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L'égalité est-elle vraiment une valeur ? Le débat qui divise les philosophes et les citoyens

L'égalité est-elle vraiment une valeur ? Le débat qui divise les philosophes et les citoyens

Pourtant, derrière ce mot se cachent des réalités bien concrètes : des lois qui protègent, des inégalités qui persistent, et des choix de société qui engagent. Alors, valeur universelle ou simple outil parmi d'autres ? La réponse n'est pas aussi simple qu'il y paraît.

Quand l'égalité devient un mot-valise : les trois visages d'un même idéal

On a tendance à croire que l'égalité, c'est l'égalité. Sauf que non. Les philosophes distinguent au moins trois formes majeures, et chacune porte en elle des implications radicalement différentes. La première, c'est l'égalité juridique – celle des droits fondamentaux. Tous les citoyens sont égaux devant la loi, point. C'est la base des démocraties modernes, et personne ne la remet vraiment en cause. Enfin, presque personne.

La deuxième, l'égalité des chances, est plus ambitieuse. Elle suppose que chacun, quel que soit son milieu d'origine, devrait avoir les mêmes opportunités de réussir. Le truc, c'est que dans les faits, ça implique souvent des politiques de discrimination positive, des quotas, des aides ciblées. Et là, les désaccords explosent : certains y voient une juste compensation des inégalités passées, d'autres une nouvelle forme d'injustice.

Enfin, il y a l'égalité des résultats. Celle qui fait le plus polémique. L'idée ? Que les écarts de revenus, de patrimoine ou de conditions de vie devraient être réduits au maximum. Mais attention : si on pousse cette logique à son extrême, on finit par justifier des redistributions massives, voire une remise en cause de la propriété privée. Est-ce encore de l'égalité, ou déjà autre chose ?

Pourquoi ces distinctions changent tout

Imaginez un instant que vous discutiez avec un ami de "l'égalité". Si lui pense à l'égalité des chances et vous à l'égalité des résultats, vous allez passer deux heures à vous engueuler sans même comprendre pourquoi. C'est exactement ce qui se passe dans le débat public. Les politiques parlent d'égalité, mais ils ne précisent jamais de laquelle ils parlent. Résultat : on mélange tout, et les solutions proposées finissent par se contredire.

Prenez l'école. Si on veut l'égalité des chances, on va mettre en place des bourses, des zones d'éducation prioritaires, des dispositifs pour aider les élèves défavorisés. Si on vise l'égalité des résultats, on va peut-être supprimer les notes, interdire les redoublements, ou même instaurer un système où tous les élèves ont le même diplôme à la fin. Deux approches radicalement différentes, deux visions du monde qui s'affrontent.

L'égalité, une valeur ou un simple outil ? Le piège des mots

La question n'est pas anodine. Si l'égalité est une valeur, alors elle a une dimension morale : elle est bonne en soi, et toute société qui ne la respecte pas est forcément injuste. Mais si c'est un simple outil, alors elle n'a de valeur que dans la mesure où elle permet d'atteindre d'autres objectifs – la paix sociale, la prospérité, ou même la liberté.

Les libéraux, par exemple, défendent souvent l'égalité juridique, mais rejettent l'égalité des résultats. Pour eux, la liberté prime : si certains deviennent plus riches que d'autres, tant pis, du moment que les règles du jeu sont les mêmes pour tous. À l'inverse, les socialistes ou les égalitaristes purs considèrent que l'égalité est une fin en soi. Pour eux, une société où les écarts de richesse sont trop importants est une société malade, même si tout le monde a eu les mêmes chances au départ.

Et puis il y a ceux qui refusent de trancher. Comme le philosophe John Rawls, qui propose une voie médiane : l'égalité n'est pas une valeur absolue, mais elle est nécessaire pour garantir que les inégalités profitent aussi aux plus défavorisés. Son fameux "principe de différence" est une tentative de concilier liberté et égalité – avec un succès mitigé, il faut bien le reconnaître.

Le casse-tête des sociétés inégalitaires

Regardez les États-Unis. Officiellement, c'est une société fondée sur l'égalité des droits. Pourtant, les inégalités de revenus y sont parmi les plus fortes du monde développé. En 2023, les 1% les plus riches détenaient 35% de la richesse nationale, contre 28% en 1989. Est-ce que ça veut dire que l'égalité n'est qu'un leurre ? Pas forcément. Ça veut peut-être dire que l'égalité juridique ne suffit pas, et que sans mécanismes de correction, les inégalités se creusent naturellement.

À l'inverse, regardez les pays nordiques. Ils ont des systèmes fiscaux très progressifs, des services publics universels, et des écarts de revenus bien moins marqués qu'aux États-Unis. Pourtant, ils ne sont pas pour autant des sociétés "égalitaires" au sens strict. La Suède, par exemple, a un coefficient de Gini (qui mesure les inégalités) de 0,28, contre 0,48 pour les États-Unis. Mais est-ce que les Suédois sont plus heureux pour autant ? Les études montrent que oui, mais pas autant qu'on pourrait le penser. Le bonheur dépend de bien d'autres facteurs que la simple égalité économique.

Quand l'égalité entre en conflit avec d'autres valeurs

Le vrai problème, c'est que l'égalité n'est jamais seule. Elle doit coexister avec d'autres principes, et parfois, ça coince. Prenez la liberté. Si vous voulez plus d'égalité, vous allez probablement devoir limiter certaines libertés – celle de s'enrichir sans limites, par exemple, ou celle de transmettre son patrimoine à ses enfants sans contraintes. Inversement, si vous privilégiez la liberté, vous allez accepter que certains aient plus que d'autres, même si c'est injuste.

Autre conflit classique : l'égalité vs la méritocratie. Si vous croyez que les gens devraient être récompensés en fonction de leurs efforts et de leurs talents, alors vous allez trouver normal que certains gagnent plus que d'autres. Mais si vous croyez en l'égalité des résultats, vous allez considérer que le mérite est une illusion – parce que personne ne choisit son milieu d'origine, ses capacités innées, ou les opportunités qui se présentent à lui.

Et puis il y a la question de la diversité. Une société parfaitement égale serait-elle une société où tout le monde se ressemble ? Où les différences culturelles, religieuses ou individuelles seraient gommées au nom d'un idéal commun ? Certains y voient une menace pour la liberté d'expression, d'autres une condition nécessaire pour vivre ensemble. Là encore, les réponses varient selon les époques et les cultures.

Le paradoxe français : un pays obsédé par l'égalité, mais profondément inégalitaire

La France est un cas d'école. Officiellement, l'égalité est une valeur fondatrice de la République, au même titre que la liberté et la fraternité. Pourtant, les inégalités y sont bien réelles. En 2022, les 10% les plus riches détenaient 55% du patrimoine national, contre seulement 3% pour les 50% les plus pauvres. Et ces écarts se creusent : entre 2008 et 2022, le patrimoine des 1% les plus riches a augmenté de 43%, contre seulement 1% pour les 50% les plus modestes.

Pourtant, les Français restent très attachés à l'idée d'égalité. Dans une étude de 2021, 78% des sondés déclaraient que "réduire les inégalités" était une priorité. Mais quand on leur demande comment, les avis divergent. Certains veulent plus de redistribution, d'autres plus d'investissements dans l'éducation, d'autres encore une réforme fiscale. Bref, tout le monde est pour l'égalité, mais personne ne s'accorde sur ce que ça veut dire concrètement.

Et c'est là que le bât blesse. Parce que l'égalité, ce n'est pas un slogan. C'est un choix politique, avec des gagnants et des perdants. Et quand on refuse de trancher, on finit par avoir une société qui cumule les inconvénients : des inégalités persistantes, une fiscalité complexe, et un sentiment généralisé d'injustice.

L'égalité peut-elle vraiment exister ? Les limites du possible

On a tendance à croire que l'égalité est un objectif atteignable, à condition d'y mettre les moyens. Sauf que la réalité est bien plus complexe. D'abord, parce que les êtres humains ne sont pas égaux par nature. Certains sont plus intelligents, plus travailleurs, plus chanceux, ou simplement nés dans un milieu plus favorisé. Est-ce que c'est injuste ? Peut-être. Mais est-ce que c'est évitable ? Pas vraiment.

Ensuite, parce que les sociétés ont besoin d'inégalités pour fonctionner. Imaginez un monde où tout le monde gagne le même salaire, quel que soit son travail. Qui accepterait de faire les métiers les plus pénibles ? Qui prendrait des risques pour innover ? Qui investirait dans des projets à long terme ? Les économistes parlent de "signaux" : les inégalités de revenus envoient des messages sur ce qui est valorisé dans une société. Si vous supprimez ces signaux, vous supprimez aussi les incitations à se former, à travailler, ou à entreprendre.

Enfin, il y a la question des coûts. Une société plus égalitaire, c'est une société où l'État intervient davantage. Et ça a un prix : des impôts plus élevés, une bureaucratie plus lourde, et parfois une moindre efficacité économique. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Ça dépend de ce que vous êtes prêt à sacrifier. Certains pays, comme la Suède, ont réussi à concilier égalité et prospérité. D'autres, comme le Venezuela, ont échoué lamentablement. La différence ? La qualité des institutions, la transparence, et la capacité à s'adapter.

L'égalité des sexes : un cas d'école

Prenez la question de l'égalité hommes-femmes. En théorie, c'est simple : les deux sexes devraient avoir les mêmes droits et les mêmes opportunités. En pratique, c'est bien plus compliqué. D'abord, parce que les inégalités ne sont pas seulement juridiques, mais aussi culturelles. En France, les femmes gagnent en moyenne 15% de moins que les hommes à poste égal. Est-ce que c'est de la discrimination pure ? Pas forcément. Ça peut aussi refléter des choix différents : certaines femmes privilégient la famille au travail, ou choisissent des métiers moins rémunérateurs mais plus compatibles avec une vie de famille.

Et puis il y a les quotas. Faut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d'administration ? En Norvège, la loi impose 40% de femmes dans les conseils des grandes entreprises depuis 2008. Résultat : les entreprises norvégiennes sont aujourd'hui parmi les plus paritaires au monde. Mais est-ce que ça a amélioré leur performance ? Les études sont mitigées. Certaines montrent un impact positif, d'autres aucun effet, voire un effet négatif. Bref, même quand on veut bien faire, les résultats ne sont pas toujours ceux qu'on espérait.

Les alternatives à l'égalité : et si on parlait d'équité ?

Face aux limites de l'égalité, certains philosophes proposent de lui substituer un autre concept : l'équité. L'idée ? Ce n'est pas de traiter tout le monde de la même façon, mais de donner à chacun ce dont il a besoin pour réussir. Un peu comme dans une course : si vous partez avec un handicap, on vous donne une avance pour que la compétition soit juste.

L'équité, c'est ce qui justifie les politiques de discrimination positive. Aux États-Unis, par exemple, certaines universités réservent des places aux minorités ethniques. En Inde, des quotas sont imposés pour les castes défavorisées. En France, on a les ZEP (Zones d'Éducation Prioritaires), qui donnent plus de moyens aux écoles des quartiers défavorisés. L'objectif n'est pas l'égalité, mais la justice : compenser les désavantages initiaux pour que tout le monde ait une chance.

Mais l'équité a aussi ses limites. D'abord, parce qu'elle suppose qu'on puisse mesurer les désavantages de chacun. Or, c'est souvent subjectif. Ensuite, parce qu'elle peut créer de nouvelles injustices. Si vous donnez une bourse à un étudiant noir pauvre, mais pas à un étudiant blanc pauvre, est-ce que c'est juste ? Pour certains, oui. Pour d'autres, non.

Le revenu universel : l'utopie égalitaire du XXIe siècle ?

Parmi les solutions proposées pour réduire les inégalités, le revenu universel est sans doute la plus radicale. L'idée ? Donner à chaque citoyen, sans condition, un revenu de base suffisant pour vivre. Peu importe qu'il travaille ou non, qu'il soit riche ou pauvre. L'objectif ? Libérer les gens de la précarité, et leur permettre de se consacrer à des activités utiles mais non rémunérées – élever ses enfants, créer une entreprise, ou simplement vivre dignement.

Plusieurs pays ont testé le revenu universel à petite échelle. En Finlande, une expérience menée entre 2017 et 2018 a montré que les bénéficiaires étaient plus heureux et moins stressés, mais pas plus susceptibles de trouver un emploi. En Californie, une étude similaire a révélé que le revenu universel réduisait la pauvreté, mais augmentait légèrement l'inflation. Bref, les résultats sont mitigés.

Et puis il y a la question du financement. Un revenu universel de 1 000 euros par mois pour tous les Français coûterait environ 800 milliards d'euros par an – soit plus que le budget de l'État. Pour le financer, il faudrait soit augmenter massivement les impôts, soit réduire drastiquement les autres dépenses publiques. Est-ce que les Français sont prêts à payer ce prix ? Rien n'est moins sûr.

Les idées reçues sur l'égalité qui faussent le débat

On entend souvent les mêmes arguments dans le débat sur l'égalité. Certains sont vrais, d'autres complètement faux. En voici quelques-uns, passés au crible.

"L'égalité, c'est le communisme"

Faux. Le communisme vise l'égalité totale, y compris l'égalité des résultats. Mais l'égalité juridique ou l'égalité des chances n'ont rien à voir avec le communisme. La plupart des démocraties libérales défendent ces principes sans remettre en cause la propriété privée ou le marché. La différence, c'est que dans une démocratie libérale, l'égalité est un moyen, pas une fin en soi.

"Plus d'égalité, c'est moins de liberté"

Vrai et faux. Tout dépend de quelle égalité on parle. Si vous imposez l'égalité des résultats, vous allez effectivement limiter certaines libertés – celle de s'enrichir, par exemple. Mais si vous visez l'égalité des chances, vous pouvez au contraire renforcer la liberté en donnant à chacun les moyens de réaliser son potentiel. La liberté sans égalité, c'est la loi de la jungle. L'égalité sans liberté, c'est la dictature. L'enjeu, c'est de trouver le bon équilibre.

"Les inégalités sont naturelles, il ne faut pas les combattre"

Faux. Les inégalités ne sont pas naturelles, elles sont sociales. Personne ne choisit de naître dans un quartier pauvre ou dans une famille aisée. Personne ne choisit ses capacités innées. Les inégalités sont le résultat de structures sociales, économiques et politiques. Est-ce qu'il faut les accepter ? Ça dépend de ce que vous considérez comme juste. Mais dire qu'elles sont "naturelles", c'est une façon de les légitimer sans débat.

"L'égalité, c'est l'uniformité"

Faux. L'égalité ne signifie pas que tout le monde doit être identique. Au contraire : une société égalitaire est une société où les différences sont respectées, mais où personne n'est avantagé ou désavantagé à cause de son origine, de son sexe, ou de sa religion. L'égalité, c'est la possibilité pour chacun de vivre sa vie comme il l'entend, sans être limité par des barrières arbitraires.

Questions fréquentes sur l'égalité : ce que tout le monde se demande

Pourquoi l'égalité est-elle si difficile à atteindre ?

Parce que les inégalités sont le résultat de mécanismes complexes, qui se renforcent mutuellement. Prenez l'éducation. En théorie, c'est le meilleur outil pour réduire les inégalités. En pratique, les enfants de milieux favorisés ont plus de chances de réussir à l'école, parce qu'ils bénéficient d'un environnement plus stimulant, de cours particuliers, ou simplement d'un réseau familial qui les soutient. Résultat : les inégalités se reproduisent de génération en génération.

Et puis il y a la question des mentalités. Les stéréotypes ont la vie dure. Une étude de 2019 a montré que les enseignants sous-estiment systématiquement les capacités des filles en maths, et celles des garçons en français. Ces biais inconscients ont un impact réel sur les parcours scolaires, et donc sur les inégalités futures. Bref, l'égalité ne se décrète pas. Elle se construit, patiemment, contre des forces qui la contredisent en permanence.

Est-ce que l'égalité est compatible avec la croissance économique ?

Ça dépend. Certaines études montrent que les pays les plus égalitaires, comme les pays nordiques, ont aussi des économies dynamiques et innovantes. D'autres, comme la Corée du Sud, ont connu une croissance fulgurante malgré des inégalités fortes. Le problème, c'est que la relation entre égalité et croissance n'est pas linéaire.

En 2014, le FMI a publié une étude qui montrait que les inégalités excessives freinent la croissance à long terme. Pourquoi ? Parce que quand les écarts de revenus sont trop importants, les plus pauvres n'ont pas les moyens d'investir dans leur éducation ou leur santé, ce qui réduit leur productivité. À l'inverse, une redistribution trop forte peut décourager l'innovation et l'entrepreneuriat. Bref, tout est une question de dosage.

Pourquoi certains pays sont-ils plus égalitaires que d'autres ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. D'abord, l'histoire. Les pays qui ont connu des révolutions sociales (comme la France en 1789) ou des mouvements ouvriers puissants (comme la Suède) ont souvent des systèmes plus égalitaires. Ensuite, la culture. Dans certains pays, comme les États-Unis, l'individualisme est valorisé, et l'État est vu comme un mal nécessaire. Dans d'autres, comme la Finlande, la solidarité est une valeur centrale, et l'État est perçu comme un garant du bien commun.

Enfin, il y a les institutions. Les pays qui ont des systèmes fiscaux progressifs, des services publics universels, et des mécanismes de redistribution efficaces sont généralement plus égalitaires. Mais attention : ces institutions ne tombent pas du ciel. Elles sont le résultat de luttes politiques, de compromis sociaux, et parfois de crises majeures (guerres, récessions) qui obligent les sociétés à se réinventer.

Est-ce que l'égalité rend les gens plus heureux ?

Oui, mais pas autant qu'on pourrait le penser. Les études montrent que les pays les plus égalitaires ont des niveaux de bonheur plus élevés que les pays inégalitaires. Mais la corrélation n'est pas parfaite. Le Danemark, par exemple, est l'un des pays les plus heureux du monde, malgré des inégalités de revenus relativement importantes. À l'inverse, le Japon est un pays très égalitaire, mais où le bonheur est moins élevé qu'en Europe du Nord.

Le bonheur dépend de bien d'autres facteurs : la qualité des relations sociales, le sentiment de sécurité, la confiance dans les institutions, ou simplement la météo. L'égalité compte, mais elle n'est pas tout. Et puis il y a un paradoxe : plus une société est égalitaire, plus les petites inégalités deviennent insupportables. En Suède, par exemple, les gens sont très sensibles aux écarts de salaire, même minimes. Dans une société inégalitaire comme les États-Unis, les gens tolèrent des écarts bien plus importants.

Verdict : l'égalité, une valeur ou un mirage ?

Alors, l'égalité est-elle une valeur ? La réponse est à la fois oui et non. Oui, parce qu'elle incarne un idéal de justice qui a inspiré des siècles de luttes politiques. Non, parce qu'elle n'est pas une fin en soi, mais un moyen parmi d'autres d'organiser la société. Le vrai débat, ce n'est pas de savoir si l'égalité est une valeur, mais de savoir quelle forme d'égalité on veut, et à quel prix.

Personnellement, je reste convaincu que l'égalité des chances est un objectif louable, mais qu'il ne faut pas en faire une religion. Une société parfaitement égale est une utopie, et vouloir l'imposer à tout prix peut conduire à des dérives autoritaires. En revanche, une société qui ignore les inégalités est une société qui se condamne à la fragmentation et au conflit.

Le défi, c'est de trouver un équilibre. Pas une égalité absolue, mais une société où les écarts sont acceptables, où chacun a sa chance, et où personne n'est condamné à la pauvreté ou à l'exclusion. Est-ce que c'est possible ? Peut-être. Mais ça demandera plus que des slogans et des lois. Ça demandera une véritable volonté politique, et surtout, une remise en question permanente de nos propres privilèges.

Car au fond, le vrai problème de l'égalité, ce n'est pas les autres. C'est nous. C'est notre capacité à accepter que le monde ne soit pas juste, et notre volonté de le rendre un peu plus vivable. Et ça, c'est une question de choix. Pas de valeur.

💡 Points clés à retenir

  • Est-ce que l'engagement est une valeur ? - La valeur d'engagement est exactement ce que révèle son nom : une façon de mesurer la façon dont les interactions de vos visiteurs permettent d'at
  • Est-ce que l'égoïsme est une valeur ? - L'égoïsme est la conséquence de la prise de conscience de sa propre valeur, donc permet de développer la confiance en soi, donc elle est vitale, p
  • Est-ce que l'écoute est une valeur ? - L'écoute peut être abordée sous l'angle moral ou sous l'angle utilitaire. Parce qu'elle est à la fois une valeur et un outil.
  • Est-ce que l'ambition est une valeur ? - L'ambition est un formidable moteur pour avancer dans la vie. Elle dynamise notre audace jusqu'à frôler parfois la témérité.
  • Est-ce que l'altruisme est une valeur ? - Oui, l'altruisme est bien une valeur, puisqu'il englobe à la fois la bonté, la générosité, l'empathie ou encore le dévouement.

❓ Questions fréquemment posées

1. Est-ce que l'engagement est une valeur ?

La valeur d'engagement est exactement ce que révèle son nom : une façon de mesurer la façon dont les interactions de vos visiteurs permettent d'atteindre les objectifs spécifiques auxquels votre entreprise tient le plus.

2. Est-ce que l'égoïsme est une valeur ?

L'égoïsme est la conséquence de la prise de conscience de sa propre valeur, donc permet de développer la confiance en soi, donc elle est vitale, pour être un individu.1 déc. 2022

3. Est-ce que l'écoute est une valeur ?

L'écoute peut être abordée sous l'angle moral ou sous l'angle utilitaire. Parce qu'elle est à la fois une valeur et un outil. Pour ne pas faire irruption dans l'univers de l'autre, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Pour ne pas envahir l'autre de son savoir et de son expérience.4 janv. 2019

4. Est-ce que l'ambition est une valeur ?

L'ambition est un formidable moteur pour avancer dans la vie. Elle dynamise notre audace jusqu'à frôler parfois la témérité. Elle est source d'adrénaline et certains ne la limitent jamais. Ils veulent aller toujours plus loin et grimper encore plus haut… quitte à se brûler les ailes !19 mai 2020

5. Est-ce que l'altruisme est une valeur ?

Oui, l'altruisme est bien une valeur, puisqu'il englobe à la fois la bonté, la générosité, l'empathie ou encore le dévouement. Dans un monde où l'individualisme règne en maître, l'altruisme fait figure de rareté.12 sept. 2022

6. Est-ce que l'élégance est une valeur ?

Elle est une appréciation esthétique positive et porteuse de sens, une façon de vivre sa féminité. Plus que l'Elégance universelle, notre valeur est celle d'une Nouvelle Elégance. Celle des femmes d'aujourd'hui, en quête de liberté et d'harmonie. Une allure, une grâce, un sourire.

7. Est-ce que l'intégrité est une valeur ?

L'intégrité est un ensemble de valeurs qui doivent être respectées même quand personne ne nous regarde: l'honnêteté, la confiance, faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait, font partie de l'intégrité.

8. Est-ce que l'amour est une valeur ?

L'amour est une valeur qui est bien meilleure partagée : lorsqu'on décide de s'ouvrir plus à l'amour, aux autres et à soi, on peut ainsi apprendre à le propager, que ce soit pas un sourire, une attention particulière, un moment, ou des mots doux.

9. Est-ce que l'empathie est une valeur ?

Définition en tant que valeur humaine L'empathie est en haut de l'échelle des valeurs humaines, plus puissante que le respect, la bienveillance ou l'appréciation, parce qu'elle agit plus en profondeur. En termes de valeurs humaines, l'empathie nourrit la sympathie, la compassion, la considération et la bienveillance.

10. Est-ce que l'autonomie est une valeur ?

Autonomie (ou autodétermination) Motivation : indépendance de la pensée et de l'action, choisir, créer, explorer. Valeurs : créativité, liberté, indépendance, curiosité, choisir ses propres buts.12 janv. 2015

11. Est-ce que l'éducation est une valeur ?

L'éducation est un puissant facteur de changement. Elle améliore la santé et les moyens de subsistance, contribue à la stabilité sociale et stimule la croissance économique à long terme. Elle est aussi essentielle à la réalisation de chacun des 17 objectifs de développement durable.

12. Est-ce que l'honneur est une valeur ?

L'honneur est d'abord une valeur collective. Il s'attache à la lignée, à la tribu, à la nation. Ainsi, l'honneur perdu d'une femme, c'est-à-dire le fait pour elle d'avoir des relations sexuelles avec un homme qui n'y a pas été intégré (ou à la lignée duquel elle n'a pas été intégrée) est d'abord celui de la lignée.

13. Est-ce que l'action est une valeur ?

Dans la pratique, le cours d'une action est la valeur déterminante, la valeur nominale est une formalité et est réglementée par la loi sur les sociétés anonymes.Qu'est-ce qu'une action ? - extraETFextraetf.comhttps://extraetf.com › ressources › qu-est-ce-qu-une-actionextraetf.comhttps://extraetf.com › ressources › qu-est-ce-qu-une-action Dans la pratique, le cours d'une action est la valeur déterminante, la valeur nominale est une formalité et est réglementée par la loi sur les sociétés anonymes.

14. Est-ce que l'éthique est une valeur ?

Droz définit l'éthique comme un ensemble rationnellement structuré de valeurs explicites qui définissent le bien, le juste et le beau, par lequel quelqu'un rend compte de lui-même, de ce qui le fait exister et agir.

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