Un été sans vrai roi de la sono ?
Alors d’entrée, on va pas se mentir : l’été 2023, musicalement, il a été bizarre. Pas mauvais hein, loin de là. Mais on n’a pas eu ce truc, ce hit massue, qui te saute dessus dès la première note et qui te poursuit pendant trois mois. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce genre de chanson qu’au bout de la cinquième fois tu râles, mais que tu fredonnes quand même sous la douche ? En 2022, c’était “As It Was” de Harry Styles, partout. En 2021, “Montero” ou “Peaches”, clair. Mais en 2023… c’est plus flou.
“Dopamine” de Aya Nakamura : le truc qui monte, monte
Allez, soyons honnête : Aya Nakamura, elle a quand même fait un carton avec “Dopamine”. L’album, c’est un truc de ouf. Et surtout, “Baby”, avec Damso… mon Dieu. Cette chanson, je l’ai entendue au moins dix fois en juillet, que ce soit dans les bals populaires, aux terrasses de café à Montpellier, ou même dans la voiture de mon pote Julien qui écoute que du rap old school d’habitude. Il a fini par mettre le replay, je l’ai vu dans le rétro !
Mais “Dopamine” dans son ensemble, c’est plus un album-événement qu’un seul tube. Enfin, “Plus jamais” aussi, elle passe bien, mais bon… est-ce que c’est LE tube de l’été ? J’en sais rien. Peut-être que c’est moi, mais j’ai l’impression qu’on a tous un peu trop de choix cette année.
Et si c’était une chanson sortie en 2022 ?
Parce que là, je vais vous dire un truc un peu bizarre : en août, j’étais à Saint-Tropez — pas pour traîner avec les people hein, j’étais chez une copine qui bosse dans un bar — et ils passaient encore “Flowers” de Miley Cyrus. Tous les jours. En boucle. Même les enfants la chantaient. Genre, un gamin de 8 ans, en slip de bain, qui hurle “I can buy myself flowers” en pataugeant dans la piscine… c’était glauque, mais tellement vrai.
Donc bon, est-ce que “Flowers” est devenue le tube de l’été 2023 par défaut ? Un peu comme quand t’as pas de pain, tu manges des biscottes ? Possible. Parce que la chanson, elle est sortie en janvier, mais elle a tellement bien tenu que… ouais, en fait, elle a colonisé l’été.
Les concurrents sérieux (mais pas assez)
Y’a eu du lourd quand même. “Paint The Town Red” de Doja Cat, là, c’est une bombe. Le son, les paroles, le flow… et cette ligne de basse, mon pote. Je l’ai entendue à un mariage en juillet — oui, un mariage — et même les vieux se sont levés. Même ma tante Gisèle, celle qui danse comme un manche à balai, elle a fait deux pas. C’est dire.
Mais bon, est-ce que c’est devenu *le* son ? Franchement, non. Elle a cartonné, mais elle est pas rentrée dans la peau de l’été comme certaines autres. Peut-être parce que Doja, elle fait plus de buzz que de tubes universels. Tu vois ce que je veux dire ?
Et puis y’a eu “Cruel Summer” de Taylor Swift. Oui, Taylor. Encore. Mais là, c’est dingue : une chanson sortie en 2019, sur un album qui a été relancé en 2023… et paf, elle explose. En juillet, je l’ai entendue dans une boutique H&M à Lyon, à une station-service en Espagne, et même dans un hammam à Marrakech (je sais pas pourquoi, mais ils mettent toujours du Swift là-bas). C’est un truc de malade.
Et la scène française ?
On va pas oublier notre petit monde. Soolking, il a sorti “Mon âme” avec Vianney — ouais, Vianney, le mec aux pulls moches — et c’était mignon. Mignon, mais pas foufou. C’est joli, c’est bien chanté, mais tu l’oublies après deux jours. Enfin, moi oui.
Jul, lui, il est partout. Toujours. Il sort un album tous les deux mois, et y’a toujours un ou deux sons qui passent. “Même pas cap” ou “Je me suis promis”, je les ai entendus, mais sans jamais me dire “ah, voilà LE tube”. C’est plus du bruit de fond musical, tu vois ?
La dispersion, c’est le vrai phénomène
En vrai, je crois que le truc le plus intéressant de l’été 2023, c’est qu’il n’y a pas eu *un* tube. Y’en a eu plein. Parce que maintenant, avec les playlists, TikTok, les algorithmes… chacun a son été musical perso. Moi, j’étais dans “Barbie World” avec Nicki Minaj pendant deux semaines, juste parce que j’avais vu le film et que je kiffais le délire. Mon pote Mehdi, lui, il était sur “Water” de Tyla, complètement obsédé. Une collègue, elle ne jurait que par “Miracle” de Calvin Harris.
Donc en fait, y’a pas eu de consensus. Avant, on avait *une* chanson nationale. Là, on a des micro-tubes, des sons qui explosent sur les réseaux, mais qui durent trois semaines. Et après, vlan, un autre prend la place.
Et mon cœur, il penche pour qui ?
Bon, je vais vous avouer un truc : ma chanson préférée de l’été, c’est “Pégase” de Soolking. Non, pas celle avec Vianney. L’autre. Avec le clip dans le désert, les voitures, les femmes qui dansent… j’ai passé une soirée entière à l’écouter en boucle sur Spotify, allongé sur mon balcon, un Coca light à la main, en regardant les étoiles. J’étais un peu à l’ouest, je vous cache pas. Mais c’était beau. Et ça m’a marqué.
Mais bon, “Pégase”, elle a pas envahi les radios. Elle a pas été le son des piscines. Alors est-ce que c’est le tube de l’été ? Pour moi, oui. Pour tout le monde ? Sûrement pas.
Conclusion : l’été 2023, c’était le règne du choix
En résumé, si on doit absolument désigner *un* tube de l’été 2023… je dirais que c’est “Flowers” de Miley Cyrus, par défaut. Mais en vrai, c’est un peu triste. Parce que l’été, c’est aussi cette chanson qu’on déteste mais qu’on connaît par cœur, qu’on chante en riant avec des inconnus sur une plage à deux heures du matin.
Et en 2023, on a eu plein de moments comme ça, mais dispersés. Chacun son truc. Chacun sa bulle. C’est peut-être ça, le vrai son de l’été : le bruit de nos écouteurs qui ne se débranchent plus.
Et vous, franchement, vous diriez quoi ? C’était quoi VOTRE tube de l’été ? Parce que là, j’suis curieux. Moi j’attends toujours la prochaine vague, celle qui va tout balayer. Enfin bref, on verra en 2024.
