Le taro : qu'est-ce que c'est au juste ?
Avant de commencer à cuisiner, un petit point sur ce qu'est vraiment le taro. Il s'agit d'un tubercule, comme la patate douce ou la pomme de terre, mais avec une texture un peu plus crémeuse une fois cuit. Il a un goût légèrement sucré, mais il est surtout apprécié pour sa capacité à absorber les saveurs des autres ingrédients avec lesquels il est cuisiné.
On le trouve souvent sous forme de purée, dans des soupes ou même dans des desserts. Attention cependant : le taro cru peut être toxique, alors ne vous précipitez pas pour le manger tel quel ! Il faut impérativement le cuire.
Comment préparer le taro pour la cuisson ?
Le premier truc à savoir, c'est que la peau du taro est un peu rugueuse et plutôt épaisse. Il est donc recommandé de l'éplucher avant de le cuisiner. Cela peut être un peu pénible, mais rien de bien compliqué : un bon couteau ou un éplucheur suffit généralement. Pour vous faciliter la vie, je vous conseille de couper d’abord le taro en morceaux, puis d’éplucher chaque morceau avec un couteau. Si la peau est bien dure, vous pouvez même faire une légère incision tout autour du tubercule avant de le peler, ça évite de passer trop de temps dessus.
Ah, et si vous avez la peau sensible, mieux vaut porter des gants ou vous laver les mains immédiatement après, car le taro peut parfois laisser une légère irritation sur la peau.
Cuisson à l'eau : la méthode la plus simple
L’une des façons les plus courantes de cuire le taro, c’est de le faire bouillir. Oui, aussi simple que ça ! Une fois que le taro est épluché et coupé en morceaux (pas trop gros pour que ça cuise bien), il vous suffit de le plonger dans une grande casserole d’eau salée, comme vous le feriez avec des pommes de terre.
Laissez-le cuire pendant environ 20 à 30 minutes, selon la taille des morceaux. Vous saurez que c’est prêt quand vous pouvez y insérer facilement une fourchette ou un couteau. Si la chair du taro est tendre et se détache facilement, c’est gagné !
Et si vous préférez cuire le taro à la vapeur ?
Vous pouvez aussi choisir de cuire le taro à la vapeur, ce qui est encore plus pratique si vous avez une cocotte-minute ou un cuit-vapeur. Cette méthode est idéale si vous souhaitez conserver un maximum de nutriments et avoir une texture légèrement plus ferme. Il suffit de placer les morceaux de taro dans le panier vapeur et de les faire cuire pendant environ 20 minutes. Une fois la cuisson terminée, vous obtenez un taro moelleux à l’intérieur et légèrement sec à l’extérieur, parfait pour les purées ou même pour le faire frire après.
Le taro frit : un délice à découvrir !
Si vous aimez les recettes un peu plus gourmandes, je vous conseille de faire frire le taro. Après l’avoir fait cuire à l’eau ou à la vapeur, laissez-le refroidir un peu. Ensuite, coupez-le en tranches ou en cubes, puis faites chauffer de l’huile dans une poêle. Faites dorer les morceaux de taro à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient bien croustillants. Un vrai délice ! Vous pouvez les assaisonner avec du sel, du poivre, ou même un peu de paprika pour ajouter du piquant.
Dans des soupes et des curry
Une autre façon populaire de cuisiner le taro, c’est dans des soupes ou des currys. En Asie, il est souvent ajouté aux plats mijotés, ce qui lui permet d’absorber toutes les saveurs de la sauce et des épices. Vous pouvez donc ajouter des morceaux de taro dans un curry de légumes ou une soupe crémeuse. Après l’avoir fait cuire, il devient super tendre et prend la texture parfaite pour ces plats.
Le taro en dessert : une touche sucrée
Oui, oui, le taro ne se limite pas aux plats salés ! En Asie, il est aussi utilisé dans les desserts. Par exemple, le « taro pudding » ou la célèbre taro bubble tea. Après avoir fait cuire le taro, vous pouvez le réduire en purée, puis l’ajouter à des préparations sucrées comme des tartes, des gâteaux ou des glaces. C’est vraiment une alternative originale si vous cherchez à varier les plaisirs !
Pour conclure
Cuisiner le taro, c’est plutôt simple, même si c’est un ingrédient un peu mystérieux pour certains. Que ce soit en purée, frit, dans des currys ou en dessert, il y a mille façons de l’apprêter. La clé, c’est de bien le cuire, de l’éplucher correctement, et surtout, de ne jamais oublier qu’il ne faut pas le manger cru !
Alors, vous êtes prêts à tenter l’expérience avec ce tubercule venu d’ailleurs ? Vous ne serez pas déçus !

