On parle de légende ou pas ?
Jul, le roi du streaming ou du label ?
Alors Jul… Tu sais, Jul, il sort un album comme d’autres sortent une clope. Tous les ans, parfois deux fois par an. Et à chaque fois : disque d’or, disque de platine. Enfin, ça, c’est ce qu’on dit. Mais faut regarder un peu en détail. Parce que Jul, il est malin. Il a son propre label, Marseillle, et vu qu’il contrôle tout, il peut sortir des versions deluxe, des éditions collector, des trucs en précommande… Et ça, l’organisme de certification (le SNEP), il compte tout ça. Même les ventes digitales groupées, les trucs comme ça.
Je me souviens, en 2018, j’étais chez un pote, on écoutait Canal, et il me dit : "Franchement, Jul a sorti 3 albums cette année, chacun avec 4 versions. Tu crois qu’ils comptent vraiment tout ?" Et ben oui, ils comptent. Du coup, Jul, sur le papier, il a genre… 50 disques de platine ? 60 ? J’ai perdu le compte. Mais faut nuancer : beaucoup viennent du streaming, converti en équivalent ventes. Genre, 1 500 streams = 1 vente. Alors oui, c’est officiel, mais bon…
Ninho, le phénomène plus récent mais plus lourd
Et là, t’as Ninho. Lui, il est arrivé un peu plus tard. Premiers trucs dans les années 2010, mais c’est à partir de Dieu ne parle pas aux hommes (2019) qu’il explose. Et là, c’est pas des petits feux d’artifice, c’est un putain de feu d’artifice géant. Dieu ne parle pas aux hommes : disque de diamant. Destin exceptionnel : disque de diamant. Jefe : idem. Même ses mixtapes, il les sort et ça cartonne.
Je me rappelle, j’étais au McDo de Saint-Lazare un soir, mon téléphone qui pète avec Mon amour en fond sonore, et un gamin de 14 ans me dit : "Monsieur, vous connaissez Ninho ?" Je lui dis oui, et il me balance : "Il a vendu plus d’un million d’albums en trois ans." J’ai failli m’étouffer avec mon nugget. Mais c’était vrai. Et le plus fou, c’est que ses ventes, elles sont plus
