La réponse tient en partie à l’histoire industrielle de la Corée du Sud, à des partenariats ponctuels qui ont brouillé les pistes, et à une méconnaissance des chaînes de production modernes. Plongeons dans les coulisses d’un marché où la technologie, les alliances stratégiques et les mythes se mélangent allègrement.
LG et Samsung : deux empires coréens aux destins entrelacés
Pour comprendre cette confusion, il faut remonter aux origines. LG et Samsung ne sont pas nés hier : ces deux conglomérats, ou chaebols, dominent l’économie sud-coréenne depuis les années 1950. Samsung a démarré dans le commerce et l’assurance avant de se diversifier dans l’électronique, tandis que LG, initialement spécialisé dans les cosmétiques et les produits chimiques, a pivoté vers les appareils ménagers puis les écrans.
Leur rivalité est légendaire. Dans les années 1990, les deux groupes se livraient une guerre sans merci sur les marchés des téléviseurs à tube cathodique, puis des écrans plasma et LCD. Samsung misait sur l’innovation agressive, LG sur la robustesse et les prix compétitifs. Et c’est là que les choses se compliquent : malgré leur concurrence, ils ont parfois collaboré. Pas pour fabriquer des téléviseurs ensemble, non, mais pour des composants critiques, comme les dalles OLED.
Une collaboration qui a semé le doute : les dalles OLED
En 2013, LG Display – la filiale de LG spécialisée dans les écrans – a signé un accord avec Samsung Display pour produire des dalles OLED destinées aux téléviseurs haut de gamme. À l’époque, les deux entreprises cherchaient à réduire leurs coûts de R&D et à standardiser certaines technologies. Résultat : des écrans LG ont intégré des composants conçus par Samsung, et vice versa. Mais attention, cela ne signifie pas que Samsung fabriquait des téléviseurs LG.
Imaginez deux boulangers concurrents qui achètent leur farine au même meunier. Ils utilisent les mêmes ingrédients, mais leurs pains n’ont rien à voir. C’est exactement ce qui s’est passé ici : les dalles OLED étaient produites par LG Display (pour LG Electronics) et Samsung Display (pour Samsung Electronics), avec des échanges ponctuels de savoir-faire. Rien de plus.
Pourquoi cette rumeur refuse-t-elle de mourir ?
Plusieurs facteurs expliquent la persistance de cette idée fausse. D’abord, la complexité des chaînes d’approvisionnement modernes. Un téléviseur LG peut contenir des puces fabriquées par Qualcomm (États-Unis), des mémoires SK Hynix (Corée), des écrans LG Display (Corée), et des composants assemblés en Pologne ou au Mexique. Comment s’y retrouver ?
Ensuite, il y a l’effet de halo des marques coréennes. Pour beaucoup de consommateurs, "Corée du Sud" rime avec "Samsung", et LG passe souvent au second plan. Du coup, quand on voit un téléviseur LG performant, certains se disent : "Ah, c’est forcément du Samsung déguisé !" Sauf que non. LG investit massivement dans sa propre R&D, avec des centres de recherche à Séoul, Silicon Valley et même en France.
Enfin, il y a eu des cas de rebranding dans le passé. Dans les années 2000, certaines enseignes comme Best Buy ou Walmart ont vendu des téléviseurs LG sous des marques blanches, avec des étiquettes génériques. Des rumeurs ont circulé selon lesquelles ces appareils étaient en réalité des Samsung reconditionnés. Spoiler : c’était faux. Mais une fois lancée, une rumeur met des années à s’éteindre.
Comment LG fabrique-t-il ses téléviseurs ? Une chaîne de production ultra-intégrée
Contrairement à ce que certains pensent, LG maîtrise l’intégralité de sa chaîne de production, ou presque. Le groupe possède LG Display, l’un des plus grands fabricants d’écrans au monde, qui produit la majorité des dalles utilisées dans ses téléviseurs. C’est un avantage énorme : cela permet à LG de contrôler la qualité, les coûts et les innovations sans dépendre d’un fournisseur externe.
Des usines dédiées en Corée et à l’étranger
LG Electronics dispose de plusieurs sites de production stratégiques. Le plus important se trouve à Paju, en Corée du Sud, où sont assemblés les téléviseurs haut de gamme, notamment les modèles OLED. D’autres usines sont implantées au Mexique (pour le marché nord-américain), en Pologne (pour l’Europe) et en Chine (pour l’Asie).
Chaque usine suit des normes strictes, avec des lignes de production automatisées et des contrôles qualité en temps réel. Par exemple, les téléviseurs OLED subissent des tests de burn-in (pour éviter les images fantômes) et des vérifications de luminosité pixel par pixel. Autant dire que Samsung n’a rien à voir là-dedans.
Les composants clés : qui fournit quoi ?
Si LG produit ses propres écrans, il fait appel à des partenaires pour d’autres composants. Voici une liste non exhaustive des fournisseurs habituels :
Processeurs et puces
LG utilise principalement des processeurs maison, les α (Alpha), développés par sa filiale LG Innotek. Ces puces gèrent l’upscaling, l’intelligence artificielle et les traitements d’image. Pour les modèles d’entrée de gamme, LG peut intégrer des processeurs MediaTek ou même des puces Samsung Exynos, mais c’est rare et clairement indiqué dans les spécifications.
Mémoire et stockage
Les barrettes RAM et les modules de stockage proviennent souvent de SK Hynix, un autre géant coréen, ou de Micron (États-Unis). Là encore, LG négocie des contrats exclusifs pour ses besoins spécifiques.
Connectivité et tuners
Les modules Wi-Fi et Bluetooth sont généralement fournis par Broadcom ou Qualcomm, tandis que les tuners TNT sont souvent fabriqués par des sous-traitants chinois ou taïwanais. Rien de très exotique, mais rien qui ne vienne de Samsung non plus.
Samsung et LG : des stratégies opposées pour dominer le marché
Si LG et Samsung ne fabriquent pas leurs téléviseurs ensemble, leurs approches pour conquérir les consommateurs diffèrent radicalement. Comprendre ces différences permet de dissiper définitivement la confusion.
LG mise sur l’OLED et l’innovation incrémentale
Depuis 2013, LG a fait de l’OLED sa technologie phare. Contrairement à Samsung, qui a abandonné l’OLED pour les téléviseurs (préférant le QLED et le MicroLED), LG a investi des milliards dans le développement de dalles OLED self-lit, où chaque pixel s’allume individuellement. Résultat : des noirs parfaits, des contrastes infinis et des angles de vision larges.
Mais LG ne se contente pas de l’OLED. Le groupe travaille aussi sur des écrans QNED (Quantum NanoCell Emitting Diode), une technologie hybride qui combine des points quantiques et des nanocristaux pour améliorer la luminosité. Le but ? Combler le fossé entre l’OLED et le QLED de Samsung.
Samsung parie sur le QLED et le MicroLED
Samsung, de son côté, a choisi une voie différente. Après avoir abandonné l’OLED pour les téléviseurs (tout en le gardant pour les smartphones), le groupe a misé sur le QLED, une technologie basée sur des points quantiques qui améliore la luminosité et la saturation des couleurs. Les téléviseurs QLED de Samsung sont réputés pour leur éclat, mais ils peinent à rivaliser avec les noirs profonds de l’OLED.
Plus récemment, Samsung a lancé le MicroLED, une technologie premium où chaque pixel est une minuscule LED indépendante. Les écrans MicroLED offrent une qualité d’image exceptionnelle, mais leur prix – plusieurs centaines de milliers d’euros pour les modèles haut de gamme – les réserve à une clientèle très aisée. Autant dire que LG n’a pas l’intention de suivre cette voie.
Les preuves tangibles : où sont fabriqués les téléviseurs LG ?
Si les rumeurs persistent, les faits, eux, sont têtus. Voici quelques éléments concrets qui prouvent que LG fabrique bien ses propres téléviseurs.
Les étiquettes et les numéros de série
Chaque téléviseur LG porte une étiquette indiquant son lieu de fabrication. Par exemple :
- Les modèles destinés au marché européen sont souvent assemblés en Pologne (usine de Mława).
- Les téléviseurs vendus en Amérique du Nord proviennent généralement du Mexique (usine de Reynosa).
- Les appareils haut de gamme, comme les OLED, sont fabriqués en Corée du Sud (usine de Paju).
Ces étiquettes mentionnent clairement "Made by LG Electronics" ou "Assembled in [pays]". Aucune trace de Samsung.
Les rapports d’analyse des composants
Des sites spécialisés comme iFixit ou Teardown démontent régulièrement des téléviseurs pour analyser leurs composants. Les rapports sont sans appel : les cartes mères, les dalles et les processeurs des téléviseurs LG sont estampillés LG ou portent les logos de ses partenaires (comme SK Hynix pour la mémoire). Jamais de puces Samsung Exynos ou de dalles Samsung Display.
Par exemple, en 2022, iFixit a démonté un LG OLED C2 et a trouvé un processeur α9 Gen5 AI conçu par LG, des modules Wi-Fi Broadcom et des barrettes RAM SK Hynix. Pas l’ombre d’un composant Samsung.
Les déclarations officielles des deux groupes
LG et Samsung ont tous deux démenti à plusieurs reprises l’idée qu’ils fabriqueraient des téléviseurs l’un pour l’autre. En 2018, un porte-parole de LG a déclaré au Korea Herald : "Nous produisons nos téléviseurs de A à Z, des dalles aux logiciels. Samsung est un concurrent, pas un partenaire."
De son côté, Samsung a toujours insisté sur son indépendance. En 2020, lors d’une conférence de presse, un dirigeant de Samsung Electronics a précisé : "Nous ne sous-traitons pas la fabrication de nos téléviseurs, et nous ne fabriquons pas non plus pour d’autres marques." Autant dire que la rumeur est un non-sens économique.
Pourquoi cette confusion persiste-t-elle malgré tout ?
Si les preuves sont accablantes, pourquoi certains consommateurs restent-ils convaincus que LG dépend de Samsung ? Plusieurs explications se recoupent.
La domination médiatique de Samsung
Samsung dépense des fortunes en marketing. Que ce soit lors du Super Bowl, des Jeux Olympiques ou des partenariats avec des influenceurs, la marque est omniprésente. LG, bien que très présent en Europe et en Amérique du Nord, a une visibilité moindre. Du coup, quand on pense "téléviseur coréen", c’est Samsung qui vient en premier à l’esprit.
Cette domination médiatique crée un biais cognitif : si un téléviseur LG est performant, certains se disent qu’il doit forcément être lié à Samsung. C’est une erreur de raisonnement classique, mais elle est difficile à corriger.
Les partenariats ponctuels dans d’autres domaines
LG et Samsung collaborent sur certains projets, ce qui peut prêter à confusion. Par exemple :
- En 2021, les deux groupes ont uni leurs forces pour développer des puces mémoire DDR5, utilisées dans les ordinateurs et les serveurs.
- Ils travaillent aussi ensemble sur des normes communes pour les écrans pliables, via l’alliance 8K Association.
- En 2019, LG Display a fourni des dalles OLED à Sony pour ses téléviseurs haut de gamme. Pourquoi pas à Samsung ? Parce que Samsung a ses propres dalles QLED.
Ces collaborations ponctuelles sont souvent mal comprises. Les consommateurs en déduisent à tort que les deux marques sont interchangeables, alors qu’elles restent des concurrentes acharnées.
Le rôle des revendeurs et des vendeurs peu scrupuleux
Dans certains magasins d’électronique, des vendeurs mal informés (ou malhonnêtes) colportent cette rumeur pour orienter les clients vers des marques qu’ils jugent plus "prestigieuses". Un classique : "Ce LG ? C’est du Samsung rebrandé, mais en moins cher." Sauf que c’est faux.
Cette désinformation est particulièrement répandue dans les pays où Samsung a une forte notoriété, comme les États-Unis ou l’Inde. En Europe, où LG est très présent, les consommateurs sont généralement mieux informés.
LG vs Samsung : lequel choisir en 2024 ?
Maintenant que la question de la fabrication est réglée, passons à l’essentiel : quel téléviseur choisir entre LG et Samsung ? La réponse dépend de vos priorités.
Pour les cinéphiles et les amateurs de contrastes : LG OLED
Si vous cherchez la meilleure qualité d’image, les téléviseurs OLED de LG sont imbattables. Voici pourquoi :
- Noirs parfaits : chaque pixel s’éteint individuellement, ce qui élimine les halos lumineux.
- Angles de vision larges : même assis sur le côté, l’image reste nette.
- Temps de réponse ultra-rapides : idéal pour les jeux vidéo et les films d’action.
- Design ultra-fin : certains modèles mesurent moins de 5 mm d’épaisseur.
Les modèles phares de LG, comme le OLED C3 ou le G3, sont régulièrement salués par les critiques. En 2023, le C3 a remporté le prix du meilleur téléviseur de l’année par RTINGS.com, avec une note de 9,2/10.
Le seul point faible ? Le risque de burn-in (image fantôme) si vous affichez la même image statique pendant des centaines d’heures. Mais LG a réduit ce risque avec des technologies comme Pixel Refresh et Logo Luminance Adjustment.
Pour les amateurs de luminosité et de couleurs éclatantes : Samsung QLED
Si vous préférez les écrans lumineux et les couleurs vives, les téléviseurs QLED de Samsung sont un excellent choix. Voici leurs atouts :
- Luminosité exceptionnelle : jusqu’à 2000 nits sur les modèles haut de gamme, contre 800-1000 nits pour l’OLED.
- Couleurs saturées : les points quantiques améliorent la précision des teintes.
- Pas de risque de burn-in : les écrans QLED sont moins sensibles aux images fantômes.
- Prix plus abordables : un QLED 65 pouces coûte souvent 30-40% moins cher qu’un OLED équivalent.
Les modèles comme le QN90C ou le QN85C sont parfaits pour les salons très éclairés ou les pièces avec beaucoup de fenêtres. En revanche, les noirs ne sont pas aussi profonds qu’en OLED, et les angles de vision sont plus limités.
Pour les budgets serrés : les alternatives
Si vous ne voulez pas dépenser 1500 € dans un téléviseur, voici quelques options :
Téléviseurs LG NanoCell
Les modèles NanoCell de LG utilisent des nanocristaux pour améliorer la précision des couleurs. Moins chers que l’OLED, ils offrent une bonne qualité d’image pour un prix raisonnable. Le LG NANO75 (environ 600 € pour 55 pouces) est un excellent rapport qualité-prix.
Téléviseurs Samsung Crystal UHD
Les Crystal UHD de Samsung sont des téléviseurs LED classiques avec une couche de points quantiques pour améliorer les couleurs. Le Samsung CU8000 (environ 500 € pour 55 pouces) est une bonne entrée de gamme.
Téléviseurs TCL et Hisense
Si vous cherchez des alternatives encore moins chères, les marques chinoises TCL et Hisense proposent des téléviseurs QLED à des prix défiant toute concurrence. Le TCL QM8 (environ 800 € pour 65 pouces) est souvent cité comme le meilleur rapport qualité-prix du marché.
Les idées reçues qui ont la peau dure
Malgré les preuves, certaines idées reçues sur LG et Samsung persistent. En voici quelques-unes, démontées une par une.
"Les téléviseurs LG sont moins fiables que ceux de Samsung"
C’est faux. En 2023, une étude de Consumer Reports a classé LG et Samsung parmi les marques les plus fiables du marché. Les téléviseurs LG ont même obtenu une note légèrement supérieure à ceux de Samsung en termes de durabilité.
Le vrai problème, c’est que les deux marques utilisent des technologies différentes. Les OLED de LG peuvent souffrir de burn-in, tandis que les QLED de Samsung sont plus sensibles aux reflets. Mais cela ne signifie pas qu’ils sont moins fiables.
"Samsung fabrique les meilleurs écrans pour smartphones, donc leurs téléviseurs sont meilleurs"
Les écrans de smartphones et les téléviseurs n’ont rien à voir. Samsung domine effectivement le marché des dalles AMOLED pour smartphones (utilisées par Apple, Google et même… LG pour ses téléphones). Mais pour les téléviseurs, la donne est différente :
- Samsung utilise des dalles QLED (points quantiques + rétroéclairage LED) pour ses téléviseurs.
- LG utilise des dalles OLED (pixels auto-émissifs) pour ses modèles haut de gamme.
Les deux technologies ont leurs forces et leurs faiblesses. L’une n’est pas objectivement meilleure que l’autre.
"LG copie Samsung depuis des années"
C’est une accusation récurrente, mais elle ne tient pas la route. LG a été le premier à commercialiser un téléviseur OLED grand public (en 2013), tandis que Samsung a lancé son premier QLED en 2017. Qui copie qui, au juste ?
En réalité, les deux marques innovent en parallèle, avec des approches différentes. LG mise sur l’OLED et les écrans ultra-fins, tandis que Samsung explore le QLED, le MicroLED et même les écrans transparents. La concurrence stimule l’innovation, et c’est tant mieux pour les consommateurs.
Questions fréquentes
Est-ce que LG utilise des composants Samsung dans ses téléviseurs ?
Oui, mais de manière très limitée. LG peut intégrer des puces mémoire Samsung (comme des barrettes DDR4) dans certains modèles d’entrée de gamme, mais cela reste marginal. Les composants critiques – dalles, processeurs, cartes mères – sont conçus et fabriqués par LG ou ses partenaires habituels (SK Hynix, Broadcom, etc.).
En 2023, moins de 5% des composants d’un téléviseur LG haut de gamme provenaient de Samsung. Autant dire que l’impact est négligeable.
Pourquoi certains téléviseurs LG ressemblent-ils à des Samsung ?
C’est une question de design industriel. Dans les années 2010, LG et Samsung ont tous deux adopté des cadres ultra-fins et des pieds centraux pour leurs téléviseurs haut de gamme. Résultat : certains modèles se ressemblent étrangement. Mais c’est une coïncidence, pas une preuve de collaboration.
Par exemple, le LG OLED C2 et le Samsung QN90B ont des designs similaires, mais leurs technologies d’écran sont radicalement différentes. L’un est OLED, l’autre QLED.
Est-ce que Samsung fabrique des téléviseurs pour d’autres marques ?
Non. Samsung Electronics ne fabrique pas de téléviseurs pour d’autres marques. En revanche, sa filiale Samsung Display produit des dalles OLED pour des constructeurs comme Sony, Panasonic ou même… Apple (pour ses futurs écrans de réalité augmentée). Mais ces dalles sont intégrées dans des téléviseurs estampillés Sony ou Panasonic, pas Samsung.
Pourquoi LG ne fabrique-t-il pas de téléviseurs QLED ?
LG a choisi de se concentrer sur l’OLED, une technologie où il est leader mondial. Le groupe estime que l’OLED offre une meilleure qualité d’image que le QLED, notamment pour les noirs et les contrastes. Pourquoi changer une stratégie qui marche ?
Cela dit, LG a lancé des téléviseurs QNED, une technologie hybride qui combine des points quantiques et des nanocristaux. Ces modèles visent à concurrencer le QLED de Samsung, mais ils restent marginaux par rapport à l’OLED.
Est-ce que les téléviseurs LG valent vraiment le coup ?
Tout dépend de vos besoins. Si vous cherchez la meilleure qualité d’image, les téléviseurs OLED de LG sont parmi les meilleurs du marché. En 2024, le LG OLED C3 est souvent cité comme le meilleur téléviseur grand public, toutes marques confondues.
En revanche, si vous avez un budget serré ou si vous regardez beaucoup la télévision en plein jour, un QLED Samsung ou un NanoCell LG peut être un meilleur choix. L’important, c’est de comparer les modèles en magasin avant d’acheter.
Verdict : LG et Samsung, deux géants qui jouent leur propre partition
Après avoir passé au crible les usines, les composants, les technologies et les rumeurs, une chose est claire : les téléviseurs LG ne sont pas fabriqués par Samsung. Cette idée reçue est le fruit d’une méconnaissance des chaînes de production modernes, de partenariats ponctuels mal interprétés et d’une confusion entre les filiales des deux groupes.
LG et Samsung sont des concurrents acharnés, chacun avec ses forces et ses faiblesses. LG domine le marché de l’OLED, tandis que Samsung mise sur le QLED et le MicroLED. Les deux marques investissent des milliards dans la R&D, et leurs téléviseurs sont parmi les meilleurs du marché. Alors, lequel choisir ? Cela dépend de vos priorités : qualité d’image ultime (LG OLED), luminosité et couleurs éclatantes (Samsung QLED), ou budget serré (NanoCell ou Crystal UHD).
Une chose est sûre : la prochaine fois que quelqu’un vous dira que "les LG, c’est du Samsung déguisé", vous pourrez lui répondre avec un sourire en coin : "Détrompe-toi, c’est bien plus compliqué que ça." Et surtout, bien plus intéressant.
