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Retraite sans cotisations : combien touche-t-on vraiment quand on n’a jamais travaillé ?

Le sujet est tabou, souvent réduit à une équation simple – "pas de cotisations, pas de retraite" – alors que la réalité est bien plus nuancée. Entre les dispositifs d’urgence, les aides locales et les stratégies de dernier recours, il existe des leviers méconnus. Mais attention : aucun ne permet de vivre décemment. Et c’est précisément là que le bât blesse.

L’ASPA, cette bouée de sauvetage qui ne suffit pas

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, plus connue sous son acronyme ASPA, est le filet de sécurité ultime pour ceux qui n’ont jamais cotisé. Son montant, revalorisé chaque année, est censé couvrir les besoins vitaux. Sauf que. 1 012,53 € par mois, c’est à peine plus que le seuil de pauvreté fixé à 1 158 € pour une personne seule. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte des loyers parisiens ou des factures d’énergie qui explosent.

Pour y avoir droit, il faut remplir trois conditions :

1. Avoir au moins 65 ans (ou 62 ans en cas d’inaptitude au travail).
2. Résider en France de manière stable et effective.
3. Disposer de ressources inférieures à 1 012,53 € par mois pour une personne seule, ou 1 570,27 € pour un couple.

Le calcul des ressources inclut tout : pensions de retraite (même minimes), revenus du patrimoine, aides au logement, et même les dons réguliers de la famille. Résultat : beaucoup de bénéficiaires potentiels renoncent à faire la demande, découragés par la paperasse ou par la crainte de devoir rembourser des sommes perçues à tort. Seuls 60 % des éligibles touchent effectivement l’ASPA, selon la DREES. Un gâchis quand on sait que cette allocation est versée sans contrepartie – contrairement au RSA, qui impose des démarches de recherche d’emploi.

Et puis, il y a ce détail qui fâche : l’ASPA est récupérable sur succession. Autrement dit, si vous héritez d’un logement ou d’un petit pécule après le décès du bénéficiaire, l’État peut se servir. Jusqu’à 39 000 € peuvent être réclamés, dans la limite de la valeur des biens transmis. Une épée de Damoclès qui pousse certains à renoncer à l’aide, par peur de léser leurs proches.

Le cas des conjoints : une équation à deux inconnues

Quand on vit en couple, les règles changent. L’ASPA est calculée sur les ressources du foyer, ce qui signifie que si l’un des deux conjoints a cotisé, même modestement, le montant de l’allocation peut fondre comme neige au soleil. Prenons un exemple : un couple où l’un touche une petite retraite de 500 € et l’autre rien. Leurs ressources totales (500 € + 0 €) dépassent le plafond de 1 570,27 € ? Non. Mais l’ASPA sera réduite à la portion congrue : 1 570,27 € – 500 € = 1 070,27 €, soit 535,14 € par personne. Autant dire que le conjoint sans cotisations se retrouve avec une misère.

La solution ? Certains couples optent pour une séparation fictive, histoire de maximiser les aides. Une pratique tolérée, mais risquée : si les services sociaux estiment que la séparation est de pure convenance, ils peuvent exiger le remboursement des sommes perçues. Et là, bonjour les ennuis.

Les autres aides : quand l’ASPA ne suffit pas (et elle ne suffit jamais)

1 012 € par mois, c’est le strict minimum. Mais comment payer un loyer à 600 €, des courses à 200 €, et les factures qui s’accumulent ? Pour boucler les fins de mois, les retraités sans cotisations doivent souvent cumuler plusieurs dispositifs. Tour d’horizon des solutions – toutes insuffisantes, mais mieux que rien.

Les aides au logement : un coup de pouce qui ne couvre pas tout

L’Aide Personnalisée au Logement (APL) ou l’Allocation de Logement Sociale (ALS) peuvent réduire la facture du loyer. En moyenne, un bénéficiaire de l’ASPA touche 200 à 250 € d’APL par mois, selon la localisation et la taille du logement. Problème : dans les grandes villes, les loyers dépassent souvent 700 € pour un studio. Même avec l’APL, il reste 450 € à trouver. Et on n’a pas encore parlé de nourriture, de transports ou de soins.

Autre écueil : les APL sont calculées sur les ressources de l’année N-2. Si vous avez touché un petit héritage ou un revenu ponctuel il y a deux ans, votre aide au logement peut être réduite – voire supprimée – alors que vos revenus actuels sont au plus bas. Un décalage qui plonge des milliers de retraités dans la précarité du jour au lendemain.

Les aides locales et départementales : le parcours du combattant

Certaines communes ou départements proposent des compléments à l’ASPA. À Paris, par exemple, le Fonds de Solidarité pour les Personnes Âgées (FSPA) verse jusqu’à 150 € par mois aux retraités en grande difficulté. À Lyon, le Chèque Énergie Exceptionnel aide à payer les factures d’électricité. Mais ces dispositifs sont souvent méconnus, et leur accès relève du parcours du combattant : formulaires à n’en plus finir, délais de traitement interminables, et des critères d’éligibilité si restrictifs qu’ils en deviennent absurdes.

Prenons le cas de Marseille. La ville propose une aide de 50 € par mois pour les retraités dont les ressources sont inférieures à 900 €. Sauf que pour en bénéficier, il faut fournir un justificatif de domicile de moins de trois mois, un relevé de compte bancaire, et une attestation sur l’honneur de non-perception d’autres aides. Autant dire que ceux qui en ont le plus besoin – les personnes isolées, analphabètes ou en situation de grande précarité – renoncent avant même d’avoir commencé les démarches.

Les associations et les épiceries solidaires : l’ultime recours

Quand les aides publiques ne suffisent pas, il reste les réseaux associatifs. Les Restos du Cœur, le Secours Populaire ou les épiceries solidaires distribuent des colis alimentaires, des bons d’achat ou des repas chauds. Certaines associations proposent même des aides financières ponctuelles pour payer une facture d’électricité ou un loyer en retard.

Mais ces dispositifs ont leurs limites. D’abord, ils sont souvent saturés : en 2023, les Restos du Cœur ont accueilli 1,3 million de personnes, dont 10 % de retraités. Ensuite, ils ne résolvent pas le problème de fond : vivre avec dignité quand on n’a pas cotisé. Une aide alimentaire, c’est bien. Mais ça ne remplace pas un revenu stable.

Et puis, il y a la honte. Beaucoup de retraités refusent de se rendre dans ces structures par peur d’être stigmatisés. Personne ne rêve de finir sa vie en faisant la queue devant une soupe populaire.

Pourquoi certains n’ont jamais cotisé : les raisons qui échappent aux clichés

Quand on parle de retraite sans cotisations, les préjugés fusent : "Ils n’ont qu’à travailler", "C’est de leur faute", "Ils ont profité du système". La réalité est bien plus complexe. Derrière chaque cas, il y a une histoire – souvent une succession d’accidents de la vie, de choix contraints ou de systèmes qui ont échoué.

Les carrières hachées : quand le travail ne paie pas

Certains ont travaillé toute leur vie, mais dans des emplois précaires, non déclarés ou à temps partiel. Les femmes sont particulièrement touchées : 40 % des femmes de plus de 65 ans ont des carrières incomplètes, contre 20 % des hommes, selon l’INSEE. Entre les congés parentaux, les emplois à temps partiel subi et les salaires inférieurs, leurs cotisations sont souvent insuffisantes pour ouvrir droit à une retraite décente.

Prenons l’exemple de Marie, 72 ans. Elle a élevé trois enfants, travaillé comme femme de ménage à mi-temps pendant 30 ans, et touché le SMIC toute sa vie. Résultat : sa retraite s’élève à 450 € par mois. Trop pour l’ASPA, trop peu pour vivre. Elle cumule les aides au logement, les colis alimentaires et les petits boulots au noir pour joindre les deux bouts.

Les aidants familiaux : ces invisibles du système

Ils sont 11 millions en France, selon la DREES : des proches qui s’occupent d’un parent âgé, d’un enfant handicapé ou d’un conjoint malade. Beaucoup renoncent à travailler pour se consacrer à cette tâche, sans compensation financière. Résultat : pas de cotisations, pas de retraite.

La loi prévoit bien un droit à la retraite pour les aidants (via la validation de trimestres gratuits), mais les conditions sont drastiques : il faut justifier d’au moins 30 heures d’aide par semaine pendant au moins 3 mois consécutifs. Autant dire que la plupart des aidants familiaux ne remplissent pas ces critères.

Jean, 68 ans, a arrêté de travailler à 50 ans pour s’occuper de sa femme atteinte d’Alzheimer. Il a touché l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), mais cette aide ne cotise pas pour la retraite. Aujourd’hui, il vit avec 800 € par mois – trop pour l’ASPA, trop peu pour vivre. Il regrette de ne pas avoir anticipé, mais comment faire quand on doit choisir entre son travail et la santé de son conjoint ?

Les indépendants et les artisans : les oubliés du système

Les travailleurs indépendants, les artisans et les commerçants cotisent pour leur retraite, mais leurs revenus sont souvent trop faibles pour générer une pension décente. 30 % des indépendants touchent une retraite inférieure à 500 € par mois, selon la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).

Le problème ? Leurs cotisations sont calculées sur leurs revenus déclarés. Or, beaucoup minimisent leurs bénéfices pour payer moins d’impôts. Un choix rationnel à court terme, mais catastrophique à long terme. Sans compter que les périodes de chômage ou de maladie ne sont pas toujours prises en compte.

Ahmed, 70 ans, a tenu une épicerie pendant 40 ans. Il déclarait 15 000 € de revenus par an pour éviter les charges sociales. Aujourd’hui, sa retraite s’élève à 350 € par mois. Il vit chez sa fille, qui lui verse un peu d’argent de poche. Il n’a jamais imaginé que sa retraite serait aussi basse.

Les immigrés et les sans-papiers : un système qui les exclut

Les travailleurs immigrés, surtout ceux arrivés tard en France, ont souvent des carrières incomplètes. Certains ont cotisé dans leur pays d’origine, mais les accords de sécurité sociale entre États ne permettent pas toujours de cumuler les trimestres. Résultat : des retraites de misère, voire aucune retraite du tout.

Pour les sans-papiers, la situation est encore plus dramatique. Ils travaillent souvent au noir, sans cotisations, et n’ont accès à aucune aide sociale. En 2023, près de 200 000 retraités étrangers vivaient sous le seuil de pauvreté en France, selon le Secours Catholique.

Fatima, 67 ans, est arrivée du Maroc à 50 ans. Elle a travaillé comme femme de ménage sans être déclarée. Aujourd’hui, elle vit avec 50 € par mois – l’aide alimentaire de son association locale. Elle n’a même pas droit à l’ASPA, car elle n’a pas la nationalité française.

Les solutions alternatives : quand l’État ne suffit pas

Face à l’insuffisance des aides publiques, certains retraités sans cotisations se tournent vers des solutions alternatives. Certaines sont légales, d’autres moins. Toutes témoignent d’une réalité : quand on n’a pas préparé sa retraite, il faut ruser pour survivre.

Le cumul emploi-retraite : travailler jusqu’à 80 ans ?

Depuis 2015, il est possible de cumuler une retraite et un emploi, sous certaines conditions. Pour les bénéficiaires de l’ASPA, le plafond de revenus est fixé à 1 012,53 € par mois – soit le montant de l’allocation elle-même. Autrement dit, si vous gagnez 1 € de plus, vous perdez 1 € d’ASPA. Un système qui décourage toute reprise d’activité.

Pourtant, certains s’y risquent. Les petits boulots au noir – ménage, jardinage, garde d’enfants – sont monnaie courante. Près de 15 % des retraités sans cotisations déclarent avoir travaillé au noir dans l’année, selon une étude de l’INSEE. Une pratique risquée : en cas de contrôle, ils peuvent être condamnés à rembourser les sommes perçues, voire à des peines de prison.

Jeanine, 75 ans, fait des ménages deux fois par semaine. Elle déclare 300 € par mois, mais en touche 500 en réalité. Elle sait que c’est illégal, mais elle n’a pas le choix : avec 1 012 € d’ASPA, elle ne peut pas payer son loyer et ses médicaments.

La colocation entre seniors : une solution méconnue

Face à la hausse des loyers, certains retraités optent pour la colocation. Des associations comme 1 Toit 2 Générations ou Coloc & Vie mettent en relation des seniors pour partager un logement. L’avantage ? Réduire les coûts et briser l’isolement.

À Paris, une colocation entre deux retraités peut coûter 400 € par mois par personne, contre 800 € pour un studio. Mais cette solution a ses limites : il faut s’entendre avec son colocataire, et les logements adaptés aux seniors sont rares.

Marie et Claudine, 72 et 74 ans, partagent un trois-pièces dans le 20e arrondissement. Elles paient 450 € chacune, charges comprises. Elles se connaissaient avant, ce qui facilite la cohabitation. Mais pour beaucoup, l’idée de vivre avec un inconnu à 70 ans est impensable.

Les dons familiaux : quand les enfants sauvent la mise

Beaucoup de retraités sans cotisations comptent sur l’aide de leurs enfants. Selon une étude de la DREES, 30 % des retraités pauvres reçoivent une aide financière régulière de leur famille. En moyenne, ces dons s’élèvent à 150 € par mois.

Mais cette solution a un coût : la dépendance. Certains enfants paient le loyer de leurs parents, d’autres leur offrent des courses ou des vacances. Une situation qui peut créer des tensions, surtout quand les enfants ont eux-mêmes des difficultés financières.

Pierre, 55 ans, verse 200 € par mois à sa mère, qui touche 800 € de retraite. Il culpabilise de ne pas pouvoir faire plus, mais il doit aussi épargner pour sa propre retraite. "Un jour, ce sera à mon tour d’être dans la galère", dit-il.

L’expatriation : fuir la précarité en France

Certains retraités sans cotisations choisissent de quitter la France pour des pays où le coût de la vie est moins élevé. Le Portugal, l’Espagne ou le Maroc sont des destinations prisées. Avec 1 000 € par mois, on vit décemment à Lisbonne ou à Marrakech, alors qu’en France, c’est la misère.

Mais cette solution a ses risques : éloignement de la famille, difficultés administratives, et parfois des conditions de vie moins bonnes qu’annoncées. Sans compter que les aides françaises, comme l’ASPA, ne sont pas toujours versées à l’étranger.

Jacques, 70 ans, a vendu son studio à Paris pour s’installer à Agadir. Il vit avec 600 € par mois, grâce à la vente de son logement et à une petite aide de sa famille. Il ne regrette pas son choix, mais avoue se sentir isolé. "Ici, je peux manger à ma faim. Mais je ne vois plus mes petits-enfants."

Les idées reçues sur la retraite sans cotisations : ce qu’on croit savoir (et qui est faux)

Autour de la retraite sans cotisations, les clichés abondent. Certains sont tenaces, d’autres carrément dangereux. Démêlons le vrai du faux.

"Si on n’a jamais cotisé, on n’a droit à rien"

Faux. Comme on l’a vu, l’ASPA existe pour ça. Mais aussi les aides au logement, les compléments départementaux, et même certaines aides européennes. Le problème, ce n’est pas l’absence de droits, c’est leur insuffisance.

Autre idée reçue : "Les sans-papiers n’ont droit à rien". C’est partiellement vrai, mais certains dispositifs, comme les aides alimentaires ou les soins gratuits, leur sont accessibles. La précarité n’a pas de nationalité.

"C’est de leur faute s’ils n’ont pas cotisé"

Vraiment ? Entre les carrières hachées, les emplois non déclarés, les aidants familiaux et les indépendants mal informés, les raisons de ne pas avoir cotisé sont multiples. Et puis, qui peut se vanter d’avoir toujours fait les bons choix ?

Prenons l’exemple des femmes au foyer. Pendant des décennies, elles ont été encouragées à rester à la maison pour élever leurs enfants. Aujourd’hui, elles touchent des retraites de misère. Est-ce vraiment de leur faute ?

"Avec l’ASPA, on vit correctement"

Faux. 1 012 € par mois, c’est le strict minimum vital. Dans les grandes villes, c’est à peine suffisant pour payer un loyer et se nourrir. Et encore, à condition de ne pas avoir de frais imprévus – une facture de dentiste, une panne de voiture, une augmentation des charges.

En 2023, le Secours Catholique a recensé 1,4 million de retraités vivant sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, beaucoup touchent l’ASPA. Preuve que cette allocation ne suffit pas.

"Il suffit de travailler plus longtemps"

Facile à dire. Mais quand on a 65 ans, qu’on n’a jamais cotisé, et qu’on est en mauvaise santé, trouver un emploi relève du parcours du combattant. Les employeurs ne se bousculent pas pour embaucher des seniors sans expérience.

Et puis, il y a la question de la dignité. Personne ne devrait avoir à travailler jusqu’à 80 ans pour survivre.

Questions fréquentes : tout ce que vous n’osez pas demander

Peut-on toucher l’ASPA si on a cotisé, mais très peu ?

Oui, à condition que vos ressources (retraite + autres revenus) soient inférieures à 1 012,53 € par mois pour une personne seule. Par exemple, si vous touchez une retraite de 500 €, vous pouvez cumuler avec 512,53 € d’ASPA. Mais attention : si vos revenus augmentent, l’ASPA diminue d’autant.

Que se passe-t-il si on ne demande pas l’ASPA ?

Rien. L’ASPA n’est pas automatique : il faut en faire la demande. Si vous ne la demandez pas, vous ne touchez rien. Beaucoup de retraités ignorent qu’ils y ont droit, ou renoncent par peur de la paperasse.

Pour faire la demande, il faut remplir un formulaire S5185 et l’envoyer à la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou à la Mutualité Sociale Agricole (MSA) si vous dépendez du régime agricole. Un conseil : faites-vous aider par une assistante sociale ou une association.

Peut-on cumuler l’ASPA et le RSA ?

Non. Le RSA est réservé aux moins de 65 ans (ou aux plus de 65 ans en situation de handicap). À partir de 65 ans, c’est l’ASPA qui prend le relais. Si vous touchez le RSA et que vous atteignez 65 ans, vous devez faire une demande d’ASPA.

Que faire si on n’a pas assez pour vivre, même avec l’ASPA ?

Plusieurs options s’offrent à vous :

- Demander des aides locales (communes, départements).
- Vous tourner vers les associations (Restos du Cœur, Secours Populaire).
- Trouver un logement moins cher (colocation, résidence senior).
- Cumuler avec un petit boulot (attention aux plafonds de revenus).
- Quitter la France pour un pays où le coût de la vie est moins élevé.

Mais aucune de ces solutions n’est idéale. La meilleure stratégie reste d’anticiper – même tardivement.

Verdict : peut-on vraiment vivre avec une retraite sans cotisations ?

La réponse est claire : non. Avec 1 012 € par mois, on survit. On ne vit pas. On se prive, on compte chaque euro, on renonce à tout ce qui n’est pas strictement nécessaire. Et encore, à condition de ne pas avoir de loyer à payer ou de frais de santé imprévus.

Le vrai problème, ce n’est pas l’ASPA en elle-même. C’est le système qui pousse des milliers de personnes dans cette situation. Un système où :

- Les carrières hachées sont la norme pour les femmes et les précaires.
- Les aidants familiaux sont invisibilisés.
- Les indépendants sont mal informés sur leurs droits.
- Les immigrés sont exclus des dispositifs de solidarité.

Alors oui, l’ASPA est une bouée de sauvetage. Mais une bouée trouée. Ce qu’il faudrait, c’est un vrai débat sur la retraite universelle – une pension minimale pour tous, financée par l’impôt, et qui ne dépende pas des cotisations.

En attendant, ceux qui n’ont jamais cotisé n’ont pas le choix : ils doivent cumuler les aides, ruser, et souvent compter sur la solidarité familiale. Une situation indigne pour un pays comme la France.

Alors, si vous lisez ces lignes et que vous n’avez pas encore 65 ans, préparez votre retraite. Même modestement. Même tardivement. Parce que le jour où vous n’aurez plus la force de travailler, 1 012 € par mois ne suffiront pas.

Et si vous connaissez quelqu’un dans cette situation, aidez-le à faire valoir ses droits. Parce que dans ce pays, personne ne devrait finir sa vie dans la précarité.

💡 Points clés à retenir

  • Quel est le montant de la retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ? - 10 838,40 € pour une personne seule. 16 826,64 € pour une personne vivant en couple.28 avr.
  • Quel est le montant de la retraite pour une personne qui n'a jamais cotisé ? - Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 € par mois pour une personne seule et de 1 492,08 € par mois pour un couple en 2023 .
  • Quel est le montant de retraite pour une personne n'ayant jamais travaillé ? - Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 € par mois pour une personne seule et de 1 492,08 € par mois pour un couple en 2023 .7 juil.
  • Quel est le montant de la retraite d'une personne qui n'a jamais travaillé ? - En 2020, le seuil était de : 10 838,40 € pour une personne seule. 16 826,64 € pour une personne vivant en couple.28 avr.
  • Quel est le montant minimum retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ? - L'Aspa : un minimum vieillesse sans condition de cotisations Vos ressources mensuelles ne dépassent pas 916,78 € si vous êtes seul ou 1 423,31 €

❓ Questions fréquemment posées

1. Quel est le montant de la retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ?

10 838,40 € pour une personne seule. 16 826,64 € pour une personne vivant en couple.28 avr. 2022

2. Quel est le montant de la retraite pour une personne qui n'a jamais cotisé ?

Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 € par mois pour une personne seule et de 1 492,08 € par mois pour un couple en 2023 . Si vous n'avez jamais travaillé (ou presque) avant de partir à la retraite, vous pourrez donc bénéficier de certaines aides, voire d'une petite retraite de base.7 juil. 2023

3. Quel est le montant de retraite pour une personne n'ayant jamais travaillé ?

Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 € par mois pour une personne seule et de 1 492,08 € par mois pour un couple en 2023 .7 juil. 2023

4. Quel est le montant de la retraite d'une personne qui n'a jamais travaillé ?

En 2020, le seuil était de : 10 838,40 € pour une personne seule. 16 826,64 € pour une personne vivant en couple.28 avr. 2022

5. Quel est le montant minimum retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ?

L'Aspa : un minimum vieillesse sans condition de cotisations Vos ressources mensuelles ne dépassent pas 916,78 € si vous êtes seul ou 1 423,31 € si vous êtes en couple, en 2023.8 mars 2023

6. Quel est le montant de la retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé en Belgique ?

Pension minimum
Taux ménage22 985,04 €
Taux isolé18 393,83 €

7. Quel est le montant de la retraite pour quelqu'un qui a jamais travaillé ?

Comment se calcule l'ASPA ? L'ASPA peut être perçue par toute personne âgée remplissant les conditions et complète alors le revenu annuel jusqu'à 11 441,49 € pour une personne. Si vous ne touchez aucune retraite et vous n'avez aucun revenu, l'ASPA sera alors de 11 441,49 € par an soit un peu plus de 953 € par mois.21 sept. 2023

8. Quel est le montant d'une retraite d'une personne qui n'a jamais travaillé ?

Quel est le minimum de retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ? On peut supposer qu'une personne qui n'a jamais travaillé de sa vie dispose de faibles ressources et est donc éligible à l'Aspa. Le montant de l'allocation a été fixé à 961,08 euros par mois au 1er janvier 2023.10 mars 2023

9. Quel est le montant de l'ASPA pour une personne qui n'a jamais travaillé ?

Comment se calcule l'ASPA ? L'ASPA peut être perçue par toute personne âgée remplissant les conditions et complète alors le revenu annuel jusqu'à 11 441,49 € pour une personne. Si vous ne touchez aucune retraite et vous n'avez aucun revenu, l'ASPA sera alors de 11 441,49 € par an soit un peu plus de 953 € par mois.21 sept. 2023

10. Quel est le montant de la retraite pour ceux qui n'ont jamais travaillé ?

Il n'existe pas de montant minimum de la retraite. Mais si vos revenus sont inférieurs à un certain plafond (​961,08 par mois pour une personne seule, 1 492,08€ par mois pour un couple), vous pouvez demander l'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes âgées.) N'hésitez pas à consulter votre Carsat.3 avr. 2023

11. Quel est le montant de la retraite pour quelqu'un qui n'a jamais travaillé ?

Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 € par mois pour une personne seule et de 1 492,08 € par mois pour un couple en 2023 . Si vous n'avez jamais travaillé (ou presque) avant de partir à la retraite, vous pourrez donc bénéficier de certaines aides, voire d'une petite retraite de base.7 juil. 2023

12. Quel est le montant de la retraite pour une personne au RSA ?

Retraite et bénéficiaires du RSA : est-ce que le RSA compte pour la retraite ? Non, le Revenu de Solidarité Active (RSA) ne compte pas pour la retraite. En effet, ce revenu n'est soumis à aucune cotisation et n'est donc pas pris en compte pour : Le calcul des trimestres comptant pour la retraite.15 nov. 2022

13. Quel est le minimum de retraite pour une personne qui n'a jamais travaillé ?

1 492,08€ Il n'existe pas de montant minimum de la retraite. Mais si vos revenus sont inférieurs à un certain plafond (​961,08 par mois pour une personne seule, 1 492,08€ par mois pour un couple), vous pouvez demander l'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes âgées.) N'hésitez pas à consulter votre Carsat.il y a 4 jours

14. Quel montant de retraite pour quelqu'un qui n'a jamais travaillé ?

Le montant maximal de l'Aspa est de 961,08 par mois pour une personne seule et de 1 492,08 par mois pour un couple en 2023 .8 mars 2023

15. Quel est le minimum retraite pour une personne qui n'a jamais cotisé ?

L'Aspa : un minimum vieillesse sans condition de cotisations Vos ressources mensuelles ne dépassent pas 916,78 € si vous êtes seul ou 1 423,31 € si vous êtes en couple, en 2022.19 avr. 2022

16. Quel sport est le plus facile à parier ?

Le tennis. Un sport plus facile à pronostiquer que les deux autres même s'il est nécessaire de connaître une série de critères avant de se lancer. Dans un premier temps, le classement ATP du joueur ne veut souvent rien dire. Au tennis, on ne change pas de place comme au football.

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