"The Big Apple" : L'histoire savoureuse d'un surnom
L'origine de "The Big Apple" est, selon moi, la plus intéressante. On la doit à un journaliste sportif, John J. Fitz Gerald, dans les années 1920. Il écrivait sur les courses hippiques new-yorkaises et entendait souvent les jockeys parler de "the big apple" comme étant le plus grand et le plus prestigieux des hippodromes. C'était l'endroit où gagner voulait vraiment dire quelque chose. C'était LE graal, quoi. J'imagine qu'à l'époque, ça devait sonner un peu comme "la Mecque" aujourd'hui, pour certains domaines.
Ce surnom est ensuite tombé un peu dans l'oubli avant d'être relancé dans les années 70 par une campagne de publicité de la ville de New York pour attirer les touristes. Et franchement, je trouve que ça a super bien marché ! L'idée était de redorer l'image de la ville, qui souffrait d'une mauvaise réputation à l'époque. Et c'est vrai que "The Big Apple", c'est tout de suite plus sympa que "la ville où il y a plein de problèmes", non ?
Gotham : L'ombre et la lumière d'une métropole
Alors, "Gotham", c'est tout de suite une autre ambiance. Ce surnom est bien plus ancien et a une connotation, selon moi, un peu plus sombre. Il a été popularisé par l'écrivain Washington Irving au début du 19ème siècle. Irving, dans ses écrits satiriques, comparait New York à Gotham, un village anglais réputé pour la folie de ses habitants.
C'est vrai que quand on pense à Gotham, on imagine tout de suite Batman et une ville gangrenée par le crime... Mais en réalité, Irving utilisait ce surnom pour critiquer la politique et les mœurs de New York à son époque. C'est un peu comme s'il disait : "Regardez-moi ces New-Yorkais, ils sont complètement fous !". Et d'ailleurs, je pense que cette image de ville un peu folle et excentrique colle toujours un peu à New York aujourd'hui, non ?
Pourquoi ces surnoms collent-ils si bien à New York ?
Je pense que ces deux surnoms, même s'ils sont très différents, reflètent bien les deux facettes de New York. "The Big Apple", c'est le rêve américain, la réussite, l'ambition. C'est la ville où tout est possible, où l'on peut devenir quelqu'un. C'est un peu cliché, mais je trouve que ça reste vrai.
Et "Gotham", c'est le côté plus sombre, plus underground. C'est la ville des contrastes, des inégalités, de la criminalité (même si, soyons honnêtes, c'est moins vrai qu'avant). C'est une ville qui peut être dure, impitoyable, mais aussi incroyablement attachante. D'ailleurs, en parlant d'inégalités, j'ai été frappé, lors de mon dernier séjour, par le contraste entre les quartiers ultra-riches et les zones beaucoup plus défavorisées. C'est quelque chose qui marque, je trouve.
Au-delà de "The Big Apple" et "Gotham" : Les autres surnoms de New York
New York a d'autres surnoms, moins connus, mais tout aussi intéressants. On l'appelle parfois "The City That Never Sleeps" (la ville qui ne dort jamais), ce qui est assez évident quand on y a mis les pieds. Il y a toujours quelque chose à faire, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. D'ailleurs, je me souviens d'une fois où j'ai voulu manger un bagel à 4 heures du matin et j'ai eu l'embarras du choix !
On l'appelle aussi "The Melting Pot" (le creuset), en référence à la diversité culturelle de la ville. New York est un véritable melting pot de cultures, d'origines, de religions. C'est ce qui fait sa richesse et son dynamisme, selon moi. Mais attention, le "melting pot" a aussi ses limites : l'intégration n'est pas toujours facile et les tensions communautaires existent, il ne faut pas se voiler la face.
Alors, quel surnom choisir pour New York ?
Franchement, je ne pense pas qu'il faille choisir. Je trouve que tous ces surnoms, "The Big Apple", "Gotham", "The City That Never Sleeps", "The Melting Pot", se complètent et donnent une image assez fidèle de cette ville incroyable. New York est une ville complexe, pleine de contradictions, mais c'est ce qui la rend si fascinante. Et vous, quel est votre surnom préféré pour New York ?
