Pourquoi cette question fascine-t-elle autant ? Parce qu’elle cristallise nos fantasmes sur la richesse extrême, mais aussi nos peurs. Un trillionaire, c’est un individu dont la fortune équivaut au PIB de pays comme l’Arabie saoudite ou la Suisse. Autant dire que son pouvoir dépasserait largement celui des États. Alors, qui a vraiment une chance ? Et surtout, à quel prix ?
Le trillion : une fortune qui défie l’imagination
Commençons par le commencement. Un trillion, c’est quoi, au juste ? En français, on parle bien de 1 000 milliards, soit un million de millions. Pour donner une idée, si vous dépensiez un million de dollars par jour depuis la naissance du Christ, vous n’auriez pas encore atteint cette somme. (Oui, ça donne le tournis.)
Mais au-delà des chiffres, c’est la concentration du pouvoir qui interroge. En 2024, les 10 hommes les plus riches du monde possèdent ensemble environ 1 500 milliards de dollars. Le premier trillionaire, lui, possédera à lui seul les deux tiers de cette fortune. Or, comme le soulignait l’économiste Thomas Piketty, "quand la richesse se concentre à ce point, la démocratie en prend un coup". Sauf que cette fois, on ne parle plus de quelques centaines de milliards, mais d’un seuil symbolique qui pourrait redéfinir les rapports de force mondiaux.
Pourquoi maintenant ?
La question n’a jamais été aussi pertinente. En 1987, le magazine Forbes lançait son premier classement des milliardaires avec 140 noms. Aujourd’hui, ils sont plus de 2 700. Et ce n’est qu’un début : selon une étude d’Oxfam, un nouveau milliardaire apparaît toutes les 30 heures en moyenne. À ce rythme, le premier trillionaire pourrait émerger d’ici 2030-2035. Le problème, c’est que cette accélération n’est pas linéaire. Elle dépend de facteurs aussi imprévisibles que les crises géopolitiques, les bulles spéculatives ou… les caprices de la Bourse.
Prenez l’exemple de Tesla. En 2020, Elon Musk valait "seulement" 25 milliards. Deux ans plus tard, il frôlait les 300 milliards. Puis, en 2023, sa fortune a fondu de 200 milliards en quelques mois. Résultat : on est loin du compte. Mais ces montagnes russes montrent une chose : dans l’économie moderne, la fortune se construit (et se détruit) à une vitesse folle. Et c’est précisément là que réside l’espoir – ou la menace – du premier trillionaire.
Les 5 prétendants les plus crédibles (et pourquoi ils pourraient échouer)
Si l’on en croit les pronostics, cinq noms reviennent sans cesse. Pourtant, aucun d’eux n’a encore toutes les cartes en main. Voici pourquoi.
1. Elon Musk : le roi des montagnes russes
Avec une fortune oscillant entre 200 et 250 milliards, Elon Musk est le candidat le plus médiatisé. Et pour cause : il incarne l’archétype du visionnaire qui bouscule les règles. SpaceX, Tesla, Neuralink, X (ex-Twitter)… Ses entreprises couvrent des secteurs à fort potentiel de disruption. Le truc, c’est que Musk mise tout sur des paris technologiques à très long terme : la colonisation de Mars, les voitures autonomes, l’interface cerveau-machine. Or, ces marchés mettront des décennies à mûrir – si tant est qu’ils y parviennent.
Pire, son style de management erratique fait fuir les investisseurs. Son rachat de Twitter (devenu X) a coûté 44 milliards et fait perdre des milliards à Tesla. Du coup, sa fortune dépend trop d’un seul titre : l’action Tesla. Et comme le disait Warren Buffett, "ne mettez jamais tous vos œufs dans le même panier, surtout s’il est en feu".
2. Jeff Bezos : l’empereur de l’invisible
Bezos, lui, a un avantage : Amazon. Le géant du e-commerce et du cloud (AWS) génère des cash-flows colossaux, même en période de crise. Sa fortune ? Environ 200 milliards, mais avec une particularité : il en convertit une partie en actifs tangibles. En 2023, il a acheté un yacht de 500 millions de dollars, un ranch de 30 000 hectares, et investi massivement dans des startups spatiales. Le problème, c’est que ces dépenses pharaoniques ne rapportent pas (encore).
Reste que Bezos a un atout maître : la diversification. Blue Origin, son entreprise spatiale, pourrait exploser si le tourisme orbital décolle. Et AWS, qui représente 70 % des profits d’Amazon, reste un monopole de fait dans le cloud. Sauf que… la régulation antitrust guette. Si les États-Unis ou l’UE décident de démanteler Amazon, sa fortune pourrait s’effondrer du jour au lendemain. Bref, Bezos a les moyens, mais pas la garantie.
3. Bernard Arnault : l’homme qui a dompté le luxe
Le PDG de LVMH est souvent sous-estimé dans cette course. Pourtant, avec 200 milliards de dollars, il est le seul à avoir bâti un empire sans dépendre de la tech. Son secret ? Le luxe, un secteur qui résiste aux crises. En 2020, alors que le monde s’effondrait, LVMH enregistrait des records de ventes. Et en 2024, la marque a racheté Tiffany & Co. pour 16 milliards, prouvant que l’appétit d’Arnault est sans limites.
Mais là où ça coince, c’est que le luxe est un marché de niche. Même avec 75 marques sous son égide (Dior, Louis Vuitton, Moët & Chandon…), LVMH ne peut pas croître indéfiniment. Les Chinois, principaux clients, ralentissent leurs achats. Et les jeunes générations préfèrent les marques éthiques aux sacs à 5 000 euros. Autant dire que le trillion semble hors de portée… sauf si Arnault invente un nouveau modèle. (Et pour l’instant, il n’a pas montré de signes en ce sens.)
4. Mark Zuckerberg : le pari sur le métavers (et son échec)
Zuckerberg a tout misé sur le métavers. En 2021, il a rebaptisé Facebook en Meta et investi 36 milliards dans cette technologie. Résultat ? En 2024, le métavers est un flop. Les casques VR prennent la poussière, et les investisseurs fuient. Pourtant, sa fortune personnelle dépasse les 170 milliards. Comment ? Grâce à une stratégie simple : il détient 13 % de Meta, et l’entreprise reste ultra-rentable grâce à la publicité.
Le problème, c’est que Meta dépend à 98 % des revenus publicitaires. Or, Apple a changé les règles du jeu en 2021 avec son système de tracking (AT&T), faisant perdre des milliards à Facebook. Et les régulateurs européens et américains serrent la vis. Du coup, Zuckerberg mise sur l’IA pour relancer la croissance. Mais même avec les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle, on est loin d’un business model capable de propulser sa fortune à 1 000 milliards. À moins qu’il ne trouve un nouveau filon… comme l’a fait Bezos avec AWS.
5. Un inconnu : le vrai favori ?
Et si le premier trillionaire n’était pas encore dans le classement Forbes ? L’histoire regorge d’exemples de fortunes bâties dans l’ombre. En 1980, personne ne connaissait Bill Gates. En 2000, Larry Page et Sergey Brin étaient des étudiants. En 2010, Brian Chesky (Airbnb) vendait des céréales pour survivre. Alors, qui pourrait émerger ?
Trois pistes sérieuses :
— Un fondateur de startup IA. Des entreprises comme Anthropic, Mistral ou xAI valent déjà des dizaines de milliards. Si l’une d’elles domine le marché, son fondateur pourrait devenir trillionaire en quelques années. (Imaginez un ChatGPT 100 fois plus puissant, intégré dans tous les logiciels du monde.)
— Un magnat des énergies vertes. Avec la transition écologique, les milliardaires du pétrole pourraient être remplacés par ceux des batteries, du solaire ou de la fusion nucléaire. Elon Musk a déjà tenté le coup avec Tesla, mais d’autres pourraient réussir là où il a échoué.
— Un roi des cryptomonnaies. Vitalik Buterin (Ethereum) ou un inconnu pourrait créer la prochaine révolution financière. En 2021, le Bitcoin a frôlé les 69 000 dollars. Si une crypto atteint 1 million de dollars, son créateur deviendrait trillionaire. (Oui, c’est spéculatif. Mais l’histoire de la finance est faite de spéculations.)
Le point commun de ces scénarios ? Ils reposent sur des technologies ou des marchés encore immatures. Et c’est précisément là que réside l’opportunité.
Les 3 secteurs qui pourraient créer le premier trillionaire (et pourquoi on les ignore)
Si vous pensez que la tech ou la finance sont les seuls secteurs capables de générer une telle fortune, détrompez-vous. Les véritables révolutions viennent souvent de là où on ne les attend pas. Voici trois industries sous-estimées qui pourraient tout changer.
1. L’agriculture high-tech : nourrir 10 milliards d’humains
En 2050, la planète comptera 10 milliards d’habitants. Pour les nourrir, il faudra augmenter la production alimentaire de 70 %. Or, les terres arables se raréfient, et le changement climatique aggrave les sécheresses. Résultat : l’agriculture verticale, les OGM nouvelle génération et les protéines synthétiques pourraient devenir les nouveaux Eldorados.
Prenez l’exemple de Plenty, une startup californienne qui cultive des légumes en intérieur, sans soleil ni pesticides. En 2023, elle a levé 400 millions de dollars. Autre exemple : Impossible Foods, qui produit de la viande à partir de plantes, est valorisée à 7 milliards. Et ce n’est qu’un début. Si une entreprise parvient à industrialiser la production de viande cultivée en labo (comme Upside Foods), son fondateur pourrait devenir trillionaire. Car, comme le disait un investisseur en biotech : "Celui qui résoudra la faim du monde ne sera pas un philanthrope, mais le prochain Rockefeller."
2. La santé personnalisée : le business de l’immortalité
Vivre jusqu’à 120 ans ? C’est le rêve de Silicon Valley. Et les milliardaires y investissent des fortunes. Peter Thiel (cofondateur de PayPal) finance des recherches sur le rajeunissement. Jeff Bezos a injecté 3 milliards dans Altos Labs, une startup qui travaille sur la reprogrammation cellulaire. Et Larry Ellison (Oracle) a dépensé des centaines de millions pour comprendre le vieillissement.
Le marché est colossal : si une entreprise découvre un traitement contre le cancer, Alzheimer ou même le vieillissement, elle deviendra plus puissante que tous les laboratoires pharmaceutiques réunis. Et son fondateur ? Trillionaire en moins de 10 ans. Le problème, c’est que la science avance lentement. Mais avec l’IA et le séquençage génétique, les progrès s’accélèrent. En 2023, une étude a montré qu’on pouvait inverser le vieillissement chez des souris. Et si le premier traitement humain arrivait d’ici 2030 ?
(Je reste convaincu que c’est le secteur le plus prometteur – et le plus effrayant. Car une fois qu’on aura vaincu la mort, qui décidera qui a le droit de vivre éternellement ?)
3. L’espace : la nouvelle frontière du capitalisme
Elon Musk et Jeff Bezos dépensent des milliards pour coloniser Mars et exploiter les astéroïdes. Mais ils ne sont pas les seuls. Des entreprises comme AstroForge ou Karma veulent miner les métaux rares dans l’espace. Pourquoi ? Parce qu’un seul astéroïde comme Psyché 16 contient assez d’or et de platine pour faire s’effondrer les marchés terrestres. Sa valeur ? 10 000 quadrillions de dollars. (Oui, vous avez bien lu.)
Le défi technique est immense : il faut envoyer des robots, extraire les minerais, et les ramener sur Terre. Mais si une entreprise y parvient, elle deviendra instantanément la plus riche de l’histoire. Et son fondateur ? Le premier trillionaire. Car, comme le disait un analyste de la NASA : "Celui qui contrôlera les ressources spatiales contrôlera l’économie mondiale."
Pourquoi aucun d’eux n’y arrivera (ou presque)
Tout le monde parie sur les milliardaires actuels. Pourtant, l’histoire montre que les fortunes extrêmes se construisent rarement sur la durée. Voici les trois pièges qui guettent nos prétendants.
1. La malédiction des empires familiaux
Les Rockefeller, les Vanderbilt, les Carnegie… Toutes ces dynasties ont vu leur fortune s’effriter en quelques générations. Pourquoi ? Parce que la richesse se dilue. Les héritiers dépensent sans compter, les entreprises sont démantelées, et les marchés changent. Aujourd’hui, les milliardaires l’ont compris : ils veulent éviter le même sort.
Mais voici le paradoxe : plus une fortune est concentrée, plus elle est vulnérable. Prenez Elon Musk. S’il meurt demain, sa famille héritera de ses actions Tesla et SpaceX. Mais sans son génie (ou son ego), ces entreprises pourraient s’effondrer. Même chose pour Bezos : si Amazon perd son avantage concurrentiel, sa fortune fondra comme neige au soleil. Or, dans un monde où les technologies évoluent à toute vitesse, personne n’est à l’abri.
2. La régulation : le vrai frein aux fortunes colossales
Les États n’aiment pas les milliardaires trop puissants. En 1911, la Standard Oil de Rockefeller a été démantelée. En 2024, les régulateurs américains et européens s’attaquent à Apple, Google et Amazon. Et ce n’est qu’un début. Si un individu approche du trillion, les gouvernements feront tout pour l’arrêter.
Comment ? En taxant massivement les successions (comme en France), en imposant des lois antitrust, ou en nationalisant des secteurs clés. Imaginez un monde où les États interdisent les cryptomonnaies, taxent à 90 % les héritages, ou nationalisent les mines spatiales. Autant dire que le premier trillionaire devra jouer un jeu d’équilibriste entre légalité et illégalité. (Et croyez-moi, ça finira mal.)
3. La révolution technologique qui n’aura pas lieu
Toutes les prédictions sur les trillionaires reposent sur une hypothèse : une technologie disruptive va émerger et tout changer. Mais si cette technologie n’arrive jamais ? Si l’IA reste cantonnée à des chatbots, si le métavers ne décolle pas, si les voitures autonomes tuent plus de gens qu’elles n’en sauvent ?
Prenez l’exemple des voitures volantes. En 2010, on nous promettait des taxis aériens pour 2020. Aujourd’hui, on attend toujours. Même chose pour la fusion nucléaire : depuis 50 ans, on nous dit qu’elle est "dans 30 ans". Résultat : les milliardaires qui misent sur ces technologies pourraient se retrouver ruinés. Et le premier trillionaire ? Il viendra peut-être d’un secteur qu’on a sous-estimé… ou d’un coup de chance.
Les 5 erreurs qui empêchent de voir le vrai gagnant
On se trompe souvent sur les milliardaires. Voici les idées reçues qui faussent les pronostics.
1. "Il faut être dans la tech pour devenir trillionaire"
Faux. La tech domine aujourd’hui, mais l’histoire montre que les fortunes se bâtissent sur des besoins universels : la nourriture, l’énergie, la santé. Rockefeller a fait fortune avec le pétrole. Carnegie avec l’acier. Les prochains trillionaires viendront peut-être de l’agriculture ou de la médecine. (Et si vous voulez parier, misez sur les startups qui résolvent des problèmes concrets, pas sur les réseaux sociaux.)
2. "Les héritiers ont un avantage"
Double faux. Les héritiers dépensent plus qu’ils ne gagnent. En 2023, les 500 personnes les plus riches du monde ont perdu 1 400 milliards de dollars en un an. Pourquoi ? Parce que la richesse se détruit plus vite qu’elle ne se crée. Les seuls héritiers qui s’en sortent sont ceux qui innovent, comme François Pinault (Kering) ou Bernard Arnault. Les autres ? Ils finissent comme les Vanderbilt : oubliés de l’histoire.
3. "Il faut être un génie pour devenir trillionaire"
Encore faux. La plupart des milliardaires ne sont pas des génies, mais des opportunistes. Steve Jobs a volé l’idée de l’iPhone à Xerox. Jeff Bezos a copié le modèle d’Amazon sur les librairies en ligne existantes. Elon Musk a racheté Tesla et SpaceX après que leurs fondateurs aient échoué. Le vrai talent ? Savoir repérer les tendances avant les autres et prendre des risques. (Et accessoirement, avoir un peu de chance.)
4. "La fortune se construit en 10 ans"
Pas toujours. Warren Buffett a mis 50 ans à devenir milliardaire. Sam Walton (fondateur de Walmart) a mis 30 ans. Aujourd’hui, avec l’inflation des valorisations, on croit que tout va plus vite. Mais les vraies fortunes se bâtissent sur des décennies. Le premier trillionaire pourrait très bien être un inconnu de 40 ans qui travaille dans l’ombre depuis 20 ans. (Et vous ne le connaîtrez que quand il sera trop tard.)
5. "Le premier trillionaire sera américain"
Là, c’est le plus gros piège. Les États-Unis dominent le classement Forbes, mais la Chine et l’Inde rattrapent leur retard. En 2023, la Chine comptait 800 milliardaires, contre 700 aux États-Unis. Et avec la croissance économique asiatique, le premier trillionaire pourrait très bien venir de Shenzhen ou de Mumbai.
Prenez l’exemple de Mukesh Ambani, l’homme le plus riche d’Inde. Sa fortune ? 110 milliards. Mais son empire (Reliance Industries) touche à tout : télécoms, énergie, retail, médias. Et avec la digitalisation de l’Inde, il a un marché de 1,4 milliard de personnes à conquérir. Autant dire que si quelqu’un peut devenir trillionaire hors des États-Unis, c’est lui. (Ou un de ses concurrents.)
Questions fréquentes : tout ce que vous n’osez pas demander
Combien de temps faudra-t-il pour que le premier trillionaire émerge ?
Les prévisions varient. Oxfam table sur 2030-2035. Les économistes de Goldman Sachs penchent pour 2040. Mais tout dépend des marchés. Si une bulle spéculative éclate (comme en 2000 ou 2008), ça peut prendre 20 ans de plus. À l’inverse, si une technologie révolutionnaire émerge (comme Internet en 1995), ça peut arriver en 5 ans. Bref, personne ne sait. (Et ceux qui prétendent le contraire mentent.)
Un trillionaire pourrait-il être une femme ?
Théoriquement, oui. Mais en pratique, c’est peu probable. En 2024, seules 10 % des milliardaires sont des femmes. Et la plupart ont hérité de leur fortune (comme Françoise Bettencourt Meyers, héritière de L’Oréal). Les seules self-made women milliardaires viennent de Chine (comme Zhong Huijuan, fondatrice de Hansoh Pharmaceutical).
Pourquoi si peu de femmes ? Parce que les secteurs qui créent des fortunes (tech, finance, énergie) sont encore dominés par les hommes. Et les investisseurs (souvent masculins) ont tendance à financer des entrepreneurs qui leur ressemblent. Résultat : les femmes doivent travailler deux fois plus pour obtenir la moitié de la reconnaissance. (Et ça, c’est un vrai scandale.)
Que ferait un trillionaire avec son argent ?
Tout dépend de sa personnalité. Certains deviendraient mégalomanes : acheter des pays, construire des villes flottantes, financer des guerres privées. D’autres seraient philanthropes : éradiquer la faim, guérir le cancer, coloniser Mars. Mais une chose est sûre : un trillionaire aurait un pouvoir sans précédent. Il pourrait influencer les élections, corrompre des gouvernements, ou même créer sa propre monnaie.
Prenez l’exemple de George Soros. Avec "seulement" 7 milliards, il a fait tomber des gouvernements (comme en Malaisie en 1997). Imaginez ce que pourrait faire quelqu’un avec 1 000 milliards. (Et ça fait peur.)
Est-ce que ça changerait vraiment quelque chose pour nous ?
Pas directement. Si Elon Musk devient trillionaire, vous ne verrez pas la différence dans votre portefeuille. Mais indirectement, ça pourrait tout changer. Un trillionaire aurait les moyens de :
— Contrôler les médias. Avec 1 000 milliards, on peut racheter tous les grands groupes de presse du monde. (Et influencer l’opinion publique.)
— Financer des révolutions. 1 000 milliards, c’est assez pour armer une armée privée ou renverser un gouvernement. (Comme l’a fait la CIA pendant la guerre froide.)
— Créer des États parallèles. Certains milliardaires rêvent de villes flottantes ou de colonies spatiales. Avec 1 000 milliards, ils pourraient les construire. (Et échapper aux lois terrestres.)
Bref, le premier trillionaire ne serait pas juste un homme très riche. Ce serait un acteur géopolitique à part entière. Et ça, ça change tout.
Verdict : qui sera le premier trillionaire ?
Après avoir passé en revue les candidats, les secteurs et les pièges, voici ma conviction : le premier trillionaire ne sera ni Musk, ni Bezos, ni Arnault. Ce sera un inconnu, dans un secteur qu’on sous-estime aujourd’hui, qui profitera d’une révolution technologique ou géopolitique.
Mon pari ? Un fondateur de startup dans la santé ou l’agriculture high-tech. Pourquoi ? Parce que ces secteurs répondent à des besoins vitaux (nourriture, santé), et que les marchés sont immenses. Et parce que les milliardaires actuels sont trop exposés aux risques réglementaires ou technologiques.
Mais attention : ce ne sera pas une bonne nouvelle. Un trillionaire, c’est la preuve que les inégalités ont atteint un niveau insoutenable. C’est le signe que le capitalisme a dépassé toutes les limites. Et c’est une menace pour la démocratie. (Car quand un individu a plus de pouvoir qu’un État, la démocratie devient une illusion.)
Alors, qui sera le premier trillionaire ? Personne ne le sait. Mais une chose est sûre : quand il émergera, le monde ne sera plus jamais le même. Et vous, seriez-vous prêt à vivre dans un monde où un seul homme possède plus que des pays entiers ?
