raisons qui pourraient le justifier.

    15. Comment garder sa voiture avec un dossier de surendettement ?

    Dans le cas d'un leasing avec dossier de surendettement, vous n'aurez donc pas à assumer les mensualités pendant une certaine période. Toutefois, dans la mesure où vous n'êtes pas encore propriétaire du véhicule en location avec option d'achat, l'établissement prêteur pourra demander la restitution de la voiture.

    16. Quel sport est le plus facile à parier ?

    Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

    17. Comment 1xBet remboursé ?

    S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

    18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

    On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

    19. Qui est ZEbet ?

    ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

    20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

    L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

    21. Ou parier tabac ?

    Parier au tabac : comment ça marche ?
    • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
    • Se rendre à la borne FDJ ;
    • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
    • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
    • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

    22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

    Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

    23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

    1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

    24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

    Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

    25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

    Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.