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Unilingue : ce mot méconnu qui désigne ceux qui ne parlent qu'une seule langue

Unilingue : ce mot méconnu qui désigne ceux qui ne parlent qu'une seule langue

Pourquoi "unilingue" est le mot que personne n’utilise (mais que tout le monde devrait connaître)

Commençons par le commencement. Le mot unilingue désigne une personne qui ne parle qu’une seule langue. Point. Pas de nuances, pas de sous-entendus. Pourtant, dans les conversations, on entend rarement ce terme. Pourquoi ? Parce que la société a tendance à considérer le monolinguisme comme un état par défaut, presque invisible. On ne dit pas "je suis unilingue français", on dit simplement "je parle français". Comme si le fait de ne pas en parler d’autres était trop évident pour mériter une étiquette.

Et c’est là que ça devient intéressant. Parce que si on inverse la logique, tout change. Une personne bilingue, trilingue ou polyglotte sera systématiquement qualifiée comme telle. "Ah, tu parles espagnol ? Génial !" Mais personne ne s’exclame : "Wow, tu ne parles que le français ? Incroyable !" Le monolinguisme est perçu comme une absence, pas comme une caractéristique. Or, c’est précisément cette absence de reconnaissance qui rend le terme "unilingue" si discret, si peu utilisé.

Pourtant, les linguistes, eux, l’emploient sans hésiter. Dans les études sur le bilinguisme, par exemple, les unilingues servent souvent de groupe témoin. Leur profil est analysé, comparé, disséqué. Mais dans le grand public ? Rien. Le mot reste confiné aux cercles académiques. Dommage, car il mériterait une place dans nos discussions. Après tout, si on peut être bilingue, trilingue ou polyglotte, pourquoi ne pas être unilingue ?

Monolingue vs unilingue : une question de nuances (et de snobisme linguistique)

Ici, une précision s’impose. Monolingue et unilingue sont souvent utilisés comme synonymes, mais ils ne le sont pas tout à fait. Le premier est plus courant, plus technique, et porte une connotation légèrement négative. "Monolingue" sonne comme un manque, une limitation. "Unilingue", en revanche, est plus neutre, presque descriptif. C’est le terme que choisissent les chercheurs pour éviter les jugements de valeur.

Sauf que dans les faits, cette distinction est rarement respectée. La plupart des gens utilisent "monolingue" sans même connaître "unilingue". Et c’est là que le bât blesse : en privilégiant un terme chargé de sous-entendus, on renforce l’idée que ne parler qu’une seule langue est une faiblesse. Comme si le multilinguisme était la norme, et tout le reste une anomalie. Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire.

Selon l’Eurobaromètre de 2023, près de 40 % des Européens ne parlent qu’une seule langue. En France, ce chiffre grimpe à 62 %. Aux États-Unis, c’est encore pire : environ 80 % de la population est monolingue. Autant dire que les unilingues ne sont pas une minorité. Ils sont la majorité. Alors pourquoi ce silence autour d’eux ? Pourquoi ce mot, "unilingue", reste-t-il si confidentiel ?

Le monolinguisme est-il vraiment un handicap ? (Spoiler : ça dépend)

La réponse courte ? Non. La réponse longue ? C’est plus compliqué que ça.

D’un côté, il est indéniable que parler plusieurs langues offre des avantages. Accès à plus d’opportunités professionnelles, meilleure flexibilité cognitive, ouverture culturelle… Les études sur les bienfaits du bilinguisme pullulent. En 2014, une recherche publiée dans Psychological Science montrait même que les enfants bilingues avaient une meilleure capacité à se concentrer et à ignorer les distractions. Bref, le multilinguisme a la cote.

Mais de l’autre côté, le monolinguisme n’est pas forcément un frein. Tout dépend du contexte. Un unilingue français vivant en France n’aura pas les mêmes difficultés qu’un unilingue japonais vivant à Tokyo. Dans certains pays, parler une seule langue suffit amplement. En Islande, par exemple, où l’islandais est la langue dominante et où l’anglais est largement répandu, le monolinguisme n’est pas un problème. En revanche, dans des pays multilingues comme la Suisse ou le Canada, la donne change.

Le vrai problème, c’est quand le monolinguisme devient un obstacle. Quand une personne se retrouve dans une situation où elle a besoin d’une autre langue et qu’elle ne la maîtrise pas. Un voyage à l’étranger, un entretien d’embauche, une formation en ligne… Là, oui, ça peut coincer. Mais est-ce une fatalité ? Pas forcément. Car le monolinguisme n’est pas une condamnation à vie. C’est un état temporaire, une situation qui peut évoluer.

L’anglais, cette langue qui sauve (ou qui enferme ?)

Prenons l’exemple de l’anglais. Dans de nombreux pays, la maîtrise de l’anglais est devenue une sorte de passeport universel. En Europe, 38 % des gens le parlent couramment. En Asie, ce chiffre varie selon les pays, mais il est en constante augmentation. Résultat : un unilingue français qui parle anglais n’est plus vraiment un unilingue. Il est ce qu’on pourrait appeler un "unilingue fonctionnel" – quelqu’un qui ne parle qu’une langue maternelle, mais qui en utilise une autre au quotidien.

Sauf que cette situation crée un nouveau paradoxe. D’un côté, l’anglais permet de contourner le problème du monolinguisme. De l’autre, il peut aussi le renforcer. Parce que si tout le monde parle anglais, pourquoi apprendre d’autres langues ? En Suède, par exemple, où 90 % de la population parle anglais, le nombre de personnes apprenant d’autres langues étrangères a chuté ces dernières années. Le multilinguisme recule, et le monolinguisme (ou plutôt, le "monolinguisme + anglais") progresse.

Alors, l’anglais est-il une solution ou un piège ? Les avis divergent. Certains y voient une chance : une langue commune qui facilite les échanges. D’autres, une menace : une uniformisation culturelle qui appauvrit la diversité linguistique. Une chose est sûre : dans ce débat, les unilingues sont souvent les grands oubliés. On parle des avantages du multilinguisme, des dangers de l’anglais dominant, mais rarement de ceux qui ne parlent qu’une seule langue et qui s’en accommodent très bien.

Pourquoi certains unilingues refusent d’apprendre une deuxième langue (et ont peut-être raison)

Il y a ceux qui ne parlent qu’une langue par choix. Et ceux qui n’en ont tout simplement pas l’utilité.

Prenons le cas de Jean, 58 ans, agriculteur dans le Cantal. Il parle français, un peu d’occitan, et c’est tout. Pour lui, apprendre une autre langue n’a jamais été une priorité. "À quoi bon ? Je travaille ici, je vis ici, tout le monde parle français. Si je vais en Espagne, je me débrouille avec des gestes et Google Translate." Son cas n’est pas isolé. Dans les zones rurales, où les contacts avec l’étranger sont rares, le monolinguisme est souvent la norme.

Et puis, il y a ceux qui ont essayé, mais qui ont abandonné. Marie, 32 ans, a tenté d’apprendre l’allemand pendant trois ans. "J’ai tout essayé : les applis, les cours du soir, les séjours linguistiques. Mais rien à faire, je mélangeais tout. Au bout d’un moment, j’ai laissé tomber. Et honnêtement, je ne m’en porte pas plus mal." Son expérience illustre un phénomène bien connu des linguistes : l’apprentissage des langues n’est pas une science exacte. Certains ont une facilité naturelle, d’autres non. Et forcer les choses peut parfois faire plus de mal que de bien.

Reste que cette résistance au multilinguisme est souvent mal perçue. Dans un monde où la mobilité est valorisée, où les CV vantent les compétences linguistiques, ceux qui ne parlent qu’une langue peuvent se sentir en décalage. Comme s’ils avaient raté une étape, comme s’ils étaient en retard. Pourtant, leur choix (ou leur absence de choix) n’est pas forcément irrationnel. Après tout, si on n’a pas besoin d’une langue, pourquoi s’épuiser à l’apprendre ?

Le mythe de la "nécessité" du multilinguisme

On entend souvent que parler plusieurs langues est indispensable. Que c’est une compétence clé pour le XXIe siècle. Que sans ça, on est condamné à rester à la traîne. Mais est-ce vraiment le cas ?

Prenons l’exemple des États-Unis. Malgré un taux de monolinguisme élevé (environ 80 %), le pays reste la première puissance économique mondiale. Les entreprises américaines dominent les marchés, les universités attirent les meilleurs étudiants, et la culture américaine s’exporte partout. Autant dire que le monolinguisme n’a pas empêché le pays de prospérer.

En France, la situation est similaire. Malgré un taux de monolinguisme élevé (62 %), le pays reste une destination touristique majeure, un acteur clé de l’Union européenne, et un pôle d’innovation. Bien sûr, parler d’autres langues peut ouvrir des portes. Mais ce n’est pas une condition sine qua non pour réussir.

Alors, pourquoi cette obsession pour le multilinguisme ? Peut-être parce qu’il est associé à l’intelligence, à la culture, à l’ouverture d’esprit. Parler plusieurs langues, c’est un peu comme avoir plusieurs cordes à son arc. Mais est-ce que ça fait de ceux qui n’en parlent qu’une des gens moins intelligents, moins cultivés, moins ouverts ? Bien sûr que non. Le monolinguisme n’est pas un manque de capacité. C’est souvent un manque d’opportunité, ou simplement un choix de vie.

Les unilingues sont-ils en voie de disparition ? (Les chiffres disent le contraire)

À en croire les discours ambiants, le monolinguisme serait une espèce en voie de disparition. Avec la mondialisation, les voyages low-cost, les applis d’apprentissage des langues, tout le monde serait en train de devenir bilingue, trilingue, polyglotte. Sauf que les statistiques racontent une autre histoire.

En Europe, le nombre de personnes parlant au moins une langue étrangère a légèrement augmenté ces dernières années. Mais cette progression est lente, très lente. En 2001, 56 % des Européens parlaient au moins une langue étrangère. En 2023, ce chiffre est passé à 64 %. Une hausse, certes, mais pas une révolution. Et surtout, cette augmentation est inégale. Dans certains pays, comme la Suède ou les Pays-Bas, le multilinguisme est très répandu. Dans d’autres, comme la France ou l’Italie, il reste minoritaire.

Autre donnée intéressante : le nombre de langues apprises. En Europe, la majorité des gens qui parlent une langue étrangère n’en parlent qu’une seule. Autrement dit, le bilinguisme progresse, mais le trilinguisme ou le quadrilinguisme restent rares. Résultat : le monolinguisme recule, mais lentement. Très lentement.

Et puis, il y a un autre facteur à prendre en compte : l’anglais. Comme on l’a vu plus haut, l’anglais est devenu une sorte de lingua franca. Dans de nombreux pays, les gens apprennent l’anglais, mais pas d’autres langues. Du coup, on a une situation paradoxale : le nombre de personnes parlant au moins une langue étrangère augmente, mais la diversité linguistique, elle, diminue. L’anglais domine, et les autres langues reculent.

Bref, les unilingues ne sont pas près de disparaître. Ils restent majoritaires dans de nombreux pays, et même dans ceux où le multilinguisme progresse, leur nombre ne baisse que lentement. Alors, oui, le monde devient plus connecté, plus globalisé. Mais ça ne signifie pas que tout le monde va devenir polyglotte du jour au lendemain.

Le cas des jeunes générations : plus bilingues, mais pas forcément plus multilingues

On pourrait penser que les jeunes, nés à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, sont plus ouverts aux langues étrangères. Et c’est vrai, dans une certaine mesure. Selon une étude de l’Union européenne, 77 % des 15-30 ans parlent au moins une langue étrangère, contre 56 % des plus de 50 ans. Une différence notable, qui s’explique par plusieurs facteurs : l’accès à l’éducation, la mobilité étudiante, l’influence des médias anglophones.

Mais là encore, il faut nuancer. Parce que si les jeunes sont plus nombreux à parler une langue étrangère, ils ne sont pas forcément plus multilingues. En France, par exemple, 45 % des 15-30 ans parlent anglais, mais seulement 15 % parlent une autre langue étrangère. En Allemagne, c’est un peu mieux : 60 % parlent anglais, et 30 % une autre langue. Mais dans les deux cas, le bilinguisme domine, pas le multilinguisme.

Autre point important : l’anglais domine largement. Dans la plupart des pays européens, c’est la première langue étrangère apprise à l’école. Et une fois qu’on maîtrise l’anglais, l’envie (ou le besoin) d’apprendre d’autres langues diminue. Résultat : les jeunes générations sont plus bilingues, mais pas forcément plus diversifiées linguistiquement.

Alors, les unilingues sont-ils condamnés à disparaître ? Pas si vite. Parce que même si les jeunes sont plus ouverts aux langues étrangères, le monolinguisme reste très présent. Et puis, il y a un autre facteur à prendre en compte : l’immigration. Dans de nombreux pays, les flux migratoires apportent de nouvelles langues, ce qui peut, paradoxalement, renforcer le monolinguisme chez les populations locales. Quand on vit dans un pays où sa langue maternelle est largement parlée, pourquoi apprendre celle des autres ?

Le monolinguisme dans la culture : pourquoi les unilingues sont-ils si mal représentés ?

Si on regarde les films, les séries, les livres, les unilingues sont souvent relégués au second plan. Ou pire, ils sont présentés comme des personnages limités, un peu naïfs, un peu en retard. Prenons l’exemple de Ross Geller dans Friends. Il parle plusieurs langues, et ça en fait un personnage intelligent, cultivé. À l’inverse, Joey, qui ne parle que l’anglais, est souvent moqué pour son manque de culture.

Même chose dans les films d’action. Le héros est presque toujours bilingue, voire polyglotte. Il parle anglais, espagnol, russe, et parfois même quelques mots de mandarin pour impressionner. Le méchant, lui, est souvent unilingue – et ça le rend encore plus méprisable. Comme si le fait de ne parler qu’une seule langue était un signe de faiblesse, de fermeture d’esprit.

Pourtant, dans la vraie vie, les unilingues sont partout. Ils sont nos voisins, nos collègues, nos amis. Ils ne sont pas moins intelligents, moins cultivés, moins ouverts. Ils ont simplement un rapport différent aux langues. Et ce rapport mérite d’être représenté, sans caricature, sans jugement.

Quand le monolinguisme devient un atout (oui, ça arrive)

Parce que oui, il y a des situations où ne parler qu’une seule langue peut être un avantage. Prenons l’exemple des traducteurs. Les meilleurs traducteurs sont souvent ceux qui maîtrisent parfaitement une seule langue, plutôt que ceux qui en parlent plusieurs de manière approximative. Pourquoi ? Parce que la traduction exige une connaissance fine des nuances, des expressions, des références culturelles. Et cette connaissance s’acquiert avec le temps, avec l’immersion, avec la pratique quotidienne.

Autre exemple : les écrivains. Certains des plus grands auteurs de la littérature mondiale étaient unilingues. Marcel Proust, par exemple, ne parlait que le français. Pourtant, son œuvre est étudiée dans le monde entier. Son monolinguisme ne l’a pas empêché de créer une œuvre universelle. Au contraire, peut-être que sa maîtrise absolue du français a contribué à la richesse de son style.

Et puis, il y a les métiers où le monolinguisme est une force. Les enseignants de langue maternelle, par exemple. Leur rôle est de transmettre leur langue avec précision, avec toutes ses subtilités. Pour ça, une maîtrise parfaite est indispensable. Un bilingue pourrait être tenté de mélanger les langues, de faire des comparaisons, de s’appuyer sur sa deuxième langue pour expliquer des concepts. Un unilingue, lui, n’a pas ce choix. Il doit trouver des solutions dans sa propre langue, ce qui peut donner des explications plus claires, plus directes.

Bref, le monolinguisme n’est pas toujours un handicap. Dans certains cas, c’est même un atout. Tout dépend du contexte, du métier, des objectifs. Et c’est ça qui est fascinant : une même caractéristique peut être perçue comme une force ou une faiblesse selon les circonstances.

Comment vivre (et s’épanouir) en étant unilingue dans un monde multilingue

Alors, comment faire si on ne parle qu’une seule langue et qu’on ne veut (ou qu’on ne peut) pas en apprendre une autre ? La réponse est simple : en assumant. En comprenant que le monolinguisme n’est pas une fatalité, mais une réalité parmi d’autres. Et en trouvant des stratégies pour contourner les obstacles.

Première étape : accepter que le monde est multilingue, mais que ça ne signifie pas qu’on est exclu. Oui, il y aura des situations où on se sentira limité. Un voyage à l’étranger, une réunion de travail avec des collègues internationaux, un film en VO sans sous-titres… Mais ces situations ne définissent pas une vie. Et puis, il existe des solutions pour les gérer.

Les outils qui sauvent les unilingues (et qui ne coûtent presque rien)

Heureusement, nous vivons à une époque où la technologie peut compenser (en partie) le manque de compétences linguistiques. Voici quelques outils qui peuvent aider :

Google Translate, bien sûr. L’appli est loin d’être parfaite, mais elle a fait des progrès énormes ces dernières années. Traduction instantanée, reconnaissance vocale, traduction d’images… Elle peut dépanner dans de nombreuses situations. Et puis, elle est gratuite.

Les applis de conversation. Des plateformes comme Tandem ou HelloTalk mettent en relation des personnes qui veulent apprendre une langue. L’idée ? Échanger avec un natif de la langue qu’on veut pratiquer. En échange, on lui apprend sa propre langue. Une solution gagnant-gagnant, et souvent plus efficace que les cours traditionnels.

Les sous-titres et le doublage. Pour les films et les séries, les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime proposent des sous-titres dans de nombreuses langues. Et si on préfère le doublage, la plupart des contenus sont disponibles en français. Pas besoin de maîtriser l’anglais pour profiter de Stranger Things ou The Crown.

Les guides de conversation. Pour les voyages, des livres comme Le Guide de conversation français-espagnol de Lonely Planet peuvent être très utiles. Ils contiennent des phrases types, des expressions courantes, et même des conseils culturels. Pas besoin de parler couramment la langue pour se faire comprendre.

Bref, les outils existent. Ils ne remplacent pas une vraie maîtrise linguistique, mais ils permettent de se débrouiller dans la plupart des situations. Et puis, ils ont un autre avantage : ils peuvent donner envie d’apprendre une langue. Parce que plus on est exposé à une langue, plus on a envie de la comprendre.

Les stratégies pour contourner le monolinguisme sans apprendre une langue

Mais si on ne veut pas (ou qu’on ne peut pas) apprendre une langue, il existe d’autres stratégies. En voici quelques-unes :

Choisir des destinations où sa langue maternelle est parlée. Pour un francophone, le Québec, la Belgique, la Suisse ou certains pays d’Afrique sont des options évidentes. Mais il y a aussi des endroits moins connus, comme Pondichéry en Inde, où le français est encore largement utilisé.

S’appuyer sur des intermédiaires. Dans les voyages organisés, les guides parlent souvent plusieurs langues. Dans les entreprises, les collègues bilingues peuvent servir de traducteurs. Il suffit de demander.

Privilégier les environnements internationaux. Dans les grandes villes, les quartiers touristiques, les universités, l’anglais est souvent parlé. Même si on ne le maîtrise pas parfaitement, on peut s’en sortir avec quelques bases.

Accepter de ne pas tout comprendre. Parfois, le mieux est de lâcher prise. Un film en VO sans sous-titres, une conversation entre amis dans une autre langue… Ce n’est pas grave. On peut profiter de l’ambiance, des images, des émotions, même sans tout saisir.

Et puis, il y a une dernière stratégie, peut-être la plus importante : ne pas se sentir inférieur. Le monolinguisme n’est pas une honte. Ce n’est pas un échec. C’est une réalité, et elle mérite d’être vécue sans complexe.

Questions fréquentes sur les unilingues (et les réponses qui dérangent)

Est-ce qu’un unilingue peut devenir bilingue ?

Bien sûr. Le monolinguisme n’est pas une condamnation à vie. Tout le monde peut apprendre une langue, à condition d’y mettre du temps et de la motivation. La preuve : des millions de gens le font chaque année. Que ce soit par nécessité (immigration, travail) ou par envie (voyage, culture), les exemples ne manquent pas.

Cela dit, tout le monde n’a pas les mêmes facilités. Certains apprennent une langue en quelques mois, d’autres mettent des années. Et puis, il y a l’âge. Les enfants ont une capacité d’apprentissage plus grande que les adultes. Mais même après 50 ans, c’est possible. Il suffit de trouver la bonne méthode.

Alors oui, un unilingue peut devenir bilingue. Mais il faut accepter que ça prenne du temps, et que ça demande des efforts. Et surtout, il faut se demander : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Parce que si la réponse est non, pourquoi se forcer ?

Pourquoi certains unilingues refusent-ils d’apprendre une langue étrangère ?

Les raisons sont multiples. Certaines sont pratiques : manque de temps, manque d’argent, manque d’opportunités. D’autres sont psychologiques : peur de l’échec, manque de confiance en soi, sentiment que c’est trop tard. Et puis, il y a les raisons idéologiques : refus de la mondialisation, attachement à sa langue maternelle, rejet des cultures étrangères.

Prenons l’exemple de la France. Dans ce pays, l’apprentissage des langues étrangères est souvent perçu comme une corvée. Les élèves sont notés sur leur niveau en anglais, en espagnol ou en allemand, mais peu d’entre eux continuent à pratiquer après le bac. Pourquoi ? Parce que le système scolaire ne les a pas motivés. Parce que les méthodes d’apprentissage sont souvent trop théoriques, trop éloignées de la réalité. Résultat : beaucoup de gens gardent un mauvais souvenir de leurs cours de langues, et n’ont pas envie de s’y remettre.

Mais il y a aussi une autre raison, plus subtile : le confort. Apprendre une langue, c’est sortir de sa zone de confort. C’est accepter de ne pas tout comprendre, de faire des erreurs, de se sentir vulnérable. Pour certains, c’est trop. Ils préfèrent rester dans leur bulle linguistique, où tout est familier, où tout est maîtrisé.

Est-ce que le monolinguisme est un frein à la carrière ?

Ça dépend. Dans certains secteurs, oui. Dans la diplomatie, le commerce international, le tourisme, les langues étrangères sont indispensables. Si on veut travailler dans ces domaines, ne parler qu’une seule langue peut effectivement être un handicap.

Mais dans d’autres secteurs, c’est moins vrai. En France, par exemple, de nombreuses entreprises fonctionnent en français. Les réunions, les rapports, les présentations… Tout est en français. Dans ces cas-là, le monolinguisme n’est pas un problème. Au contraire, il peut même être un atout. Parce que maîtriser parfaitement sa langue maternelle est une compétence rare, et très recherchée.

Et puis, il y a un autre facteur à prendre en compte : l’anglais. Dans de nombreuses entreprises, l’anglais est la langue de travail. Même si on ne parle pas couramment, quelques bases peuvent suffire. Du coup, un unilingue qui parle un peu anglais n’est plus vraiment un unilingue. Il est ce qu’on pourrait appeler un "unilingue fonctionnel".

Bref, le monolinguisme peut être un frein, mais ce n’est pas une fatalité. Tout dépend du métier, du secteur, et des compétences complémentaires. Une chose est sûre : ne parler qu’une seule langue ne signifie pas qu’on est condamné à rester au bas de l’échelle.

Pourquoi les unilingues sont-ils si mal perçus ?

Parce que le multilinguisme est valorisé, et que tout ce qui s’en écarte est perçu comme une faiblesse. Dans notre société, parler plusieurs langues est associé à l’intelligence, à la culture, à l’ouverture d’esprit. À l’inverse, ne parler qu’une seule langue est souvent vu comme un signe de fermeture, de paresse, voire d’ignorance.

Pourtant, cette perception est injuste. Le monolinguisme n’est pas un choix pour tout le monde. Certaines personnes n’ont tout simplement pas eu l’opportunité d’apprendre une autre langue. D’autres ont essayé, mais ont abandonné. Et puis, il y a ceux qui n’en ont pas besoin. Pourquoi apprendre l’allemand si on vit en Bretagne et qu’on travaille dans l’agriculture ?

Le problème, c’est que cette perception négative peut avoir des conséquences réelles. Dans les entretiens d’embauche, par exemple. Un candidat unilingue peut être écarté au profit d’un candidat bilingue, même si ses compétences techniques sont meilleures. Dans les voyages, aussi. Un touriste unilingue peut être mal reçu, moqué, voire ignoré.

Alors, comment changer cette perception ? En parlant des unilingues. En reconnaissant leur existence. En comprenant que le monolinguisme n’est pas une faiblesse, mais une réalité parmi d’autres. Et surtout, en arrêtant de considérer le multilinguisme comme la seule voie possible.

Verdict : le monolinguisme n’est ni une honte ni une force, c’est juste une réalité

Alors, comment appelle-t-on une personne qui ne parle qu’une seule langue ? Unilingue. Monolingue. Peu importe le terme, au fond. Ce qui compte, c’est de comprendre que cette situation n’est ni une fatalité ni un idéal. C’est simplement une façon de vivre, parmi d’autres.

Dans un monde où le multilinguisme est souvent présenté comme la norme, les unilingues peuvent se sentir en décalage. Comme s’ils avaient raté une étape, comme s’ils étaient en retard. Pourtant, leur réalité est bien plus nuancée. Pour certains, le monolinguisme est un choix. Pour d’autres, une contrainte. Pour d’autres encore, une simple question de circonstances.

Ce qui est sûr, c’est que le monolinguisme n’est pas en voie de disparition. Malgré la mondialisation, malgré les voyages low-cost, malgré les applis d’apprentissage des langues, les unilingues restent majoritaires dans de nombreux pays. Et même dans ceux où le multilinguisme progresse, leur nombre ne baisse que lentement.

Alors, faut-il apprendre une autre langue ? La réponse dépend de chacun. Si on en a envie, si on en a besoin, pourquoi pas ? Mais si on n’en a pas l’utilité, si on n’en a pas la motivation, ce n’est pas grave. Le monde ne s’arrêtera pas de tourner. Et puis, il existe des solutions pour contourner les obstacles : les applis de traduction, les guides de conversation, les environnements internationaux…

Au final, le plus important, c’est de ne pas se sentir inférieur. Le monolinguisme n’est pas une honte. Ce n’est pas un échec. C’est une réalité, et elle mérite d’être vécue sans complexe. Après tout, une langue, c’est bien. Plusieurs langues, c’est mieux. Mais une seule langue, bien maîtrisée, c’est déjà beaucoup.

Et puis, qui sait ? Peut-être qu’un jour, le mot "unilingue" sortira de l’ombre. Peut-être qu’il sera enfin reconnu, accepté, utilisé sans jugement. En attendant, ceux qui le sont peuvent se rassurer : ils ne sont pas seuls. Ils sont même très nombreux. Et ça, c’est déjà une sacrée force.

💡 Points clés à retenir

  • Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle qu'une seule langue ? - MONOLINGUE, adj. Synon de unilingue. A. − [En parlant d'une pers.
  • Comment appelle T-ON une personne qui parle seule ? - Le soliloque n'imite pas simplement le dialogue; tout dialogue pour être fécond doit devenir à un moment donné soliloque, sans quoi question et r�
  • Comment Appelle-t-on une personne qui parle de langue ? - Définition ""polyglotte"" Personne qui parle plusieurs langues. Spécialiste en linguistique.
  • Comment Appelle-t-on une personne qui parle 1 langue ? - MONOLINGUE, adj. Synon de unilingue. A. − [En parlant d'une pers.
  • Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas sa langue maternelle ? - Un aphasique.

❓ Questions fréquemment posées

1. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle qu'une seule langue ?

MONOLINGUE, adj. Synon de unilingue. A. − [En parlant d'une pers.]

2. Comment appelle T-ON une personne qui parle seule ?

Le soliloque n'imite pas simplement le dialogue; tout dialogue pour être fécond doit devenir à un moment donné soliloque, sans quoi question et réponse ne se rencontreraient pas; la rencontre ne pouvant avoir lieu que dans un entendement (G.

3. Comment Appelle-t-on une personne qui parle de langue ?

Définition ""polyglotte"" Personne qui parle plusieurs langues. Spécialiste en linguistique.

4. Comment Appelle-t-on une personne qui parle 1 langue ?

MONOLINGUE, adj. Synon de unilingue. A. − [En parlant d'une pers.]

5. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas sa langue maternelle ?

Un aphasique. Heureusement, pour elle, l'allemand était sa seconde langue (les langues apprises activent le cerveau gauche pour la parole et le droit pour la compréhension). Elle parlait et comprenait parfaitement l'allemand. Toute sa famille a donc du s'y mettre.11 mars 2022

6. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle à personne ?

Une muette, un muet (par incapacité permanente). Une personne aphone (par incapacité temporaire, une extinction de voix par exemple).

7. Comment Appelle-t-on une personne qui vit seule ?

personne solitaire et misanthrope[ClasseHyper.] individualiste[Hyper.]

8. Comment Appelle-t-on une personne qui reste seule ?

Définition de solitaire ​​​ adjectif et nom Qui vit seul, dans la solitude. Qui vit dans la solitude et s'y complaît. Fleur solitaire (ex.

9. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas beaucoup ?

– du latin taciturnus, « silencieux », taciturne désigne quelqu'un qui parle peu par humeur ou par tempérament. Synonyme : taiseux.31 janv. 2015

10. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas fort ?

– du latin taciturnus, « silencieux », taciturne désigne quelqu'un qui parle peu par humeur ou par tempérament. Synonyme : taiseux.

11. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas français ?

Comment appelle-t-on une personne qui ne peut pas (ou plus) parler ? Une muette, un muet (par incapacité permanente). Une personne aphone (par incapacité temporaire, une extinction de voix par exemple).

12. Comment Appelle-t-on une personne qui ne parle pas bien ?

Les Laconiens avaient en effet la réputation d'être des gens concis ! – du latin taciturnus, « silencieux », taciturne désigne quelqu'un qui parle peu par humeur ou par tempérament. Synonyme : taiseux.31 janv. 2015

13. Comment Appelle-t-on une personne qui parle trop ?

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14. Comment Appelle-t-on une personne qui parle facilement ?

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15. Comment Appelle-t-on une personne qui parle fort ?

– loquace :une personne loquace (même origine que "éloquent") parle volontiers et abondamment mais ses propos sont souvent de peu d'importance ; – prolixe : un discours prolixe est trop long, chargé de détails inutiles. Bref, on s'ennuie !29 août 2019

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ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

21. Ou parier tabac ?

Parier au tabac : comment ça marche ?
  • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
  • Se rendre à la borne FDJ ;
  • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
  • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
  • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.