Or, à vouloir tout caser dans des cases bien étanches, on passe à côté de l'essentiel : un comportement, c'est d'abord un signal de détresse brut. (Est-ce qu'on prend vraiment le temps d'écouter ce que ce vacarme essaie de dire ?) Sauf que le système préfère éliminer la gêne que de soigner la cause. Résultat : on médicamente ou on exclut, au lieu de chercher là où ça coince.
À ceci près que — et c'est là que je m'inscris en faux contre le catéchisme ambiant — un gamin étiqueté "perturbateur" cache parfois une intelligence hors norme qui s'ennuie à mourir ou une anxiété terrifiante qu'il camoufle sous les cris. Bref, si vous cherchez une évaluation comportementale infaillible, vous rentrez bredouille, et honnêtement, c'est flou.
Là où ça coince, c'est que tout le monde veut un coupable ou une case bien propre — un TDAH par-ci, une opposition systématique par-là — alors que la réalité clinique ressemble plutôt à un plat de spaghettis indigeste. Résultat : on fonce droit dans le mur si on manque de méthode.
