Un artiste admiré même par les plus grands
Et pourtant, même Ninho — avec tout son succès, son flow affûté et ses punchlines bien senties — a ses propres idoles. Et pas n’importe qui.
Le respect de Ninho pour la vieille école
Tiens, j’en parlais avec mon pote Mehdi l’autre jour en sortant du taf. Il me sort : "T’as vu dans l’interview sur Skyrock, quand Ninho a parlé de son inspiration ?" Bah ouais, justement, c’est là que j’ai tilté. Ninho a cité Booba comme une de ses principales influences. Et franchement, ça se tient.
Booba, l’icône incontestée du Duc
Une admiration déclarée
Booba, c’est pas juste un nom balancé au pif pour faire plaisir. Non. Ninho a clairement dit à plusieurs reprises (notamment dans des interviews chez Clique et dans Planète Rap) qu’il avait été bercé par la musique du Duc de Boulogne. Il a grandi avec ses sons. Et ça se sent parfois dans certains morceaux — y a cette espèce de froideur dans la voix, cette nonchalance stylée. (Tu vois ce que je veux dire ?)
Une référence générationnelle
Faut pas oublier que Booba, pour beaucoup de jeunes rappeurs de la génération Ninho, c’était le modèle. Le gars qui a transformé le rap français, qui a apporté un vrai côté business, visuel, marketing... Même si aujourd’hui certains le critiquent, faut lui reconnaître son impact. Et Ninho l’a jamais caché : il respecte ça.
Ce que Ninho retient de Booba
L’indépendance et le contrôle
Ce qui m’a toujours marqué (et que Ninho souligne aussi), c’est le côté indépendant de Booba. Il a monté son propre label, ses marques, ses réseaux. Ninho, lui aussi, s’est vite détaché des majors pour mieux gérer sa carrière. Y a un vrai parallèle là-dessus.
J’ai lu une interview où Ninho disait un truc du genre : "Booba, il a ouvert la voie. Maintenant, c’est à nous de tracer la nôtre." Bah ça m’avait parlé, tu vois.
L’ambition sans limite
Pfff... parfois je me dis que ces deux-là ont une espèce de mentalité de tueur, une vision ultra claire de leur trajectoire. Zéro place pour le doute. Ninho, même jeune, il a toujours su ce qu’il voulait. Et ça, c’est typiquement "à la Booba".
Mais... et si ce n’était pas que Booba ?
Tiens, voilà où je change un peu d’avis. Parce que dans une autre interview (je crois que c’était chez Mouloud Achour), Ninho cite aussi Lunatic, donc Booba à l’époque avec Ali. Et même Kery James. Là, tu sens que le mec a vraiment écouté les bases, pas juste les hits récents.
Et puis parfois, dans ses phases, y a des influences américaines qui ressortent. Un petit côté Meek Mill, ou même Drake quand il part en mode chanté. Donc ouais, Booba reste la figure centrale, mais faut pas croire que c’est son seul modèle non plus.
Une anecdote perso : un son qui m’a mis une claque
Franchement, j’me souviens très bien... Été 2018. J’étais en vacances à Montpellier, grosse chaleur, je marche vers la plage avec les écouteurs dans les oreilles. Et là, je tombe sur "Maman ne le sait pas". Un feat avec Niska, mais dans le deuxième couplet, Ninho sort une phase qui m’a rappelé un ancien Booba. Le ton, la posture, même la manière de poser. J’ai eu un frisson.
J’ai direct envoyé un vocal à Mehdi : "Wesh gros, écoute ce couplet, c’est du Booba version 2018." Il m’a répondu une heure après : "Grave. Il a tout capté ce mec."
Alors voilà. Si tu te poses encore la question "Qui est le rappeur préféré de Ninho ?", la réponse est assez claire : Booba, sans trop d’hésitation. Mais comme souvent avec les artistes de ce calibre, c’est jamais noir ou blanc. Y a des nuances, des influences multiples, des inspirations évolutives.
Et c’est justement ça qui rend Ninho aussi intéressant à suivre.
