On commence par arrêter de se punir
Franchement, je me suis fait mal pendant des années. J’ai testé le régime soupe, le jeûne intermittent, les shakes protéinés… Jusqu’au jour où j’ai compris : plus je me privais, plus je craquais. Et là, c’était chocolat + nutella + pain en pleine nuit – bonjour la culpabilité.
Alors j’ai changé d’angle. Plus de guerre. Je me suis dit : et si je mangeais juste… normalement ? Du pain ? Oui. Du fromage ? Oui. Mais en vrai, pas en cachette. Parce que quand t’as l’impression de vivre dans un camp de restriction, ton corps te le rend. Il stocke. Il ralentit. Il te regarde de travers.
Le truc qui a tout changé : manger avec ses yeux
Un jour, ma copine Léa m’a dit : “Tu sais, tu pourrais essayer de manger assise, sans portable.” J’ai rigolé. Mais j’ai essayé. Et enfin, j’ai goûté mon repas. Vraiment goûté. Le goût du riz pilaf, la texture du poulet, le gras du fromage…
Du coup, je me suis mise à manger lentement. À faire attention. Et bizarrement, je me suis mise à manger moins. Pas parce que je voulais, mais parce que mon cerveau comprenait quand j’étais rassasiée. Avant, je mangeais devant Netflix, en mode zombie. Maintenant ? Je mange. Un point c’est tout.
Mouvement, pas torture
Alors non, je ne cours pas 10 km par jour. Je déteste ça. Mais j’ai trouvé mon truc : la danse. Dans mon salon, avec les kids de ma sœur. Ou des séances de marche rapide le soir, quand il fait beau. 30 minutes, musique à fond, je parle à personne, je pense à rien.
Le sport, ce n’est pas pour “brûler” des calories. C’est pour se sentir vivante. Moi, quand je danse, je rigole. Et je transpire. Et c’est bon. Pas de pression, pas de chrono. Juste du mouvement.
Et le mental, dans tout ça ?
Un jour, je me suis regardée dans le miroir et j’ai dit : “T’es moche.” Je l’ai dit à voix haute. Et ma nièce de 8 ans, derrière moi, a répondu : “Mais non tata, t’es belle.” J’ai fondu en larmes.
On oublie que perdre du poids, ce n’est pas juste physique. C’est apprendre à ne plus se haïr. À accepter qu’on a des rondeurs, des poignées, un double menton. Et que c’est pas grave. Que le corps change. Que la taille 38 d’il y a dix ans, elle peut revenir… ou pas. Et c’est OK.
Alors j’ai commencé à noter trois trucs chaque jour que j’aimais sur moi. Même petits. “J’ai de beaux yeux.” “J’ai ri fort aujourd’hui.” “J’ai fait un bon repas.”
Les fausses bonnes idées
Les boissons light ? J’ai arrêté. Je crois qu’elles m’ont donné envie de sucre. Les barres protéinées ? Trop chimiques. Et puis, j’aime la vraie nourriture. Le pain frais. Le poulet rôti. Le fromage de chèvre avec du miel.
Et les compléments ? Nan. J’ai essayé une “brûle-graisse”. Résultat ? Insomnie, angoisse, et zéro perte. Enfin bref, du vent.
Mon quotidien, maintenant
Je mange à heures fixes. Pas de grignotage devant l’ordi. Je me sers une assiette équilibrée : moitié légumes, quart de protéines, quart de féculents. Parfois, je mange un peu plus. Parfois, un peu moins. Et c’est bon.
Je dors. Beaucoup. Parce que quand je dors pas, j’ai faim. Beaucoup. Et pas envie de légumes.
Et je me pèse… une fois par mois. Max. Parce que le poids, c’est une donnée. Pas mon identité.
Et toi ?
Si tu lis ça, c’est peut-être que tu galères aussi. Alors écoute : t’es pas seule. Moi j’ai pleuré, j’ai jeté mon jean trop petit à la poubelle, j’ai revendu mes leggings taille S sur Leboncoin. Et puis un jour, j’ai arrêt在玩家中. J’ai juste… vécu.
Le poids a suivi. Pas vite. Pas parfaitement. Mais il a suivi.
Alors si tu veux perdre du poids ? Commence par te parler comme tu parlerais à une amie que tu aimes. Avec douceur. Avec patience. Parce que franchement, on en a marre d’être en guerre contre soi, non ?
