Le paracétamol, la base, mais pas magique
On va pas se mentir, le paracétamol, c’est le bon vieux copain qu’on appelle en premier. Pas d’effet secondaire trop violent quand on en prend raisonnablement, pas de risque pour l’estomac comme d’autres. Mais voilà, un jour — c’était l’été dernier, dans mon appart’ de Montmartre — j’ai chopé une tendinite au poignet en traînant mon sac de courses tous les jours. Je gobais mes 4 g de paracétamol par jour, et rien. Zéro. Nada. J’avais toujours mal. Du coup, j’ai appelé ma sœur, infirmière à Rungis, et elle m’a dit : « Franchement, avec une inflammation, tu perds ton temps. »
Et là, les AINS entrent en scène
Les AINS, c’est les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Tu connais : l’ibuprofène, le kétoprofène, le niflumique… Moi, j’ai essayé l’ibuprofène, et là, enfin, un truc qui fait effet. En deux jours, le poignet dégonflait, je pouvais à nouveau ouvrir un pot de confiture sans gueuler. Sauf que — et c’est important — ça peut foutre en l’air ton estomac. Mon père, il en a pris pendant trois semaines pour un mal de dos, et paf, ulcère. Donc bon, attention. Faut pas déconner.
C’est là que je me suis dit : mais ça dépend de quoi ?
Parce que en fait, il n’y a pas UN meilleur médicament. Il y a LE bon médicament pour TON type de douleur. Un mal de dos mécanique après avoir porté un matelas ? Peut-être que le diclofénac, en gel, ça suffit. Une migraine avec halo lumineux et envie de mourir ? Là, peut-être que t’as besoin d’un truc plus ciblé, comme l’acide acétylsalicylique (l’aspirine, quoi). Une douleur nerveuse, genre sciatique ? Là, on change complètement de catégorie : parfois, les antidépresseurs ou les antiépileptiques marchent mieux que tout le reste.
Et les alternatives ?
J’ai un pote, Julien, il vit à Lyon, il jure que l’arnica en granules, c’est miraculeux. Moi, j’ai testé… j’sais pas. Peut-être l’effet placebo. Mais bon, franchement, après une chute de vélo — j’étais tout bleu, genre aubergine — j’ai mis du Voltaren en crème, et là, ouais, j’ai senti une vraie différence. Donc je dis pas non à la phyto, mais je reste un peu sceptique sur certains trucs.
Et la codéine, alors ?
J’ai eu une dent de sagesse qui a mal poussé. L’hôpital m’a donné du paracétamol + codéine. Là, je te mentirais si je te disais que ça n’a pas marché. En 30 minutes, j’étais détendu comme un chat au soleil. Mais bon… c’est une molécule puissante. Ça peut rendre dépendant, ça fait planer un peu, et franchement, c’est pas à prendre à la légère. Donc non, ce n’est pas LE meilleur médicament pour une simple entorse.
Et si on parlait de la douleur chronique ?
Parce que là, c’est un autre monde. Ma voisine, Sophie, elle a de l’arthrose sévère. Elle me dit : « Le paracétamol, c’est pour les douleurs légères. Moi, j’ai besoin de trucs sur ordonnance, parfois des patchs de fentanyl. » Et elle a raison. La douleur chronique, elle se traite différemment. Elle demande un suivi, une prise en charge globale. Parfois, même, les médicaments ne suffisent pas. Kiné, psychologie, méditation… tout y passe.
Alors, lequel choisir ?
Franchement, je pense qu’il faut arrêter de chercher le « meilleur » médicament comme si c’était une baguette magique. C’est un peu comme chercher la meilleure paire de chaussures : ça dépend de la marche, du terrain, de la forme de ton pied. Si t’as une douleur aiguë, inflammatoire, genre entorse ou tendinite, un AINS, c’est souvent plus efficace. Si c’est une douleur modérée sans inflammation, le paracétamol peut suffire. Mais surtout… surtout… demande à un médecin. Ou à un pharmacien. Moi, j’ai voulu jouer au malin une fois, j’ai mélangé ibuprofène et aspirine… résultat : crise d’acidose, passage aux urgences. Pas fier.
Enfin bref
Le « meilleur » médicament, il n’existe pas. Ce qui existe, c’est le bon choix au bon moment. Et parfois, le meilleur remède, c’est du repos, une compresse chaude, ou juste dormir. Parce que tu sais, j’ai remarqué que quand je suis crevé, même un mal de tête léger devient insupportable. Alors bon, écoute ton corps, hein. Et si t’as un doute, vaut mieux taper à la porte d’un pro plutôt que de s’automédiquer comme un cow-boy.
Et toi, t’utilises quoi, quand t’as mal ? Parce que j’aimerais bien savoir… j’ai encore mal au poignet quand il pleut. Enfin bref.
