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Qui détient le triste record du pays le plus pauvre d'Europe ? (Et pourquoi ça ne se résume pas à un chiffre)

Alors, comment en est-on arrivé là ? Et surtout, pourquoi certains pays parviennent-ils à s'en sortir tandis que d'autres s'enfoncent ? Plongeons dans les mécanismes qui font de la Moldavie – et dans une moindre mesure, de l'Ukraine, de la Biélorussie ou de certains Balkans – des cas d'école de la pauvreté européenne. Spoiler : ce n'est pas qu'une question d'argent.

La Moldavie, ce champion méconnu de la précarité européenne

Imaginez un pays où le salaire moyen mensuel frôle à peine les 400 euros. Où près de 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Où les jeunes diplômés fuient par milliers chaque année, laissant derrière eux des villages fantômes et une économie exsangue. Bienvenue en Moldavie, ce territoire grand comme la Belgique mais dont le poids économique équivaut à celui d'une ville moyenne française. Le truc, c'est que ce n'est pas une fatalité – du moins, pas entièrement.

La Moldavie cumule les handicaps structurels. D'abord, sa taille : avec 2,6 millions d'habitants, elle manque cruellement d'échelle pour développer une industrie compétitive. Ensuite, son enclavement : pas d'accès à la mer, des infrastructures routières vétustes, et une dépendance totale à la Russie pour son approvisionnement en gaz (jusqu'à récemment). Et puis, il y a l'histoire. Ancienne république soviétique, la Moldavie a hérité d'une économie planifiée, obsolète dès les années 1990, et d'une classe politique corrompue qui a longtemps préféré les combines aux réformes.

Pourtant, le pays n'est pas dépourvu d'atouts. Ses vignobles produisent certains des meilleurs vins d'Europe de l'Est (la fameuse "Cricova", avec ses caves souterraines de 120 km, attire même les touristes). Son secteur agricole, très fertile, pourrait nourrir bien plus que sa population. Et sa main-d'œuvre, bien formée et bon marché, intéresse les investisseurs étrangers – quand ils osent s'y aventurer. Alors, pourquoi ces atouts ne suffisent-ils pas ?

L'héritage soviétique : une économie conçue pour échouer

Quand l'URSS s'est effondrée en 1991, la Moldavie a hérité d'un système économique conçu pour servir Moscou, pas pour prospérer seule. Ses usines étaient spécialisées dans la production de pièces détachées pour l'industrie lourde soviétique, pas dans des biens de consommation. Ses terres agricoles, collectivisées, étaient gérées par des kolkhozes inefficaces. Et son système bancaire, contrôlé depuis Moscou, n'avait aucune expérience du crédit privé.

Résultat : dans les années 1990, le PIB moldave s'est effondré de 60%. Les salaires ont fondu comme neige au soleil. Et les Moldaves ont dû apprendre à survivre dans une économie de troc, où les cigarettes et le sucre valaient plus que la monnaie locale. Aujourd'hui encore, près de 30% des emplois relèvent du secteur informel – des petits boulots non déclarés, sans protection sociale. Autant dire que la précarité est devenue la norme.

La corruption, ce frein invisible mais bien réel

Si la Moldavie reste le pays le plus pauvre d'Europe, ce n'est pas seulement à cause de son histoire ou de sa géographie. C'est aussi – et surtout – à cause de sa classe politique. Pendant des années, le pays a été dirigé par des oligarques qui ont pillé les ressources publiques avec une impunité déconcertante. Le cas le plus emblématique ? Celui de Vlad Plahotniuc, un homme d'affaires devenu le véritable maître du pays dans les années 2010, accusé d'avoir détourné près d'un milliard de dollars des banques moldaves en 2014 – soit l'équivalent de 12% du PIB.

Le problème, c'est que la corruption ne se limite pas aux hautes sphères. Elle est ancrée dans le quotidien. Pour obtenir un permis de construire, il faut souvent "graisser la patte" aux fonctionnaires. Pour faire enregistrer une entreprise, idem. Et pour accéder à des soins de qualité, mieux vaut avoir des relations. Dans ces conditions, difficile d'attirer des investisseurs étrangers. Difficile aussi de motiver les Moldaves à rester – d'où l'exode massif des dernières décennies.

Les autres candidats au titre : qui talonne la Moldavie ?

Si la Moldavie occupe la dernière place du classement, elle n'est pas seule dans la galère. D'autres pays européens affichent des indicateurs économiques tout aussi préoccupants. Petit tour d'horizon des "mal classés" – et des raisons qui les maintiennent dans le bas du tableau.

L'Ukraine, entre guerre et reconstruction

Avant l'invasion russe de 2022, l'Ukraine était déjà l'un des pays les plus pauvres d'Europe, avec un PIB par habitant de 4 800 dollars. Aujourd'hui, après deux ans de guerre, son économie s'est contractée de 30%, et près de 6 millions d'Ukrainiens ont fui le pays. Les infrastructures sont en ruines, les champs minés, et les usines bombardées. Pourtant, malgré ce contexte dramatique, l'Ukraine résiste mieux que prévu.

Comment ? Grâce à une aide internationale massive (plus de 200 milliards de dollars promis par l'UE et les États-Unis), mais aussi grâce à une économie informelle très dynamique. Le secteur agricole, par exemple, a continué à exporter malgré la guerre, via des routes détournées. Et les entreprises technologiques, souvent installées à l'Ouest du pays, ont maintenu une partie de leur activité. Reste que la reconstruction prendra des décennies – et que le pays dépendra longtemps de l'aide extérieure.

La Biélorussie, prisonnière de son isolement

Avec un PIB par habitant de 7 000 dollars, la Biélorussie fait légèrement mieux que la Moldavie – mais pour combien de temps ? Depuis 2020, le pays est dirigé d'une main de fer par Alexandre Loukachenko, qui a réprimé dans le sang les manifestations pro-démocratie. Résultat : les sanctions occidentales se sont multipliées, et l'économie biélorusse, déjà fragile, s'est encore affaiblie.

Le problème de la Biélorussie, c'est qu'elle est coincée entre deux feux. D'un côté, elle dépend économiquement de la Russie, qui lui fournit gaz et pétrole à prix réduit. De l'autre, elle subit les conséquences de la guerre en Ukraine, car Moscou utilise son territoire comme base arrière pour ses opérations militaires. Dans ces conditions, difficile d'attirer des investisseurs. Et sans investissements, impossible de moderniser une économie encore largement basée sur l'industrie lourde soviétique.

Les Balkans, ces éternels laissés-pour-compte

Si la Moldavie et l'Ukraine dominent le bas du classement, certains pays des Balkans ne sont pas en reste. Le Kosovo, par exemple, affiche un PIB par habitant de seulement 5 200 dollars – presque aussi faible que celui de la Moldavie. La Bosnie-Herzégovine et la Macédoine du Nord ne font guère mieux, avec des économies minées par le chômage des jeunes (plus de 40% dans certains cas) et des institutions politiques dysfonctionnelles.

Le cas du Kosovo est particulièrement révélateur. Indépendant depuis 2008, le pays peine à se développer en raison de son isolement diplomatique (la Serbie et cinq États membres de l'UE ne le reconnaissent pas). Résultat : les investissements étrangers se font rares, et l'économie repose en grande partie sur les envois de fonds de la diaspora – qui représentent près de 15% du PIB. Autant dire que le pays est dans une situation de dépendance chronique.

Pourquoi certains pays pauvres parviennent-ils à s'en sortir ?

Si la Moldavie et ses voisins peinent à décoller, d'autres pays européens, autrefois tout aussi pauvres, ont réussi à se hisser dans le peloton de tête. Comment ont-ils fait ? Et surtout, quels enseignements en tirer pour les pays qui stagnent ?

Le cas estonien : quand la révolution numérique change la donne

Dans les années 1990, l'Estonie était l'un des pays les plus pauvres d'Europe, avec un PIB par habitant inférieur à celui de la Moldavie. Aujourd'hui, c'est l'un des plus dynamiques, avec un PIB de 28 000 dollars et une économie tournée vers les nouvelles technologies. Comment ce petit pays balte a-t-il réussi ce tour de force ?

La réponse tient en deux mots : réformes radicales. Dès son indépendance en 1991, l'Estonie a mis en place une politique de libéralisation économique drastique. Privatisations massives, baisse des impôts, simplification administrative – tout a été fait pour attirer les investisseurs. Et ça a marché. Des entreprises comme Skype (fondée par des Estoniens) ont émergé, attirant à leur suite des géants comme Microsoft ou Google. Aujourd'hui, Tallinn est devenue la "Silicon Valley de l'Europe de l'Est".

Mais le vrai coup de génie estonien, c'est sa révolution numérique. Dès 2000, le pays a mis en place un système de gouvernance électronique (e-governance) qui permet aux citoyens de voter, de payer leurs impôts ou de créer une entreprise en quelques clics. Résultat : la bureaucratie a été réduite à son strict minimum, et les entrepreneurs ont pu se concentrer sur l'essentiel – innover. Preuve que la pauvreté n'est pas une fatalité : avec les bonnes politiques, un pays peut se réinventer en une génération.

Le Portugal, ou comment sortir de la crise par le haut

En 2011, le Portugal était au bord du gouffre. Endetté jusqu'au cou, le pays a dû demander une aide financière à l'UE et au FMI – un sauvetage de 78 milliards d'euros assorti de mesures d'austérité drastiques. Pourtant, dix ans plus tard, le Portugal affiche l'une des croissances les plus fortes d'Europe. Comment a-t-il fait ?

Contrairement à la Grèce, qui a traîné des pieds sur les réformes, le Portugal a joué le jeu. Il a réduit ses dépenses publiques, modernisé son administration, et surtout, il a misé sur deux secteurs clés : le tourisme et les énergies renouvelables. Aujourd'hui, le pays attire près de 25 millions de touristes par an (pour 10 millions d'habitants), et ses parcs éoliens et solaires lui permettent d'exporter de l'électricité. Mieux encore : le chômage, qui culminait à 17% en 2013, est redescendu à 6% en 2023.

Le Portugal prouve qu'une crise peut être un électrochoc. À condition, bien sûr, d'avoir une classe politique capable de prendre les bonnes décisions – et une population prête à serrer les dents pendant quelques années. Ce qui, on en conviendra, n'est pas donné à tout le monde.

Les idées reçues sur la pauvreté en Europe (et pourquoi elles sont fausses)

Quand on parle des pays les plus pauvres d'Europe, les clichés ont la vie dure. Certains pensent que ces pays sont pauvres parce que leurs habitants "ne travaillent pas assez". D'autres estiment que c'est une question de "mentalités". Et beaucoup croient que l'aide internationale est la solution miracle. Sauf que la réalité est bien plus nuancée.

"Ils sont pauvres parce qu'ils ne travaillent pas assez"

Faux. En Moldavie, par exemple, le taux de chômage officiel est de 5% – bien inférieur à celui de la France. Le problème n'est pas le manque de travail, mais la qualité des emplois. Près de 40% des Moldaves occupent des emplois précaires, mal payés, et sans protection sociale. Et dans les campagnes, beaucoup travaillent encore dans des exploitations agricoles familiales, où les revenus sont aléatoires.

En Ukraine, la situation est encore plus paradoxale. Avant la guerre, le pays affichait un taux de chômage de seulement 9%, mais près de 20% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Comment expliquer ce décalage ? Par le fait que beaucoup d'Ukrainiens occupent des emplois informels, non déclarés, et donc non comptabilisés dans les statistiques officielles. Autant dire que le travail ne suffit pas toujours à sortir de la pauvreté.

"C'est une question de mentalités"

Autre idée reçue : les pays pauvres le seraient parce que leurs habitants "manquent de dynamisme" ou "n'ont pas l'esprit d'entreprise". Là encore, c'est une vision simpliste – et souvent teintée de mépris. La vérité, c'est que dans des pays comme la Moldavie ou le Kosovo, les obstacles à l'entrepreneuriat sont bien réels : corruption, bureaucratie, manque d'accès au crédit, et surtout, absence de débouchés.

Prenez le cas d'un jeune Moldave qui voudrait créer une entreprise. Pour obtenir un prêt bancaire, il lui faudrait des garanties qu'il n'a pas. Pour exporter ses produits, il devrait affronter des barrières douanières et des infrastructures défaillantes. Et pour embaucher, il devrait payer des charges sociales élevées, dans un pays où les salaires sont déjà très bas. Dans ces conditions, difficile de se lancer – même avec la meilleure volonté du monde.

"L'aide internationale est la solution"

L'aide internationale peut aider, c'est indéniable. Sans les fonds européens, la Moldavie n'aurait pas pu moderniser ses routes ou réformer son système éducatif. Sans l'aide humanitaire, l'Ukraine ne tiendrait pas face à la Russie. Mais l'aide seule ne suffit pas. Pire : mal utilisée, elle peut même aggraver les problèmes.

Exemple : dans les années 2000, la Moldavie a reçu des millions d'euros de l'UE pour réformer son système judiciaire. Résultat ? Une partie de l'argent a été détournée par des fonctionnaires corrompus, et les réformes ont pris des années de retard. Autre exemple : en Bosnie, l'aide internationale a permis de reconstruire des infrastructures après la guerre des années 1990, mais elle n'a pas résolu les divisions ethniques qui paralysent le pays.

Le problème, c'est que l'aide internationale fonctionne souvent comme un pansement – elle soulage les symptômes, mais ne guérit pas la maladie. Pour sortir de la pauvreté, un pays a besoin de bien plus que de l'argent : il lui faut des institutions solides, une classe politique honnête, et une vision à long terme. Ce qui, on en conviendra, est plus facile à dire qu'à faire.

Questions fréquentes sur la pauvreté en Europe

Pourquoi la Moldavie est-elle plus pauvre que la Roumanie, alors qu'ils ont une histoire similaire ?

La Roumanie et la Moldavie partagent une langue, une culture, et une histoire commune – jusqu'en 1812, date à laquelle la Moldavie a été annexée par l'Empire russe. Pourtant, aujourd'hui, la Roumanie affiche un PIB par habitant trois fois supérieur à celui de la Moldavie. Comment expliquer un tel écart ?

Plusieurs facteurs entrent en jeu. D'abord, la Roumanie a bénéficié d'une transition post-soviétique moins chaotique. Dans les années 1990, le pays a mis en place des réformes économiques plus rapides, et il a rejoint l'UE en 2007 – ce qui lui a ouvert les portes du marché unique. La Moldavie, elle, a traîné des pieds sur les réformes, et elle n'a obtenu le statut de candidat à l'UE qu'en 2022.

Ensuite, la Roumanie a su diversifier son économie. Elle a développé son secteur industriel (notamment l'automobile, avec des usines Dacia) et son secteur technologique (Bucarest est devenue un hub pour les start-up). La Moldavie, elle, est restée dépendante de l'agriculture et des envois de fonds de sa diaspora. Enfin, la Roumanie a bénéficié d'investissements étrangers massifs, tandis que la Moldavie a été freinée par la corruption et l'instabilité politique.

Bref, deux destins qui illustrent une vérité simple : en économie, les petites différences initiales peuvent se transformer en écarts abyssaux avec le temps.

La guerre en Ukraine va-t-elle aggraver la pauvreté en Europe ?

La guerre en Ukraine a déjà eu des conséquences économiques majeures en Europe. Inflation, pénuries d'énergie, hausse des prix des denrées alimentaires – les effets se font sentir partout, y compris dans les pays les plus riches. Mais pour les pays les plus pauvres, comme la Moldavie ou les Balkans, l'impact est encore plus brutal.

Prenez la Moldavie. Le pays importait 100% de son gaz de Russie avant la guerre. Quand Moscou a coupé les livraisons en 2022, les prix ont explosé, et l'inflation a frôlé les 30%. Résultat : le pouvoir d'achat des Moldaves a fondu, et la pauvreté a progressé. Même chose en Ukraine, où la guerre a détruit des infrastructures essentielles et forcé des millions de personnes à fuir.

À plus long terme, la guerre pourrait aussi freiner les investissements en Europe de l'Est. Les entreprises hésitent à s'implanter dans des régions instables, et les touristes évitent les zones à risque. Pour les pays pauvres, qui dépendent souvent des investissements étrangers et du tourisme, c'est une mauvaise nouvelle. Autant dire que la guerre en Ukraine n'est pas près de sortir de l'actualité économique.

Quels sont les pays européens qui risquent de devenir pauvres dans les prochaines années ?

Si la Moldavie et l'Ukraine dominent aujourd'hui le classement des pays les plus pauvres d'Europe, d'autres pourraient les rejoindre dans les années à venir. Plusieurs candidats se détachent.

D'abord, la Biélorussie. Avec son économie dépendante de la Russie et son isolement diplomatique, le pays est en train de s'enfoncer dans une crise durable. Si les sanctions occidentales se durcissent, la situation pourrait devenir catastrophique.

Ensuite, la Serbie. Le pays a connu une croissance économique solide ces dernières années, mais il reste très dépendant des investissements étrangers – notamment chinois. Si ces investissements se tarissent, la Serbie pourrait connaître un ralentissement brutal.

Enfin, certains pays des Balkans, comme la Bosnie-Herzégovine ou le Monténégro, risquent de rester à la traîne. Leurs économies sont fragiles, leurs institutions politiques dysfonctionnelles, et leur intégration à l'UE semble de plus en plus lointaine. Sans réformes profondes, ces pays pourraient bien devenir les prochains "laissés-pour-compte" de l'Europe.

Comment aider les pays pauvres d'Europe sans tomber dans l'assistanat ?

L'aide internationale est nécessaire, mais elle doit être intelligente. Voici quelques pistes pour éviter les pièges de l'assistanat et favoriser un développement durable.

D'abord, privilégier les investissements plutôt que les dons. Plutôt que de donner de l'argent, mieux vaut financer des projets concrets : routes, écoles, hôpitaux, ou encore des incubateurs pour start-up. L'idée, c'est de créer des emplois et de stimuler l'économie locale.

Ensuite, conditionner l'aide à des réformes. L'UE l'a bien compris : pour recevoir des fonds, les pays candidats doivent respecter des critères stricts (lutte contre la corruption, réformes judiciaires, etc.). C'est contraignant, mais c'est le seul moyen d'éviter que l'argent ne soit détourné.

Enfin, encourager les échanges économiques. Plutôt que de voir les pays pauvres comme des bénéficiaires passifs, mieux vaut les considérer comme des partenaires. Faciliter les visas pour les entrepreneurs, encourager les échanges universitaires, ou encore développer des partenariats entre entreprises – autant de moyens de créer des liens durables.

Le but, au final, n'est pas de "sauver" ces pays, mais de leur donner les moyens de se sauver eux-mêmes. Ce qui, on en conviendra, est bien plus efficace qu'un chèque en blanc.

Verdict : la pauvreté en Europe n'est pas une fatalité, mais elle ne disparaîtra pas par magie

La Moldavie est aujourd'hui le pays le plus pauvre d'Europe, et elle le restera probablement encore quelques années. Mais son cas montre une chose : la pauvreté n'est pas une malédiction. C'est le résultat de choix politiques, d'héritages historiques, et parfois, d'un manque de chance. Et si certains pays parviennent à s'en sortir – comme l'Estonie ou le Portugal –, c'est parce qu'ils ont su transformer leurs faiblesses en forces.

Le vrai défi, pour les pays pauvres d'Europe, n'est pas tant de recevoir de l'aide que de l'utiliser à bon escient. De réformer leurs institutions. De lutter contre la corruption. Et surtout, de créer un environnement où les entrepreneurs, les innovateurs et les citoyens ordinaires ont envie d'investir leur temps et leur énergie. Car au final, c'est ça, la clé du développement : pas l'argent, mais les gens.

Alors oui, la Moldavie est pauvre. Mais elle a aussi des atouts. Des vignobles réputés, une diaspora dynamique, et une jeunesse de plus en plus éduquée. Le jour où ces atouts seront pleinement exploités, le pays pourrait bien surprendre tout le monde. En attendant, une chose est sûre : la pauvreté en Europe n'est pas une question de géographie, mais de volonté. Et ça, c'est une bonne nouvelle.

💡 Points clés à retenir

  • Quelle le pays le plus pauvre en Europe ? - Écouter ce texteMettre en pauseLa Roumanie et la Grèce font non seulement partie des pays où les revenus et les seuils de pauvreté sont les plus b
  • Quel est le pays le plus pauvre en Europe ? - La Moldavie, officiellement appelée République de Moldavie, est le pays le plus pauvre d'Europe avec un PIB par habitant de seulement 3 164 euros.
  • Qui est le plus pauvre en Europe ? - Les moins riches de l'Union selon l'indicateur du PIB par habitant en SPA sont les Bulgares avec 20 700 SPA en 2022, les Slovaques (23 600 SPA), les G
  • Quel est le pays le pauvre en Europe ? - Écouter ce texteMettre en pauseLa Roumanie et la Grèce font non seulement partie des pays où les revenus et les seuils de pauvreté sont les plus b
  • Qui est le pays le plus pauvre ? - Le pays le plus pauvre du monde est actuellement le Burundi , avec un revenu annuel corrigé du pouvoir d'achat de seulement 842 $.

❓ Questions fréquemment posées

1. Quelle le pays le plus pauvre en Europe ?

Écouter ce texteMettre en pauseLa Roumanie et la Grèce font non seulement partie des pays où les revenus et les seuils de pauvreté sont les plus bas d'Europe, mais ce sont aussi les pays où la part de la population pauvre, c'est-à-dire la plus éloignée du niveau de vie standard du pays, est la plus importante.

2. Quel est le pays le plus pauvre en Europe ?

La Moldavie, officiellement appelée République de Moldavie, est le pays le plus pauvre d'Europe avec un PIB par habitant de seulement 3 164 euros. La Moldavie partage sa frontière avec la Roumanie et l'Ukraine.2 juil. 2022

3. Qui est le plus pauvre en Europe ?

Les moins riches de l'Union selon l'indicateur du PIB par habitant en SPA sont les Bulgares avec 20 700 SPA en 2022, les Slovaques (23 600 SPA), les Grecs (23 900 SPA) et les Croates (25 800 SPA).

4. Quel est le pays le pauvre en Europe ?

Écouter ce texteMettre en pauseLa Roumanie et la Grèce font non seulement partie des pays où les revenus et les seuils de pauvreté sont les plus bas d'Europe, mais ce sont aussi les pays où la part de la population pauvre, c'est-à-dire la plus éloignée du niveau de vie standard du pays, est la plus importante.

5. Qui est le pays le plus pauvre ?

Le pays le plus pauvre du monde est actuellement le Burundi , avec un revenu annuel corrigé du pouvoir d'achat de seulement 842 $.

6. Qui est le pays le plus grand en Europe ?

La France Superficie et population L'Union européenne couvre plus de 4 millions de km² et compte 448,4 millions d'habitants. La France est le plus vaste pays de l'UE, et Malte le plus petit.

7. Quel est le pays qui pollue le plus en Europe ?

La France se positionne quant à elle à la 21e position avec 306 millions de tonnes de CO2. Au sein de l'Union européenne, l'Allemagne reste le pays le plus pollueur, avec près de 675 millions de tonnes de CO2, de quoi occuper le 7e rang mondial.1 févr. 2023

8. Quel est le pays qui exporte le plus en Europe ?

La Chine représentait la plus grande part des importations européennes en 2022, tandis que les Etats-Unis étaient le premier destinataire des exportations de biens de l'UE. Sur ce dernier indicateur, suivent le Royaume-Uni, la Chine, la Suisse, la Turquie, le Japon puis la Norvège.

9. Quel est le pays qui paye le plus en Europe ?

Écouter ce texteMettre en pauseSur la première marche du podium, le média spécialisé place la Suisse. En effet, c'est le territoire européen où le salaire médian est le plus élevé. En moyenne, un salarié célibataire et sans enfant peut estimer toucher pas moins de 5.779 euros net par mois.20 août 2023

10. Quel est le pays qui gaspille le plus en Europe ?

Qui gaspille le plus ? D'un pays à l'autre de l'UE, on relève des écarts très importants. Ainsi, un Belge jette en moyenne 250 kg de déchets alimentaires par an. Avec 221 kg par habitant, les Danois figurent également parmi les plus gros gaspilleurs de nourriture.29 sept. 2023

11. Quel est le pays le plus pauvre en France ?

tableau Taux de pauvreté dans l'Union européenne en 2018
PaysTaux de pauvreté
France113,6
Chypre14,7
Allemagne14,8
Belgique14,8
26 autres lignes•10 nov. 2021

12. Quel est le pays le plus pauvre en Guinée ?

Malabo (Guinée équatoriale).26 nov. 2022

13. Quel est le pays le plus pauvre en eau ?

Les pays ayant les accès à l'eau potable les plus faibles sont l'Érythrée, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'Ouganda, l'Éthiopie, et la Somalie.5 mars 2019

14. Quel est le pays le plus pauvre en Afrique ?

Au Niger, où environ 10 millions de personnes (41 % de la population totale) vivent dans l'extrême pauvreté, l'aide étrangère représente 40 % du budget de l'État.4 août 2023

15. Quel est le pays qui est plus riche en Europe ?

Le Luxembourg, l'un des plus petits pays de la planète, tant en termes de superficie que de population, est le pays le plus riche de la planète selon ce classement particulier.21 janv. 2023

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