Pourquoi on parle si peu de ça ?
C’est marrant, on cause de tout : alimentation, sport, sommeil… mais dès qu’il s’agit de sperme, on baisse la voix. Comme si c’était tabou. Moi, j’ai mis un temps fou à oser en parler, même à mon toubib. Et pourtant, c’est juste une fonction du corps, comme une autre. Du coup, j’ai décidé de creuser. Et figure-toi que la nutrition joue un rôle énorme. Surtout certaines vitamines.
Le duo choc : vitamine C et E
Alors déjà, la vitamine C. On connaît pour le rhume, mais bon, elle fait bien plus. Elle protège les spermatozoïdes du stress oxydatif — un truc qui les abîme, quoi. J’ai lu une étude (je te jure, j’étais pas du genre à lire des trucs scientifiques avant) où des mecs qui prenaient 1g de vitamine C par jour voyaient leur concentration de spermatozoïdes grimper en quelques semaines. Franchement, ça m’a donné envie d’essayer.
Et la vitamine E ? Elle marche en binôme avec la C. C’est un antioxydant puissant aussi. J’ai commencé à manger plus d’amandes, d’huile d’olive, de germes de blé… enfin, je me la jouais superfood. Mon pote Julien m’a dit : « Tu deviens chiant à table, toi maintenant. » Bon, ok, peut-être un peu, mais j’avais des résultats.
Et le zinc, alors ?
Ah, le zinc ! Là, c’est LE minéral dont tout le monde parle. Et pour cause : il est directement impliqué dans la production de spermatozoïdes. J’ai arrêté de mâcher mes ongles (bon, presque), parce que le manque de zinc, ça se voit aussi là-dessus. J’ai pris un complément pendant trois mois, en dosage modéré. Mon taux de mobilité a augmenté — résultat du spermogramme. Honnêtement, je m’attendais pas à ça.
Pour info, je suis allé faire le test à Lyon, au laboratoire près de la Part-Dieu. J’avais un peu honte, enfermé dans cette petite pièce avec des magazines ringards… mais bon, c’était nécessaire. Et au final, ça m’a rassuré.
La vitamine D, cette inconnue
En hiver, je suis blême. Je bosse en open space, j’ai aucune lumière naturelle. Du coup, mon taux de vitamine D était tout en bas. Et devine quoi ? Elle est aussi liée à la qualité du sperme. J’ai commencé à prendre des gouttes, et au bout de deux mois, j’avais plus cette fatigue bizarre. Et mon sperme ? Plus épais, plus abondant. Bon, je dis pas que c’est 100 % dû à la vitamine D, mais… y’a un lien, non ?
Le B-complex, surtout la B9
La vitamine B9, ou folate, on l’associe souvent aux femmes enceintes. Mais toi aussi, mec, t’en as besoin. Sérieux. Des études montrent que les hommes qui prennent de la B9 en association avec du zinc ont des spermatozoïdes avec moins d’anomalies. J’ai mixé ça avec des épinards, des lentilles, des œufs… je mangeais comme un lapin, quoi.
Au fait, Laura a rigolé quand elle a vu mon panier au supermarché : « Tu te prépares pour un bébé ou pour un triathlon ? »
Et les compléments, c’est utile ?
Alors là, je vais être honnête : j’ai testé un complément « pour fertilité masculine ». Tu sais, ces trucs avec 17 ingrédients bizarres. Coût : 40 balles le mois. Résultat ? Pas ouf. Du coup, j’ai arrêté. Je préfère miser sur une alimentation variée et un ou deux suppléments bien ciblés : zinc, vitamine D, et parfois du C.
Parce que bon, la nature, c’est quand même le top. Des légumes colorés, des noix, du poisson gras… tout ça, c’est bon pour le cœur, pour le cerveau… et pour les spermatozoïdes.
Ce que j’ai appris sur le long terme
Ce qui m’a marqué, c’est que les effets, ils se voient pas en une semaine. Il faut compter 2 à 3 mois. Parce que la production de spermatozoïdes, elle dure environ 74 jours. Donc si tu changes ton alimentation aujourd’hui, tu verras les résultats dans quelques semaines. Patience, donc.
Et puis, c’est pas que les vitamines. Le stress, l’alcool, le tabac, les vêtements trop serrés… tout ça joue. J’ai arrêté de garder mon portable dans la poche avant. Parce que, bon, les ondes, on sait pas trop, mais juste la chaleur, ça peut nuire. Je fais plus de vélo en short trop moulant non plus. Bref, j’ai changé plein de petits trucs.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, on a toujours pas de bébé, Laura et moi. Mais on est plus sereins. On sait qu’on fait ce qu’il faut. Et moi, je me sens en meilleure forme, pas que physiquement, mais mentalement aussi. Parce que s’occuper de sa fertilité, c’est aussi s’occuper de soi.
Alors, pour répondre à ta question : oui, certaines vitamines aident vraiment. La C, la E, le zinc, la D, la B9… mais c’est pas magique. C’est un ensemble. Et surtout, c’est un geste vers soi. Vers l’avenir. Vers peut-être un petit bout qui criera dans la nuit, dans quelques mois ou années.
Franchement, si t’y penses, fonce. Parle-en à ton médecin. Fais un spermogramme. Mange mieux. Et surtout, arrête de croire que t’y peux rien. Parce que si, tu peux.
Enfin bref. Moi, je suis pas un gourou de la fertilité. Juste un mec qui a voulu savoir. Et qui, en creusant, a appris à mieux se connaître. Tu vois ce que je veux dire ?
Vous savez quoi ? La prochaine fois qu’on se croise, je t’offre des amandes. C’est bon pour la santé. Et pour les petits nageurs.
