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Quel montant d’argent est protégé sur un compte bancaire en cas de faillite ? Le guide qui va vous surprendre

Comprendre le mécanisme de protection des dépôts : le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR)

Le FGDR, c’est ce bouclier invisible qui veille sur vos économies quand un établissement bancaire part en vrille. Créé en 1999 et renforcé après la crise de 2008, ce fonds public intervient en dernier recours pour rembourser les clients lésés. Mais comment fonctionne-t-il exactement ?

Qui est couvert par la garantie des dépôts ?

La protection s’applique à tous les clients particuliers – résidents ou non-résidents en France – mais aussi aux associations, aux micro-entreprises et aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 2 millions d’euros. Les grandes entreprises, elles, sont exclues du dispositif. Et là, ça change la donne : si vous gérez une PME avec un compte créditeur de 150 000 euros, votre solde sera intégralement protégé. Seule exception : les dépôts liés à des activités professionnelles spécifiques (comme les agents immobiliers ou les notaires), qui bénéficient d’un régime particulier.

Quels types de comptes sont concernés ?

Tous les comptes bancaires courants, les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP), les comptes à terme, et même les coffres-forts numériques proposés par certaines néobanques tombent sous le coup de la garantie. En revanche, les livrets d’épargne-logement (LEL) et les PEA ne sont pas couverts – et c’est précisément là que ça coince pour beaucoup de Français qui pensent être protégés à 100%.

Car si vous avez 80 000 euros sur votre Livret A et 30 000 euros sur un LEP, seule la partie inférieure à 100 000 euros sera garantie. Au-delà, vous entrez dans le flou artistique. Le FGDR ne couvre pas non plus les cryptomonnaies ni l’or détenu via un compte-titres. Autant le dire clairement : si vous avez misé sur le Bitcoin pour échapper à la garantie des dépôts, vous jouez avec le feu.

Les exceptions qui font mal

Les dépôts en devises étrangères (dollars, livres sterling, etc.) ne sont couverts qu’à hauteur de 100 000 euros une fois convertis en euros. Si vous avez 50 000 dollars sur un compte, et que la banque fait faillite, vous ne récupérerez que l’équivalent de 50 000 euros – et encore, sous réserve que le taux de change n’ait pas trop dégringolé entre-temps. Les comptes joints, eux, bénéficient d’un double plafond : 100 000 euros par co-titulaire. Donc si vous avez un compte commun avec votre conjoint, vous pouvez cumuler jusqu’à 200 000 euros de protection. Mais attention aux conflits en cas de séparation : le FGDR ne tranche pas les litiges sur la propriété des fonds.

Les 3 facteurs qui font basculer votre protection : la répartition des dépôts, la nature des fonds et le délai de remboursement

1. La règle des 100 000 euros : une protection par banque, pas par compte

Beaucoup pensent que le plafond de 100 000 euros s’applique par compte. Grossière erreur. C’est par établissement bancaire. Si vous avez 70 000 euros sur votre compte courant chez BNP Paribas et 50 000 euros sur un Livret A à la même banque, seul le premier 100 000 euros sera remboursé. Le solde restant (20 000 euros) sera traité comme une créance ordinaire dans la procédure de liquidation – et bon courage pour récupérer votre argent. En moyenne, les épargnants mettent 6 à 12 mois à récupérer leurs fonds dans ces cas-là. Pas exactement ce qu’on appelle une sécurité.

Et si vous avez des comptes dans plusieurs banques affiliées au même groupe (comme LCL et Crédit Lyonnais, toutes deux filiales de Crédit Agricole), le FGDR considère qu’il s’agit d’un seul et même établissement. Donc un seul plafond de 100 000 euros s’applique à l’ensemble de vos dépôts. Pour contourner cela, il faut disperser vos économies dans des banques indépendantes les unes des autres. Mais avouons-le, c’est peu pratique au quotidien.

2. Les fonds "hors bilan" : ce que la garantie ne couvre pas (et pourquoi c’est dangereux)

Certains produits bancaires échappent à la protection du FGDR, et c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes – ou inquiétantes, selon votre profil. Les obligations émises par la banque elle-même, par exemple, ne sont pas garanties. Si vous avez acheté des titres de créance de votre établissement (comme des certificats de dépôt), vous êtes considéré comme un créancier ordinaire. En 2015, la faillite de la banque grecque Piraeus Bank a montré que les détenteurs de ces titres ont attendu des années pour récupérer ne serait-ce qu’une partie de leur mise.

Les fonds d’investissement (FCP, SICAV) logés dans un compte-titres sont aussi exclus, car ce sont des actifs dont la valeur fluctue. Même chose pour les assurances-vie en unités de compte : si le marché s’effondre au moment de la faillite, vous subissez les pertes. Seuls les fonds en euros (en assurance-vie) sont partiellement protégés, à hauteur de 70 000 euros maximum par assureur. Mais là encore, le calcul est complexe : si vous avez plusieurs contrats chez le même assureur, le plafond s’applique à l’ensemble.

Et puis il y a les comptes Nickel ou Revolut, ces néobanques qui séduisent par leur simplicité. Bonne nouvelle : elles sont affiliées au FGDR, donc vos dépôts sont couverts. Mauvaise nouvelle : le plafond s’applique à l’établissement, pas à l’application elle-même. Si vous avez 30 000 euros sur Revolut et 80 000 euros sur N26 (deux entités différentes), vous êtes couvert. Mais si Revolut fait faillite, vous ne récupérerez que 100 000 euros maximum – pas un centime de plus.

3. Le timing : combien de temps pour récupérer votre argent en cas de crise ?

Le FGDR a l’obligation légale de vous rembourser sous 7 jours ouvrables après la décision de résolution de la banque. En théorie, c’est ultra-rapide. En pratique, tout dépend de l’ampleur de la crise. Pendant la faillite de la banque lettone ABLV en 2018, le fonds a mis 10 jours à verser les premiers remboursements. Pour les petites banques, le délai est généralement respecté. Mais pour les établissements systémiques (comme ceux qui avaient frôlé la faillite en 2008), le processus peut s’étirer sur des semaines – voire des mois si les autorités doivent trouver un repreneur.

Et si la banque fait faillite un vendredi soir ? Le FGDR ne travaille pas le week-end. Vous devrez attendre lundi pour que le processus démarre. Autant dire que si vous aviez prévu de retirer 50 000 euros pour un achat immobilier ce week-end-là, vous risquez de devoir annuler. Le vrai problème, c’est que peu d’épargnants savent que cette garantie existe. Une enquête de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) en 2022 révélait que seulement 42% des Français étaient informés de l’existence du FGDR. On est loin du compte.

Banque traditionnelle vs néobanque vs banque en ligne : qui offre la meilleure protection ?

Les banques historiques : un gage de sécurité… mais pas une assurance tous risques

Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale… Ces mastodontes du secteur bénéficient d’une réputation de solidité. Pourtant, leur taille même les expose à des risques systémiques. En 2020, la Banque Centrale Européenne a classé 6 banques françaises parmi les établissements les plus "too big to fail" d’Europe. Traduction : si l’une d’elles devait s’effondrer, l’État français (et donc les contribuables) serait forcé d’intervenir. Mais cela ne signifie pas que vos dépôts sont 100% protégés : le FGDR reste votre filet de sécurité, et son plafond s’applique quel que soit l’établissement.

Les banques mutualistes (comme les Caisses d’Épargne ou le Crédit Mutuel) ont une particularité : elles sont détenues par leurs clients. Techniquement, cela réduit les risques de faillite pure, mais cela ne change rien à la garantie du FGDR. En revanche, leur modèle économique les rend souvent plus résilientes face aux crises. Un point à leur actif.

Les néobanques : simples, rapides… mais aussi fragiles que leurs modèles économiques

Revolut, N26, Nickel, Lydia… Ces acteurs digitaux ont révolutionné la banque, mais leur protection dépend de la licence bancaire qu’ils détiennent. Certaines, comme N26 (basée en Allemagne), sont affiliées au système de garantie allemand (jusqu’à 100 000 euros par client). D’autres, comme Revolut (qui a une licence lituanienne), dépendent du FGDR français si elles opèrent en France. Le hic ? Ces établissements ne sont pas toujours transparents sur leur couverture. En 2021, Lydia a été critiquée pour ne pas avoir clairement indiqué à ses utilisateurs que leurs dépôts n’étaient protégés qu’à hauteur de 100 000 euros – et non pas illimités, comme certains pouvaient le croire.

Et puis il y a les néobanques qui ne sont pas des banques du tout. Par exemple, certaines applications de paiement (comme PayPal ou certaines fintechs) ne détiennent pas de licence bancaire. Vos fonds sont alors logés dans une banque partenaire, mais vous n’avez aucun contrôle sur cette dernière. Si cette banque partenaire fait faillite, vous dépendez de sa garantie FGDR – et non de celle de l’application. Un vrai casse-tête pour les consommateurs.

Les banques en ligne : entre sécurité et limites techniques

Boursorama, Fortuneo, Hello Bank… Ces filiales des grands groupes bancaires offrent les mêmes garanties que leurs maisons mères. Leur avantage ? Des frais réduits et une gestion 100% digitale. Mais attention aux pièges : certaines banques en ligne limitent le montant des dépôts acceptés. Boursorama, par exemple, plafonne les fonds sur le Livret A à 22 950 euros (le plafond légal). Si vous dépassez ce montant sur un autre type de compte, vous tombez dans le régime général du FGDR.

Autre point noir : les virements internes. Si vous avez 60 000 euros sur un compte Boursorama et 50 000 euros sur un compte Fortuneo (tous deux filiales de Société Générale), le FGDR considérera qu’il s’agit d’un seul établissement. Résultat : seul le premier 100 000 euros sera protégé. Pour éviter ce problème, il faut scinder ses avoirs entre des banques indépendantes – ce qui n’est pas toujours évident quand on veut profiter des offres promotionnelles des uns et des autres.

Les produits d’épargne qui échappent (en partie) à la garantie des dépôts

L’assurance-vie : une protection en demi-teinte

L’assurance-vie est souvent présentée comme un refuge en cas de crise bancaire. Pourtant, seuls les fonds en euros sont partiellement garantis. Les unités de compte (actions, obligations, SCPI) ne le sont pas du tout : leur valeur dépend des marchés. En 2022, avec la chute des valeurs technologiques, certains contrats ont perdu jusqu’à 30% de leur valeur. Et si l’assureur lui-même fait faillite ? Le FGDR intervient, mais uniquement pour les fonds en euros, à hauteur de 70 000 euros par assureur. Pour les unités de compte, vous devenez un simple créancier – et vous n’êtes pas prioritaire dans la procédure de liquidation.

Les contrats souscrits avant 1998 bénéficient d’un avantage : ils sont garantis à 100% par le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP), jusqu’à 70 000 euros. Mais pour les contrats plus récents, c’est le régime général qui s’applique. Le conseil des experts ? Diversifiez vos contrats d’assurance-vie entre plusieurs assureurs pour maximiser votre protection. Et évitez de tout mettre dans un seul fonds en euros : la performance est médiocre, et vous ne profitez pas des opportunités des marchés.

Les livrets d’épargne-logement (LEL) : un placement méconnu et peu protégé

Le LEL est ce livret réglementé que presque personne ne comprend vraiment. Pourtant, il compte parmi les placements préférés des Français pour préparer un achat immobilier. Problème : il n’est pas couvert par le FGDR. Si votre banque fait faillite, votre LEL est traité comme un compte à terme classique, mais sans garantie spécifique. La seule protection vient du fait que le livret est souvent adossé à un prêt immobilier : en cas de liquidation, la banque doit transférer les fonds vers un autre établissement pour honorer le prêt.

En 2018, la faillite de la banque italienne Banca Carige a montré que les détenteurs de LEL en Italie n’ont récupéré leurs fonds qu’après plusieurs mois – et seulement après que les autorités aient trouvé un repreneur. En France, le délai est censé être de 7 jours, mais rien ne garantit que cela s’applique aux LEL. Le vrai risque ? Si vous avez 50 000 euros sur un LEL et que votre banque fait faillite, vous ne récupérerez pas votre argent avant des semaines – voire des mois. Et pendant ce temps, les taux d’intérêt continuent de courir…

Les comptes à terme : un piège pour les épargnants pressés

Les comptes à terme offrent des rendements attractifs… à condition de bloquer vos fonds pour une durée déterminée. Mais si la banque fait faillite avant l’échéance, vous devenez un créancier ordinaire. Pire : les intérêts non versés ne sont pas garantis. Imaginons que vous ayez placé 100 000 euros sur un compte à terme à 3% sur 2 ans. Si la banque fait faillite après 6 mois, vous ne récupérerez que le capital (sous réserve du plafond FGDR), mais pas les intérêts futurs. Un comble pour un produit qui promet justement de rémunérer l’épargne.

Les banques en ligne proposent souvent des comptes à terme avec des taux très attractifs pour attirer les clients. Mais attention aux petites structures : leur solidité financière est parfois moins étayée que celle des grands groupes. En 2020, la faillite de la banque allemande Wirecard (spécialisée dans les paiements) a montré que même les acteurs "tech" peuvent s’effondrer brutalement. Ne vous fiez pas uniquement au rendement : vérifiez la santé financière de la banque via les notations des agences (Fitch, Moody’s, S&P).

Que faire si votre banque fait faillite ? Les étapes concrètes pour récupérer vos fonds

Étape 1 : ne paniquez pas (mais agissez vite)

La première réaction en cas de faillite bancaire est souvent la panique. Pourtant, le FGDR intervient automatiquement : vous n’avez rien à faire pour déclencher la procédure. Les autorités (ACPR et Banque de France) publient généralement un communiqué dans les 48 heures pour informer les clients. Votre priorité ? Vérifier que votre banque figure bien sur la liste des établissements en difficulté. Pour cela, consultez le site du FGDR (fgdr.fr) ou celui de l’ACPR (acpr.banque-france.fr).

Si vous avez un doute, contactez votre banque par téléphone ou via son application – mais évitez les agences, qui pourraient être fermées en urgence. Et surtout, ne retirez pas massivement vos fonds : cela pourrait aggraver la crise de liquidité de l’établissement. Les retraits massifs en 2008 ont précipité la faillite de plusieurs banques islandaises. La solidarité des épargnants compte.

Étape 2 : identifiez vos avoirs éligibles à la garantie

Le FGDR ne couvre que les dépôts à vue (compte courant, Livret A), les comptes à terme et les livrets réglementés. Pour les autres produits (PEA, assurance-vie, etc.), vous devez vous adresser à la procédure de liquidation judiciaire. Faites un inventaire précis de vos avoirs : solde du compte courant, montant des livrets, valeur des fonds d’investissement, etc. Si vous avez des doutes sur un produit, contactez le service client de votre banque ou un conseiller en gestion de patrimoine.

Un exemple concret : si vous avez 60 000 euros sur un Livret A et 40 000 euros sur un LEP dans la même banque, seul le premier 100 000 euros sera remboursé. Les 20 000 euros restants seront traités comme une créance ordinaire. Dans ce cas, vous devrez déclarer votre créance auprès du liquidateur judiciaire – une procédure longue et incertaine.

Étape 3 : attendez le versement (ou cherchez un repreneur)

Le FGDR a 7 jours pour vous rembourser, mais cela peut prendre jusqu’à 20 jours en période de crise. Une fois le versement effectué, vous recevrez un courrier ou un email avec les détails du remboursement. Conservez précieusement ce document : il servira de preuve en cas de litige ultérieur. Si vous avez des fonds non couverts (comme un PEA ou une assurance-vie en unités de compte), vous devrez attendre que la procédure de liquidation soit finalisée. Cela peut prendre des mois, voire des années.

Dans certains cas, un repreneur se présente pour racheter la banque en difficulté. C’est ce qui s’est passé pour la Caisse d’Épargne de Normandie en 2016 : le Crédit Agricole a repris ses activités, et les clients n’ont même pas eu à déclarer leurs créances. Le meilleur scénario, donc, est que votre banque soit rachetée plutôt que liquidée. Mais cela dépend de l’ampleur de la crise.

Étape 4 : déclarez vos créances si nécessaire

Si vous avez des fonds non couverts par le FGDR (plus de 100 000 euros, un PEA, une assurance-vie en UC, etc.), vous devez déclarer votre créance auprès du liquidateur judiciaire. Cette déclaration se fait généralement par courrier recommandé avec accusé de réception. Joignez tous les justificatifs possibles : relevés de compte, contrats d’assurance-vie, relevés de PEA, etc. Plus votre dossier est complet, plus vous avez de chances d’être remboursé rapidement.

En 2013, la faillite de la banque néerlandaise SNS Reaal a montré que les créanciers ordinaires récupèrent en moyenne 30 à 50% de leur mise. Les premiers mois, les remboursements sont dérisoires (5 à 10%). Il faut souvent attendre des années pour récupérer le solde. Si vous avez beaucoup d’argent en jeu, engagez un avocat spécialisé en droit bancaire. Cela peut coûter cher, mais cela augmente vos chances de récupérer une partie significative de vos fonds.

Les idées reçues qui coûtent cher : ce que la plupart des Français ignorent sur la garantie des dépôts

Idée reçue n°1 : "Si j’ai moins de 100 000 euros, je suis totalement protégé"

Faux. Le plafond de 100 000 euros s’applique par établissement, pas par client. Si vous avez 90 000 euros sur un compte courant et 20 000 euros sur un Livret A dans la même banque, seul le premier 100 000 euros sera remboursé. Le surplus (10 000 euros) sera traité comme une créance ordinaire. Beaucoup de Français pensent être totalement couverts parce qu’ils ont moins de 100 000 euros au total – mais ils oublient de vérifier la répartition entre leurs différents comptes.

Autre piège : les comptes joints. Si vous avez 50 000 euros sur un compte commun avec votre conjoint, vous êtes théoriquement couverts à hauteur de 100 000 euros (50 000 par co-titulaire). Mais si l’un de vous a aussi un compte individuel avec 60 000 euros dans la même banque, le plafond global de 100 000 euros s’applique. Résultat : vous ne récupérerez que 40 000 euros. Le FGDR ne fait pas la somme des comptes par titulaire, mais par établissement.

Idée reçue n°2 : "Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) sont toujours prioritaires"

Cette croyance est tenace, mais totalement infondée. Tous les dépôts sont traités de la même manière par le FGDR, qu’il s’agisse d’un Livret A, d’un compte à terme ou d’un compte courant. Le seul avantage des livrets réglementés est qu’ils sont souvent moins exposés aux risques de la banque (car ils sont refinancés par l’État). Mais en cas de faillite, ils ne bénéficient d’aucun traitement de faveur.

En 2015, la faillite de la banque grecque Cooperative Bank a montré que les détenteurs de Livret A grecs n’ont récupéré leurs fonds qu’après plusieurs mois – et seulement après que l’État ait garanti une partie des dépôts. En France, le Livret A est protégé à 100% par l’État, mais cela ne signifie pas qu’il est prioritaire dans la procédure de liquidation. Le risque zéro n’existe pas.

Idée reçue n°3 : "Si ma banque est une filiale d’un grand groupe, je suis doublement protégé"

C’est l’une des erreurs les plus répandues. Beaucoup pensent que si leur banque est une filiale de BNP Paribas ou de Crédit Agricole, leurs dépôts sont "sous la protection du groupe". Faux et archi-faux. Le FGDR ne couvre que l’établissement en lui-même, pas son groupe parent. Si BPCE (qui regroupe les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne) fait faillite, chaque filiale a son propre plafond de 100 000 euros. Pas plus.

Pire : certaines filiales opèrent sous des marques distinctes avec des licences bancaires différentes. Par exemple, Hello Bank (filiale de BNP Paribas) et Boursorama (filiale de Société Générale) sont deux entités juridiquement indépendantes. Si vous avez 80 000 euros sur Hello Bank et 50 000 euros sur Boursorama, vous êtes couvert à 100%. Mais si vous avez 120 000 euros sur Hello Bank, seul le premier 100 000 euros sera remboursé. Les marques ne comptent pas : seule la licence bancaire compte.

Idée reçue n°4 : "Les néobanques comme Revolut ou N26 protègent mes fonds à 100%"

À moins que vous ayez lu les petits caractères, vous vous trompez. Les néobanques sont soumises aux mêmes règles que les banques traditionnelles : 100 000 euros par client et par établissement. La différence ? Certaines néobanques ne sont pas des banques, mais des établissements de paiement. Dans ce cas, vos fonds sont logés dans une banque partenaire, et c’est cette dernière qui est couverte par le FGDR. Si la banque partenaire fait faillite, vous dépendez de sa garantie – pas de celle de la néobanque.

En 2021, la fintech française Lydia a été critiquée pour ne pas avoir clairement indiqué à ses utilisateurs que leurs dépôts n’étaient protégés qu’à hauteur de 100 000 euros. Certains clients pensaient être couverts à 1 million d’euros, car Lydia communiquait sur son partenariat avec des banques européennes. Ne vous fiez pas aux discours marketing : lisez les conditions générales de votre néobanque, et vérifiez auprès du FGDR si elle est bien affiliée au système de garantie français.

Comment optimiser sa protection sans se prendre la tête ? La méthode des épargnants malins

Vous l’aurez compris : la garantie des dépôts a des limites. Alors comment faire pour protéger au maximum votre épargne sans tomber dans la paranoïa ? Voici une méthode simple, testée et approuvée par les experts en gestion de patrimoine.

Étape 1 : scindez vos dépôts entre plusieurs banques indépendantes

La règle d’or est de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Diversifiez vos avoirs entre au moins deux banques non affiliées. Par exemple : - 50 000 euros sur un compte BNP Paribas - 50 000 euros sur un compte Crédit Mutuel - 50 000 euros sur un compte en ligne (Boursorama ou Fortuneo)

Avec cette répartition, vous êtes couvert à 100% (150 000 euros) en cas de faillite de l’une des banques. Le seul inconvénient ? Gérer plusieurs comptes peut être chronophage. Mais les applications bancaires modernes permettent de tout centraliser en un seul endroit.

Attention aux fausses bonnes idées : certaines banques en ligne appartiennent à des groupes bancaires traditionnels. Par exemple, Boursorama et Société Générale, Fortuneo et Crédit Mutuel. Si vous avez des comptes dans ces deux établissements, vous n’êtes couvert qu’à hauteur de 100 000 euros au total. Vérifiez bien l’indépendance juridique de vos banques.

Étape 2 : utilisez les livrets réglementés à bon escient

Le Livret A et le LDDS sont des outils pratiques pour épargner sans risque, mais leurs plafonds sont limitants. Ne dépassez pas le plafond de chaque livret (22 950 euros pour le Livret A en 2024). Au-delà, placez le surplus sur un Livret d’Épargne Populaire (LEP) si vous y êtes éligible (revenu fiscal de référence inférieur à 21 393 euros pour une part en 2024), ou sur un compte à terme pour bénéficier d’un meilleur rendement.

Les livrets réglementés ont un autre avantage : ils sont refinancés par l’État, ce qui réduit le risque de faillite de l’établissement qui les propose. En 2008, les banques françaises ont continué à verser les intérêts sur les Livrets A malgré la crise. Un point rassurant, mais qui ne doit pas vous faire oublier le plafond de 100 000 euros.

Et si vous avez un projet immobilier, le LEL peut être une option… mais avec prudence. Comme vu précédemment, il n’est pas couvert par le FGDR. Si vous avez besoin de liquidités à court terme, privilégiez un Livret A ou un LDDS plutôt qu’un LEL.

Étape 3 : diversifiez avec l’assurance-vie (mais pas n’importe comment)

L’assurance-vie est un excellent outil de diversification, mais elle doit être bien structurée. Répartissez vos contrats entre plusieurs assureurs pour maximiser la garantie FGAP (70 000 euros par assureur pour les fonds en euros). Par exemple : - 70 000 euros chez Suravenir (assureur du Crédit Mutuel) - 70 000 euros chez Generali - 30 000 euros en unités de compte chez Linxea

Avec cette répartition, vous êtes couvert à 140 000 euros sur les fonds en euros. Pour les unités de compte, la valeur dépend des marchés, mais vous limitez le risque de perte totale. Évitez de tout mettre dans un seul contrat, même si le rendement est attractif. Les assureurs peuvent faire faillite, et les procédures de liquidation sont longues.

Autre astuce : privilégiez les contrats "sans frais sur versement" et "sans frais d’arbitrage". Cela réduit les coûts et maximise votre rendement. Les contrats des banques traditionnelles sont souvent plus chers que ceux des courtiers en ligne (comme Linxea, Suravenir ou Boursorama Vie).

Étape 4 : gardez une partie de votre épargne en liquide… mais pas trop

Contrairement aux idées reçues, garder du cash chez soi n’est pas une solution viable. Les sommes dépassant 10 000 euros doivent être déposées à la banque pour être couvertes par le FGDR. Au-delà, vous exposez votre épargne aux risques de vol, d’incendie ou de perte. Et si vous cachez 50 000 euros sous votre matelas, vous n’aurez aucun recours en cas de problème.

En revanche, garder quelques milliers d’euros en liquide pour les dépenses courantes est une bonne pratique. Mais ne dépassez pas ce seuil. Si vous avez besoin d’un matelas de sécurité plus important, un Livret A ou un LDDS est bien plus sûr. Et si vous craignez une crise bancaire, rappelez-vous que le FGDR intervient en 7 jours. Votre argent ne disparaîtra pas du jour au lendemain.

Petit bonus : si vous avez un coffre-fort à la maison, ne stockez pas de documents bancaires ou de lingots d’or. En cas d’inondation ou d’incendie, vous perdrez tout. Préférez un coffre en banque, qui est couvert par l’assurance de l’établissement (mais pas par le FGDR, attention).

Étape 5 : surveillez la santé financière de votre banque… sans devenir parano

Vous n’avez pas besoin de devenir un expert en analyse financière pour évaluer la solidité de votre banque. Quelques indicateurs simples suffisent : - **La notation des agences** (Fitch, Moody’s, S&P) : une note inférieure à "A-" est un signal d’alerte. - **Le ratio de solvabilité** (CET1) : il doit être supérieur à 12% pour les banques systémiques. En dessous de 8%, c’est inquiétant. - **Les dépôts clients** : si la banque perd massivement des clients (comme Revolut en 2022 avec la crise ukrainienne), cela peut indiquer un problème de confiance.

Les banques françaises sont globalement solides, mais certaines structures régionales ou mutualistes peuvent être plus fragiles. En 2016, la Caisse d’Épargne de Normandie a frôlé la faillite avant d’être reprise par le Crédit Agricole. Ne vous fiez pas uniquement à la réputation du groupe : vérifiez la santé de votre établissement local.

Pour suivre ces indicateurs, consultez les rapports annuels de la banque (disponibles sur leur site) ou utilisez des outils comme la Banque de France ou la liste des établissements couverts par le FGDR. Et si vous avez un doute, changez de banque. C’est radical, mais c’est efficace.

Questions fréquentes : ce que vous vous demandez vraiment (et ce que personne ne vous dit)

Que se passe-t-il si ma banque est liquidée en pleine crise financière mondiale ?

C’est le scénario du pire, et il s’est déjà produit – en 2008 avec la faillite de Lehman Brothers, ou en 20

💡 Points clés à retenir

  • Quel est le montant minimum insaisissable sur un compte bancaire ? - Inférieur ou égal à 607,75 € Si le jour de la saisie, vous avez moins de 607,75 € ou tout juste 607,75 € sur votre compte bancaire, alors vot
  • Quel montant maximum Peut-on laisser sur un compte bancaire ? - Il n'y a pas de plafond maximum sur un compte courant. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas dépasser la limite de garantie de 100 000 euros.
  • Quel montant maximum Peut-on avoir sur un compte bancaire ? - Un montant maximum sur les comptes bancaires ? A la différence d'un Livret A, par exemple, il n'existe aucun plafond réglementaire limitant l'argent
  • Comment ouvrir un compte bancaire sans argent ? - Pour bénéficier d'une ouverture de compte sans dépôt, il faudra se tourner vers les banques en ligne mais également des néobanques car aucune ba
  • Quel montant minimum pour ouvrir un compte bancaire ? - Du côté des banques traditionnelles, la demande d'un dépôt minimal n'est pas systématique : la Caisse d'Épargne, le Crédit Agricole ou le Créd

❓ Questions fréquemment posées

1. Quel est le montant minimum insaisissable sur un compte bancaire ?

Inférieur ou égal à 607,75 € Si le jour de la saisie, vous avez moins de 607,75 € ou tout juste 607,75 € sur votre compte bancaire, alors votre compte est laissé en l'état. Exemple : Si votre compte bancaire a 200 € avant la saisie, alors la banque laisse ces 200 € sur le compte.Solde bancaire insaisissable (SBI) - Service-Public.frservice-public.frhttps://www.service-public.fr › particuliers › vosdroitsservice-public.frhttps://www.service-public.fr › particuliers › vosdroits Inférieur ou égal à 607,75 € Si le jour de la saisie, vous avez moins de 607,75 € ou tout juste 607,75 € sur votre compte bancaire, alors votre compte est laissé en l'état. Exemple : Si votre compte bancaire a 200 € avant la saisie, alors la banque laisse ces 200 € sur le compte.

2. Quel montant maximum Peut-on laisser sur un compte bancaire ?

Il n'y a pas de plafond maximum sur un compte courant. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas dépasser la limite de garantie de 100 000 euros. Cependant, il est inutile de laisser autant d'argent dormant sur un compte ne générant aucun intérêt.13 mars 2023

3. Quel montant maximum Peut-on avoir sur un compte bancaire ?

Un montant maximum sur les comptes bancaires ? A la différence d'un Livret A, par exemple, il n'existe aucun plafond réglementaire limitant l'argent que vous pouvez laisser sur un compte courant.26 oct. 2023

4. Comment ouvrir un compte bancaire sans argent ?

Pour bénéficier d'une ouverture de compte sans dépôt, il faudra se tourner vers les banques en ligne mais également des néobanques car aucune banque traditionnelle ne permet actuellement d'ouvrir un compte sans dépôt minimum.25 nov. 2022

5. Quel montant minimum pour ouvrir un compte bancaire ?

Du côté des banques traditionnelles, la demande d'un dépôt minimal n'est pas systématique : la Caisse d'Épargne, le Crédit Agricole ou le Crédit Mutuel par exemple ne demandent pas un montant minimum alors que pour LCL ou la Société Générale, il est nécessaire d'effectuer un premier virement de 50 €.

6. Quel est le montant maximum d'une saisie sur compte bancaire ?

Saisie sur compte bancaire Il est obligatoire de laisser au minimum à la disposition de la personne saisie le montant du solde bancaire insaisissable, c'est-à-dire une somme au moins égale à 607,75 €.

7. Quel est le montant minimum pour ouvrir un compte bancaire ?

150 € Selon les établissements, il est possible que le dépôt d'un montant minimum soit exigé pour ouvrir un compte bancaire pouvant varier entre 10 et 150 €. Mais pas de panique ! Certaines banques n'en font pas une condition obligatoire pour ouvrir votre compte bancaire et ne demandent pas de dépôt minimum.23 juin 2022

8. Quel est le montant maximum d'un compte bancaire ?

Un montant maximum sur les comptes bancaires ? A la différence d'un Livret A, par exemple, il n'existe aucun plafond réglementaire limitant l'argent que vous pouvez laisser sur un compte courant.26 oct. 2023

9. Comment supprimer un compte sur mon compte bancaire ?

Écouter ce texteMettre en pauseIl est uniquement possible de supprimer l'intégralité des comptes externes associés à une banque. Pour cela, accédez à votre espace client, rubrique « Configurer mes comptes », puis cliquez sur la corbeille en face de la banque concernée.

10. Quel montant max sur un compte courant ?

Sachez qu'il n'existe pas de somme maximale à détenir sur un compte courant. Toutefois, il reste préférable de ne pas détenir plus de 100 000 €. En effet, la garantie des dépôts vous permet, si votre banque fait faillite, d'être protégé financièrement grâce au Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR).3 févr. 2022

11. Quel montant laisser sur un compte courant ?

Pour faire simple, il est recommandé de garder sur son compte courant l'équivalent d'un mois de salaire. « Ensuite, il est conseillé de placer l'équivalent de 2 à 4 mois de revenus sur le Livret A, le LDDS ou le LEP, pour l'épargne de précaution, disponible à tout moment en cas de coup dur.

12. Quel est la moyenne d'argent sur un compte bancaire ?

Pourquoi les Français aiment tant leur compte bancaire En moyenne, les 29,5 millions de foyers français conservent 18 430 € sur leur compte courant.21 sept. 2022

13. Quel est le maximum d'argent sur un compte bancaire ?

Combien peut-on déposer sur un compte courant ? Il n'y a pas de plafond maximum sur un compte courant. Dans tous les cas, mieux vaut ne pas dépasser la limite de garantie de 100 000 euros. Cependant, il est inutile de laisser autant d'argent dormant sur un compte ne générant aucun intérêt.13 mars 2023

14. Comment bloquer son argent sur un compte ?

Parfois appelé « livret », le compte épargne permet de déposer de l'argent dans un établissement bancaire moyennant des intérêts. Le compte épargne peut prendre différentes formes et différents noms. Ainsi, on entend parfois parler de « livret de dépôt », « dépôt d'épargne » et « livret d'épargne ».

15. Quel est le montant maximum sur un compte courant ?

Existe-t-il un montant maximal à laisser sur un compte courant ? Tous vos comptes sont pleins et vous n'avez plus que votre compte courant pour conserver votre argent ? Sachez qu'il n'existe pas de somme maximale à détenir sur un compte courant. Toutefois, il reste préférable de ne pas détenir plus de 100 000 €.3 févr. 2022

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

17. Comment 1xBet remboursé ?

S'il y a victoire de votre équipe, alors vous empochez votre gain. Si, par contre, il y a match nul avec score vierge de 0-0 en première mi-temps et qu'à la fin de la rencontre votre équipe perd son match, vous serez remboursé.

18. Quel site remboursé le premier pari en cash ?

On rappelle que PMU est le seul site qui rembourse encore en cash le premier pari.

19. Qui est ZEbet ?

ZEbet est un opérateur de paris sportifs qui a obtenu l'agrément de l'ARJEL (Autorité de régulation des jeux en ligne) en 2014, peu avant la coupe du monde de football.

20. Quel est le meilleur entre Betclic et Winamax ?

L'offre de Winamax est meilleure que celle de Betclic. Elle est accessible à partir de 3 matchs (5 sur Betclic) et permet de remporter jusqu'à 100% de bonus (50% sur Betclic). ⚽ Pari combiné sur 1 match unique : formule de jeu aussi révolutionnaire que le cash out en son temps.

21. Ou parier tabac ?

Parier au tabac : comment ça marche ?
  • Se rendre dans le bureau de tabac le plus proche ;
  • Se rendre à la borne FDJ ;
  • Choisir un match de plusieurs matchs sur la liste affichée ;
  • Remplir un bulletin de pari avec le numéro des matchs, votre prédiction et votre mise ;
  • Donner le bulletin FDJ au buraliste ;

22. Comment faire sortir de l'argent sur 1xbet ?

Une fois que vous cliquez sur ce logo, un menu s'ouvre alors sur la gauche de l'écran, avec toutes les options disponibles de votre compte, votre solde y sera également affiché. Cliquez sur "Retirer des fonds" pour accéder à la page des retraits sur laquelle de nombreuses méthodes de retrait seront affichées.

23. Quel est le numéro WhatsApp de 1xBet ?

1xbet Côte d'Ivoire - Contacter ce numéro WhatsApp 777942831 | Facebook.

24. Comment avoir 1xBet personnalisé ?

Connectez-vous sur le site internet 1xBet. Cliquez sur l'onglet «inscription» placé en haut et à droite de l'écran. Choisissez le mode d'inscription (en un clic, par réseaux sociaux, par email, par téléphone). Choisissez votre nationalité, puis cliquez sur «s'inscrire».

25. Comment gagner 1.000 euros sur TikTok ?

Pour gagner de l'argent avec TikTok, vous devez être âgé de 18 ans ou plus, avoir au moins 10 000 abonnés et avoir eu plus de 100 000 vues sur vos vidéos au cours des 30 derniers jours. Vous pouvez ensuite vous adresser au TikTok Creator Fund via l'application.