Quand j’ai voulu me lancer… et que j’ai tout mélangé
J’ai commencé par JavaScript. Pourquoi ? Parce que j’avais fait un petit site pour mon cousin, tu vois, un truc tout moche avec des photos de son chat et un formulaire en pop-up. Et je me suis dit : « Si j’apprends JavaScript, je pourrai faire des trucs qui bougent, qui clignotent, qui… enfin, qui vivent ! » Sauf que du coup, j’ai galéré sur le back-end. J’avais pas compris que savoir faire un bouton qui change de couleur, c’est bien mignon, mais ça paie pas le loyer.
Je me suis retrouvé à postuler un peu partout, et là, paf, dans 80 % des offres, ils demandaient… Python. Pas JS. Python. Avec des mots comme « data », « IA », « automatisation ». Je me suis dit : « Mais j’y connais rien en IA, moi, j’ai juste envie de coder des sites ! » Sauf que bon, j’ai fini par me rendre à l’évidence : le marché bouge, et il bouge vers autre chose.
Python, ce petit malin qui a tout gagné
Franchement, qui aurait parié sur Python il y a dix ans ? Un langage lent, pas sexy, avec une syntaxe simple presque trop simple. Mais là, il est partout. Partout. En data science, en machine learning, en automatisation, dans les startups, dans la finance, même dans les labos de recherche. J’ai un pote, Julien, qui bosse à Grenoble dans un centre de recherche sur l’énergie. Il m’a dit : « Ici, tout le monde parle Python. Même les physiciens qui détestaient coder, ils ont appris pour traiter leurs données. »
Et c’est vrai que c’est facile d’entrer dedans. Tu écris print("Hello") et ça marche. Pas de public static void main à se taper comme en Java. Tu peux faire un script en 5 minutes pour trier des fichiers, faire un petit bot, ou scraper un site. Du coup, les boîtes l’adorent : rapide à déployer, facile à maintenir, et une communauté énorme.
Mais JavaScript, il est pas mort, hein
Attends, je veux pas dire que JS c’est nul. Loin de là. Si tu veux faire du web, tu n’as vraiment pas le choix. React, Vue, Angular… tout tourne autour de JavaScript. J’ai fait un stage chez une boîte à Lyon, une agence web, et là-bas, c’était le roi. Ils faisaient des interfaces de malade, des animations ultra fluides, du full JS. Et devine quoi ? Ils payaient bien.
Le truc, c’est que JS, c’est un peu comme le français : tout le monde le parle, mais personne ne le maîtrise vraiment. Tu croises des développeurs qui font du JS depuis 10 ans et qui galèrent sur async/await. C’est chiant, c’est pas toujours logique, mais… il est là. Et il va pas partir. Node.js a changé la donne : maintenant tu peux faire du back-end avec JS. Du coup, t’es full-stack sans changer de langage. Pratique.
Et Java, alors ? Il est encore vivant ?
Oh que oui. Surtout dans les gros groupes. J’ai postulé chez un assureur à Paris, genre une boîte avec des costumes, des open spaces à perte de vue, et là, tout est en Java. Microservices, Spring Boot, Kafka… un monde à part. C’est lourd, c’est verbeux, mais c’est stable. Fiable. Et dans les entreprises où un bug peut coûter des millions, la fiabilité, ça compte.
Après, faut être honnête : c’est moins sexy. Tu vas pas impressionner tes potes en disant que t’as fait une API REST avec Spring. Mais tu seras payé. Et tu auras du boulot. Les boîtes comme Orange, La Poste, les banques… elles recrutent encore massivement en Java. Donc si t’aimes la sécurité, le long terme, et que t’as pas peur des 200 lignes pour démarrer un serveur, Java, c’est pas une mauvaise option.
Les autres, ils comptent ou pas ?
Bon, y a aussi Go, Rust, TypeScript… Tu vois, les nouveaux venus. Go, par exemple, chez les boîtes qui font du cloud ou des outils système. Docker, Kubernetes, c’est en Go. C’est rapide, simple, fait pour la concurrence. Mais y a moins d’offres. Rust, c’est pour les puristes. Sécurité mémoire, performance, mais c’est dur. Très dur. Moi j’ai essayé, j’ai abandonné au bout de trois jours. Trop de règles.
Et TypeScript ? Ah, ça, c’est marrant. C’est du JavaScript… mais avec des types. Donc tu codes en JS, mais tu te prends moins la tête plus tard. Beaucoup de boîtes l’adoptent maintenant. Du coup, si tu apprends JS, autant apprendre TS direct. C’est devenu un standard dans pas mal de startups.
Et toi, tu devrais choisir quoi ?
La vérité, c’est que ça dépend de ce que tu veux faire. T’as pas un langage à apprendre, t’as un chemin. Si tu veux faire du web, commence par JavaScript (ou TypeScript). Si t’aimes les maths, les stats, l’IA, fonce sur Python. Si tu veux bosser dans une grande entreprise, Java ou C# peut être un bon plan.
Moi, aujourd’hui, je touche un peu à tout. Je fais du Python pour automatiser mes trucs perso, du JS pour mes petits projets web, et j’ai même révisé du Java parce que… bon, on sait jamais. Mais si je devais recommencer, je commencerais par Python. Pourquoi ? Parce que c’est le plus polyvalent. Tu peux faire de la data, du web, des scripts, de l’IA, des jeux… et surtout, tu apprends à penser comme un dev, sans te casser la tête sur la syntaxe.
Après, tu sais quoi ? Le langage, c’est pas tout. C’est 20 % du boulot. Le reste, c’est comprendre les problèmes, savoir chercher, apprendre vite, bosser en équipe. J’ai vu des devs super forts en C++ qui arrivaient pas à livrer à temps. Et des juniors avec trois mois de Python qui déchiraient parce qu’ils étaient curieux, proactifs, bons en com.
Alors, le plus demandé ?
Statistiques à l’appui, en 2024, c’est encore Python. Suivi de près par JavaScript et Java. Mais « demandé » ne veut pas dire « mieux ». Ça veut dire « beaucoup d’offres ». Et parfois, y a plein d’offres pour des trucs chiants, mal payés, ou en fin de vie.
Donc, ouais, Python c’est le plus demandé. Mais le plus important, c’est ce que toi, tu aimes. Parce que si tu détestes coder, même le langage le plus tendance du monde va te paraître insupportable.
Enfin bref. Fais un tour sur LinkedIn, regarde les offres près de chez toi, vois ce qu’ils demandent. Moi, j’habite à Toulouse, et là-bas, c’est un mix Python + JS. À Paris, plus de Java, plus d’entreprises. À Lyon, beaucoup de web, donc JS/TS. Le marché, il est local aussi.
Et toi, tu en es où ? Tu as déjà un langage en tête ? Ou tu galères comme j’ai galéré ? Parce que si tu veux, on peut en parler. Je suis passé par là, je te jure, personne n’a compris tout de suite.
