On parle encore de boîtiers sous la télé ?
Franchement, déjà, est-ce qu’on a encore besoin d’un truc qui ronronne sous le meuble, relié à l’écran par un câble HDMI ? J’ai encore mon vieux PS4 qui traîne, il fait un bruit de ventilateur d’aspirateur… Bon, il sert plus trop, sauf pour les jeux de foot avec les potes. Mais depuis que j’ai la Switch, je joue surtout là-dessus. Et même, souvent, c’est sur mon téléphone, via GeForce Now. Alors tu vois, la frontière est floue.
Le truc, c’est que le « futur », il est peut-être pas dans une nouvelle manette ou un processeur encore plus rapide. Il est dans l’accès. Dans la fluidité. Dans le fait de pouvoir lancer un jeu en 3 secondes, n’importe où, sans télécharger 80 Go. Et là, clairement, le cloud pèse de plus en plus lourd.
Le cloud, c’est l’avenir ? Ou juste un rêve d’ingénieur ?
J’ai testé Xbox Cloud Gaming pendant un voyage, sur mon iPad. J’étais chez ma sœur à Lyon, pas de console, pas d’écran géant, mais j’ai joué à Starfield. En streaming. Avec une manette Bluetooth. Tu crois pas que c’est magique ? Bon, y’avait un petit lag, surtout quand elle mettait le lave-vaisselle en route — non, mais sérieux, les ondes, ça fout la merde. Mais à part ça, c’était presque comme chez moi.
Donc oui, le cloud, il avance. Mais bon, faut avoir une bonne connexion. Moi j’habite à Paris, c’est OK. Mais mon pote Julien, là, en Creuse ? Il rêve. Il a encore du ADSL, son seul « cloud » c’est celui qui passe au-dessus de sa ferme. Du coup, on peut pas dire que ce soit la solution universelle. Encore moins en 2025.
Et la Switch 2, alors ?
Parce que bon, Nintendo, ils font un peu ce qu’ils veulent. Ils sortent des trucs bizarres, pas les plus puissants, mais avec des jeux qu’on trouve nulle part ailleurs. Tears of the Kingdom, j’y ai joué pendant deux mois, tous les soirs, dans le métro, sur le canapé, partout. Et franchement, c’est ça le rêve : jouer quand tu veux, pas quand ton download a fini.
Alors la Switch 2, qui doit arriver en 2025… Tu parles d’une console du futur. Pas besoin d’être 4K/120fps si tu joues à Animal Crossing dans le train. Ce qui compte, c’est l’émotion, le plaisir immédiat. Et Nintendo l’a compris avant tout le monde. Peut-être que le futur, c’est pas la puissance, c’est la liberté.
Les autres ? Ils courent après la technologie
PS5, Xbox Series… Elles sont belles, rapides, avec des SSD qui te font charger un jeu en 5 secondes. C’est impressionnant, hein. Mais est-ce que c’est révolutionnaire ? Moi je dis non. C’est de l’optimisation. On est sur des machines qui font ce que les précédentes faisaient déjà, mais un peu mieux. Un peu plus fluide. Un peu plus joli.
Et puis il y a cette course folle aux 4K, au ray tracing… Mais sérieusement, tu vois la différence entre 1800p et 2160p sur un écran de 55 pouces ? Moi non. Enfin, peut-être si t’es un geek du pixel. Mais pour l’immersion ? Pour l’histoire ? Pour le fun ? Bon, d’accord, Elden Ring sur PS5, c’est un truc de malade. Mais c’est surtout le jeu, pas la machine.
Et si le futur, c’était pas une console ?
Au fait, tu sais ce que j’ai remarqué l’autre jour ? Mon neveu de 10 ans, il joue à Fortnite sur sa tablette. Et il s’en fout complètement de savoir si c’est « une vraie console ». Il joue, il rigole, il stream en direct avec ses potes. Pour lui, c’est pareil. Le support, il s’en balance.
Et c’est là que je me dis : peut-être que la « console du futur », elle n’existe pas. Ou plutôt, elle est partout. Elle est dans le cloud, sur ton portable, ta TV, ta montre, peut-être même dans tes lunettes un jour. Le jeu vidéo devient un service, comme Netflix. Tu paies un abonnement, tu joues. Point.
Regarde Xbox Game Pass. C’est monstrueux. 400 jeux, dont les gros exclus le jour de sortie. Pour 12 balles par mois. C’est plus du jeu vidéo, c’est une addiction bien packagée. Et Sony, ils courent derrière avec le PlayStation Plus. Mais c’est trop tard : l’habitude est prise. On veut tout, tout de suite.
VR, AR, IA… Et après ?
Bon, j’ai testé la PS VR2. Très impressionnant, au début. Mais au bout de 20 minutes, j’avais mal au cou, et ma femme me regardait comme un débile en plein salon. Du coup, je l’ai rangée. Comme la plupart des gens, je pense.
L’immersion totale, c’est cool sur le papier. Mais est-ce que c’est le futur du grand public ? J’en doute. Trop cher, trop encombrant, trop… bizarre. Par contre, l’IA, là, ça pourrait tout changer. Des mondes procéduraux qui s’adaptent à toi, des PNJ qui te parlent vraiment, des quêtes générées en temps réel… Ça, ça me fait rêver.
Imagine un Skyrim où chaque villageois a une vie, une mémoire, et te reconnaît après trois ans de jeu. Où les décisions ont des conséquences qui durent. Ce serait énorme. Et ça, c’est peut-être plus important qu’un GPU XXL.
Et toi, tu en penses quoi ?
Parce que voilà, je te raconte tout ça, mais j’suis pas devin. Je sais pas ce qui va gagner. Peut-être que la prochaine grosse console sera un truc qu’on imagine même pas. Un hybride portable/maison, avec batterie solaire, qui se plie comme un origami… Qui sait ?
Moi, ce que je veux, c’est juste pouvoir jouer tranquillement, sans devoir être ingénieur réseau ou banquier pour me payer du matériel. Et que les jeux me fassent encore cet effet, tu sais ? Celui où tu lèves les yeux de l’écran, et tu te rends compte que tu as oublié l’heure, que tu as faim, que tu devrais appeler ta mère… mais que tu veux juste continuer.
Alors la console du futur ? Peut-être qu’elle n’a pas de manette. Peut-être qu’elle est invisible. Ou peut-être que c’est juste celle avec laquelle tu t’es le plus amusé.
Enfin bref. Moi, je vais retourner finir mon run sur Metroid Prime 4. Enfin… si elle sort un jour.
